Parkour(s), le dernier film de Fatma Zohra Zamoum nous embarque avec énergie dans une histoire où l’inertie est la force motrice – Bluffant !

C’est un petit miracle de volontarisme qui fait que ce film existe enfin ; à cet égard, le titre qui renvoie à l’histoire narrée reflète également la genèse du film. L’idée originale, Fatma Zohra Zamoum l’a eue en 2015 mais n’a pu commencer le tournage qu’en 2018 !
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Il est 6 heures du matin, la petite ville s’éveille pendant qu’un parkouriste (free runner) s’entraine. Salima, 40 ans, une aide cuisinière, fille mère de Nedjma, se réveille tard. Et comme il n’y a pas de transport car la route est bloquée, elle arrive en retard à la cuisine de la salle de mariage où elle travaille. Sonia, 55 ans, une chanteuse, mariée à un homme plus jeune qu’elle, se prépare à aller chanter à un mariage. Kamila, 27 ans, la mariée, passe des heures à regarder ses souvenirs d’enfance et à faire des choses sans relation avec son mariage. Elle est comme absente à ce qui se prépare. Dans la salle de mariage les préparatifs vont bon train quand Youcef, 27 ans, vendeur à la sauvette d’accessoires de téléphone à la station de bus et passionné de parkour, ami d’enfance de Kamila, arrive. Il vient offrir son aide à la famille de la mariée pour ce jour spécial. Le futur marié, Khaled, 30 ans, un riche commerçant et vendeur de meubles a prévu, quant à lui, de passer son après midi au hammam avec ses amis. Toutes ces personnes qui se retrouvent à la fête traditionnelle et organisée dans un milieu conservateur, amènent avec elles et malgré elles, leurs problèmes et leur mal-vie.
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