Sous la peau, de Robin Harsch, suit la transformation de trois adolescents et sonde les questions de genres

Le documentaire Sous la peau, de Robin Harsch, commence avec la voix off du cinéaste qui filme ses deux fils, en bas âge, et se questionne :

« Si mon fils un jour m’avouait qu’il aimerait changer de sexe, je pense que le sol s’effondrerait sous mes pieds. Ce qui me sauverait peut-être serait de le comprendre un peu. Mais comment ? Pendant deux ans, j’ai suivi trois  jeunes Trans* avancer sur ce champ de bataille où s’affrontent questions de genre, et surtout, d’identité. »
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La Bonne épouse sur les écrans romands

Tenir son foyer et se plier au devoir conjugal sans moufter : c’est ce qu’enseigne avec ardeur Paulette Van Der Beck (Juliette Binoche) dans son école ménagère à Forbach en Alsace. Ses certitudes vacillent quand elle se retrouve veuve et ruinée, découvrant que feu son mari, Robert Van Der Beck (François Berléand) a contracté quatre crédits pour des courses à chevaux et a collectionné des images de magazines pornographiques. Est-ce le retour de son premier amour (Edouard Baer) ou le vent de liberté de mai 68 qui l’anime soudain ? Et si la bonne épouse devenait une femme libre ? Tel est le sujet, traité avec beaucoup d’humour et de facétie, du dernier film de Martin Provost.
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Urgent call for the freedom of filmmaker Mohammad Rasoulof facing incarceration in Iran

j:mag endorses this call.
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Berlin, March 9, 2020

The European Film Academy, The Cannes Film Festival, the Deutsche Filmakademie, the Filmförderung Hamburg Schleswig-Holstein, the Filmfest Hamburg, the IDFA – International Documentary Film Festival Amsterdam, the International Film Festival Rotterdam (IFFR), the Netherlands Film Fund and the Accademia del cinema italiano-Premi David di Donatello wish to express their deepest concern about the imminent incarceration of the Iranian film director Mohammad Rasoulof.
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Die Berlinale protestiert gegen die Haftanordnung gegen Goldener Bär-Gewinner Mohammad Rasoulof

Die Internationalen Filmfestspiele Berlin haben mit Bestürzung von der Haftanordnung der iranischen Behörden gegen den renommierten Regisseur Mohammad Rasoulof erfahren. Rasoulofs Film There is no Evil wurde am 29. Februar mit dem Goldenen Bären als Bester Film der Berlinale 2020 ausgezeichnet.
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Le Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) de Genève annonce sa programmation 2.0. du 6 au 15 mars 2020

Comme nombre de manifestations dans le monde en ce début mars, le FIFDH de Genève a dû être annulé en raison de l’épidémie Covid-19. L’équipe du festival s’est mobilisée pour trouver une alternative en quelques jours afin de porter la voix des défenseuses et défenseurs des droits humains à un large public. La 18e édition aura donc lieu dans une programmation 2.0. du 6 au 15 mars. Le programme actualisé comprend 27 débats et entretiens avec des intervenant·es de premier plan, transmis en direct sur internet.
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Monos, d’Alejandro Landes, dépeint une plongée anxiogène au cœur du conflit armé en Colombie

Quelque part en Amérique latine, isolé au sommet d’une montagne, un groupe de commandos d’adolescents rebelles aux noms de guerre fantaisistes, tels que Rambo, Schtroumpf, Bigfoot, Wolf et Boom-Boom, se livrent à des exercices d’entraînement militaire. Ils ont pour mission, ordonnée par une force obscure, « l’Organisation », de veiller sur une prisonnière , l’ingénieur américaine Sara Watson (Julianne Nicholson), que ces geôliers appellent « la Doctora », et sur une vache laitière, Shakira, en prêt aux guérilleros en reconnaissance de leur action. Mais le groupe doit s’enfuir dans la jungle, poursuivi par une troupe de gens armés. Leur lien se brise et la mission commence à péricliter.
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Fiancées, de Julia Bünter, brosse un portrait bigarré et intime des jeunes femmes égyptiennes à la veille de leur mariage

Présenté aux Visions du Réel 2019, le film de Julia Bünter sort sur les écrans romands le 4 mars 2019.

Le film de Julia Bünter propose une immersion au coeur de la société égyptienne, dans l’antre de l’intimité des jeunes filles alors qu’elles se préparent à franchir le pas et se marier, un rite initiatique crucial dans un pays qui revient de manière de plus en plus marquée vers la tradition et l’hégémonie masculine.
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Opéra Semper de Dresde – Les Maîtres-chanteurs de Nuremberg (Die Meistersinger von Nürnberg) : Cinq heures et quarante minutes de bonheur

Seul opéra comique de Wagner en même temps qu’une suite, 200 ans plus tard, de son Tannhäuser, Les Maîtres-chanteurs de Nuremberg apparaît, au-delà d’une revanche du compositeur sur l’establishment musical de son époque, comme une réflexion sur l’art. On y retrouve l’éternelle querelle entre les ‘anciens’, partisans du conservatisme et de la ‘règle’, et les modernes ouverts à la créativité.  Selon  l’historien Michael Tanner, il s’agit du ‘conflit entre imagination et forme’ et par-dessus tout de ‘la relation entre l’artiste et son public.’ Un public allemand! Car les Maîtres-chanteurs glorifie d’abord l’Allemagne, son histoire et ses traditions lyriques, dans un nationalisme que le Troisième Reich récupérera tristement à son avantage, et au détriment de l’héritage wagnérien.
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La Factoría Querejeta – Elías Querejeta und das spanische Kino, 1963-1998: 4.-31.3.2020 im Zeughauskino Berlin

Elías Querejeta, einer der einflussreichsten Produzenten des spanischen Films, ist in Deutschland weitgehend unbekannt – anders als einige seiner Filme, die auf internationalen Filmfestivals Premiere feierten und oft ausgezeichnet wurden. Vor allem seine in Zusammenarbeit mit Carlos Saura entstandenen Arbeiten wie La caza und Cría cuervos werden auch in Deutschland als wichtige Werke des modernen spanischen Films geschätzt.
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Berlinale 2020 – Panorama : Schwarze Milch (Black Milk), d’Uisenma Borchu, décrit la discrépance entre Occident et traditions de la steppe

La séquence d’ouverture est magnifique : une jeune femme au type asiatique qui se regarde dans le miroir et s’attache les cheveux. Puis la caméra suit un homme occidental, au visage anguleux, qui se prépare face au miroir de la salle de bain. On entend une mélopée mongole … L’homme arrive brusquement dans le salon d’où provient la musique et éteint sans crier gare le lecteur de musique : « On doit supporter ta musique ! » crie-t-il à l’endroit de la jeune femme. Franz exige de la jeune femme qu’elle lui dise quelle lui appartient. On trouve la jeune femme couchée sur le dos pendant que Franz (Franz Rogowski) se soulage. On comprend avec ces quelques courtes scènes que l^homme est dominateur, autoritaire et la jeune femme malheureuse.
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