L’œuvre de la documentariste autrichienne Ruth Beckermann du 19 au 29 avril 2018 au Kino Arsenal Berlin

Depuis le début des années huitante, Ruth Beckermann documente avec sa caméra le présent en résonance avec des racines qui sont profondément ancrées dans le passé. Cela donne une œuvre au caractère à la fois très personnel mais parfaitement en phase avec le monde et son état, très politique et qui se frotte aux sujets qui continuent à gangréner les sociétés d’après-guerre. Une fois encore, Arsenal – l’Institut allemand du film et de l’art de la vidéo – offre une belle et intelligente rétrospective au public, en cela aidé par le fait que quatre des 11 films de la cinéaste ont été sélectionnés et présentés dans la section de la Berlinale dont s’occupe l’institut, la section Forum.
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Werkschau Ruth Beckermann im Kino Arsenal Berlin 19.04.2018–29.04.2018

Das Arsenal präsentiert in einer Werkschau die elf langen Dokumentarfilme von Ruth Beckermann aus den Jahren 1983 bis 2018.
Ruth Beckermann macht seit 40 Jahren Dokumentarfilme. Ihr Name steht für ein politisches Kino, das sich auf Grundlage genauer Beobachtungen mit Österreich, dem Judentum, Fragen nach individueller Herkunft und kollektiver Identität sowie deren Brüchen und Ambivalenzen auseinandersetzt. Die Nazi-Zeit, Antisemitismus, Fremdenhass und Migration sind Themen in all ihren Arbeiten.
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68e Berlinale: un palmarès iconoclaste

Étrange Berlinale 2018: beaucoup de bons films mais pas de chefs-d’oeuvres, par contre des choix inexplicables dans la sélection avec des films qui sont presque une atteinte à l’intégrité intellectuelle et sensorielle des spectateurs – on pense ici principalement à Eva de Benoît Jacquot, Mein Bruder heisst Robert und er ist ein Idiot de Philip Gröning et Damsel de David & Nathan Zellner. On pourrait inclure également dans cette face sombre de la sélection Touch Me Not de Adina Pintilie qui certes n’a absolument rien à faire dans cette section mais aurait été parfait dans celle de Forum, mais au moins ce film part d’une démarche artistique, ce que les 3 autres cités semblent cruellement manquer. Seules explications trouvées pour la présence de Eva et Damsel, c’est le besoin de couvrir le tapis rouge de quelques stars brillant de tous leurs feux précédents et bien poli(cé)es, à savoir Isabelle Huppert et Robert Pattinson.
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Berlinale 2018 – Forum : Waldheims Walzer (La valse de Waldheim)

Le documentaire de Ruth Beckermann, loin de nous faire rentrer dans l’univers policé du Concert du nouvel de Vienne ou du Bal des débutants de la même ville, nous plonge dans la période, à bien des égards hypocrite, période de l’après-guerre. Mais loin de nous parler que du passé, Waldheims Walzer fait écho à notre temps et nous laisse avec un sentiment aigre à la fin du générique. Cette valse, qui est autant à double face qu’à trois temps, se reflète dans la vie politique de ce monde, allant des extrêmes-droites de la Mitteleuropa au « fakisme » de Trump, tous bruts populaciers.
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