Darkroom – Tödliche Tröpfen von Rosa von Praunheim: ein faszinierendes Kinoerlebnis!

Wie selten – und umso erfreulicher – ist es, dass ein überaus produktiver Künstler, der viele Richtungen und Ausdrucksmedien erforscht hat, es nach 50 Jahren Karriere noch immer schafft, zu überraschen und vor allem eine auf den ersten Blick erkennbare Filmsprache zu finden! So ergeht es von Praunheim, einem Veteranen des deutschen Underground-Kinos, Vorreiter und führender Vertreter der Literatur und des militanten Kinos LGBTQ+.
Diese Entwicklung begann mit seinem Film Härte (2015), einem hybriden Doku-Drama über das Leben von Andreas Marquardt, dem deutschen Karate-Weltmeister, der von seiner Mutter sexuell missbraucht und von seinem Vater misshandelt wurde, und dann im Gefängnis gesessen hat, bevor er seinen Weg fand.
In seinem neuen Film Darkroom verfolgt der Regisseur diese Suche nach diskursiver Dekonstruktion in einer klinischen Inszenierung, was die Fakten betrifft, während er die Zuschauer in den inneren Wirren der Protagonisten – ohne sie jedoch an seiner Stelle zu interpretieren – in Szenen taucht, die eher die Welt der Träume berühren.
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January 27th 2020: Worldwide Screening of Shoah by Claude Lanzmann

In these troubling times when the world remembers the liberation of Auschwitz by the Russian army 75 years ago, many voices of negationism are being raised in parallel, or, more insidiously, expressions of relativism are being heard and are beginning to take root in the passage of memory. For example, recently, in Germany, but also in many European countries, the number of victims of Nazi ideology is openly by young people during history lessons or visits to places of memory. According to a survey conducted by the YouGov research institute at the request of the German news agency dpa, 22 percent of those surveyed believe that the Holocaust is too important a topic in the German culture of remembrance. The rise of extreme right-wing extremists in the political and public arena is not unrelated to this worrying process, with the very problematic access of the AfD party to the most important political bodies in Germany, given that Alexander Gauland, the leader of the AfD, declared in 2018 that “Hitler and the Nazis are but a bird shit in over 1000 years of successful German history”.
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Darkroom – Tödliche Tröpfen de Rosa von Praunheim: une expérience cinématographique fascinante!

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Au-delà du regard de la caméra – tenue par Lorenz Haarmann, collaborateur de très longue date du réalisateur –  et du parti pris esthétique, la réussite du procédé discursif tient à ce superbe travail à trois sur le scénario où malgré l’éclatement de la narration, le refus de la linéarité espace-temps, tout se met en place naturellement, tel un puzzle, sans chercher à mystifier le spectateur, le laissant au contraire maître de ses propres ressentis et interprétations. Les faits divers et histoires sordides éveillent toujours une fascination collective procédant d’une sorte de mécanisme cathartique ou de contraste réassurant au niveau individuel. Darkroom – Tödliche Tröpfen est à la fois cette projection magnétisante des marges de la société et une expérience cinématographique troublante.

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Rencontre avec Ritesh Batra, le réalisateur du film Photograph sorti sur les écrans romands

Ritesh Batra est surtout connu pour son premier long métrage The Lunchbox, qui a été présenté au Festival de Cannes en 2013 et a remporté le Rail d’Or (Grand Golden Rail). Le film avec Irrfan Khan, Nawazuddin Siddiqui et Nimrat Kaur est également devenu le film étranger le plus vu à travers le monde  pour l’année 2014, et a été nominé pour un prix BAFTA dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.

Avant Photograph, Batra a réalisé The Sense of an Ending, une adaptation du roman lauréat du prix Booker de Julian Barnesau titre éponyme. En 2017, il a également réalisé le drame romantique américain Our Souls at Night avec les acteurs primés aux Oscars Robert Redford et Jane Fonda.
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5. Ausgabe des Festivals Hellas Filmbox im Kino Babylon Berlin-Mitte vom 15. Bis 19. Januar 2020

Fünf Jahre ist es bereits her, dass die fruchtbare Berliner Saison der internationalen Festivals, die sich auf die Produktion eines Landes konzentrieren, mit einem Paukenschlag mit der Hellas Filmbox eröffnet wird – dem Festival, das das zeitgenössische griechische Kino präsentiert. Das Programm besteht aus Spielfilmen junger Regisseure, Dokumentationen, Kurzfilmen, Special Screenings, Diskussionen und musikalischen Einlagen, mit dem Ziel, das deutsche Publikum, Griechen der Diaspora, Regisseure, Filmschaffende und Künstler zusammenzubringen.

Ein exzellentes Festival, das j:mag seit seiner Gründung unterstützt: eine einzigartige Gelegenheit, innerhalb von 5 Tagen das Beste der Filmproduktion des vergangenen Jahres aus diesem Land zu sehen, neben etablierten Künstlern mit einer grossen Auswahl an Kurzfilmen die Talente von morgen zu entdecken und jedes Jahr aktuelle universelle Themen durch das Prisma Griechenlands aufzugreifen.
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Seules les bêtes, le dernier film de Dominik Moll, le réalisateur de «Harry, un ami qui vous veut du bien», présenté à la Mostra 2019, brouille les pistes et sème le trouble dans les âmes

Une femme (Valeria Bruni Tedeschi) disparaît sur le Plateau du Causse en plein hiver. Le lendemain d’une tempête de neige, sa voiture est retrouvée sur une route où subsistent quelques fermes isolées. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste, cinq personnes se savent liées à cette disparition. Chacune a son secret, mais personne ne se doute que cette histoire a commencé loin de cette montagne balayée par les vents d’hiver, sur un autre continent où le soleil brûle, et où la pauvreté n’empêche pas le désir de dicter sa loi, où la combine amène des jeunes « brouteurs » à s’enrichir sur la crédulité et la solitude des Occidentaux.
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Corpus Christi (La communion): Quand l’habit parvient à faire le moine !

Acclamé dans tous les festivals où il passe, Corpus Christi (Boże Ciało, [La communion]) de Jan Komasa, issu de la fameuse école de cinéma de Łodź, représente la Pologne à la course à l’Oscar du meilleur film international.

Plus qu’une simple histoire de rédemption – individuelle et collective – , Jan Komasa nous offre dans son dernier film (Suicide Room [2008], Warsaw Uprising [2014], Warsaw 44 [2014]), une intelligente déconstruction des travers d’une société enfermée sur elle-même. Elle est représentée ici par un village en périphérie des grands centres, suffocant sous la chape de plomb d’un secret
Ce dispositif est presque celui d’un film de genre qui a traversé toutes les époques et tous les cinémas, avec peut-être les plus emblématiques westerns et leurs mauvais garçons arrivant en sauveur dans une petite ville, la différence fondamentale résidant bien entendu dans le fait que le cinéma non-hoyllwoodien n’a pas forcément besoin d’un héros qui finit en chevalier blanc et/ou blanchit de tous ses péchés.
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La Vie invisible d’Eurídice Gusmão

Rio de Janeiro, 1950. Eurídice, dix-huit ans, et Guida, vingt ans, sont deux sœurs inséparables qui vivent à la maison avec leurs parents conservateurs. Bien que plongé dans une vie traditionnelle, chacune nourrit un rêve: Eurídice de devenir un pianiste de renom, et prendre des cours au conservatoire de Vienne,  Guida de trouver le véritable amour.
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Sur les écrans suisses Bergmál (Echo), du cinéaste islandais Rúnar Rúnarsson

Présenté dans le Concorso internazionale au Festival de Locarno 2019, Bergmál (Echo), du cinéaste islandais Rúnar Rúnarsson, traite de la société de son île à travers la période des fêtes par le truchement d’un kaléidoscope insolite. 

Le film pourrait se dérouler pendant la très joyeuse période de Noël, culminant avec ses feux d’artifice allumant le réveillon du Nouvel An et effrayant les animaux domestiques à la maison, mais il est tout simplement « inutile de s’attendre à ce que Will Ferrell apparaisse soudainement en collants ou que Judy Garland se moque des joyeux jours d’or d’autrefois » comme le souligne la critique de Cineuropa. Rúnar Rúnarsson est islandais et dans la tradition scandinave, il dépeint la période des fêtes avec cette vision si spécifique des gens du grand Nord, sans serpentins ni cotillons.
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Lea Tsemel, avocate : le portrait très documentée de l’avocate juive-israélienne qui défend, depuis des décennies, les Palestiniens

Lea Tsemel, de Rachel Leah Jones et Philippe Bellaïche brosse le portrait exhaustif d’une avocate activiste qui défend la cause des Palestiniens envers et contre tous, retraçant son parcours exceptionnel à grand renfort d’images d’archives des cas importants qu’elle a défendus et à l’appui des témoignages de ses proches : son mari, son fils, sa fille et une ancienne étudiante palestinienne à l’Université de Bir Zeit, arrêtée dans les années septante.
Cette coproduction avec Megafun (CAN), Home Made Docs (ISR) et RTS Radio Télévision Suisse propose d’aller à la rencontre, en immersion sur les terrain selon les termes de Pierre Bourdieu, de cette avocate. Le film a été présenté au FIFDH 2019.
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