Der Fall Collini – Deutsche Schuld und Sühne im Mainstream Kino

Mit dem Fall Collini ist das grosse, unverjährbare Thema des Unrechts aus den Zeiten des dritten Reiches einmal mehr im Kino präsent, diesmal in deutscher Produktion und in Starbesetzung. Der titelgebende Fall ist der scheinbar unmotivierte Mord an einem Gross-Industriellen, dessen Hintergrund in einer schweren Verstrickung zu Gräueltaten aus der Zeit des zweiten Weltkriegs liegt.
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«Boy Erased» : film sur les effroyables thérapies de conversion sexuelle sur les écrans romands

Boy Erased, drame américain écrit et réalisé par Joel Edgerton,  sorti en  2018,  était très attendu par le public helvétique. Présenté en avant-première au Festival international du Film et du Forum des droits humains (FIFDH), ce film est l’adaptation des mémoires de Garrard Conley, intitulées Boy Erased: A Memoir (2016).
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Jusqu’au 28 avril 2019, les Cinémas du Grütli à Genève proposent un riche programme intitulé « Le cinéma français sous l’occupation ».

Alors que pendant l’Occupation allemande tout manquait, électricité, argent, matériaux pour faire des décors et des costumes, que nombre de ses « génies » (Renoir, Ophuls, Duvivier, etc.) étaient partis, le cinéma français ne s’est que rarement aussi bien porté … Ce n’était certes pas le paradis, la pression de Vichy, de la Gestapo, de la censure, étaient perceptibles, mais furent produits durant cette période plus de 200 longs métrages de fiction. Dont quelques chefs d’œuvre et presque aucun film antisémite ou xénophobe. Et tous furent accueillis par une fréquentation record. C’est ce phénomène étonnant que nous allons scruter avec une vingtaine de films de Clouzot, Becker, Bresson, Carné, Autant-Lara…
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Rencontre avec Kacey Mottet Klein pour la sortie suisse de « L’adieu à la nuit » d’André Téchiné

Trois ans après avoir été sélectionné parmi dix jeunes acteurs européens  dans les Shooting Stars Award (les jeunes talents européens) à la Berlinale 2016, où le jeune acteur romand Kacey Mottet Klein avait représenté la Suisse, il était de retour dans la capitale allemande avec l’équipe du film  L’adieu à la nuit d’André Téchiné, présenté hors compétition lors de la 69ème Berlinale.
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Le Théâtre de Carouge invite le Théâtre des Osses qui propose une magnifique adaptation du Journal d’Anne Frank

Qui ne connaît pas Le Journal d’Anne Frank ? Ce cahier à couverture à carreaux rempli d’une écriture régulière est devenu emblématique, universel témoignage de la résistance des Juifs, mais aussi de tous les autres groupes persécutés – homosexuels, communistes, résistants, isogames – par la machine à exterminer nazie. Et pourtant, le Journal d’Anne Frank nous émeut et nous bouleverse toujours.
Cette nouvelle adaptation dans une mise en scène ingénieuse et novatrice  est signée Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier, que nous avons pu rencontré juste avant le lever du rideau alors que le foyer résonne des voix du public, déjà abondant, qui attend impatiemment l’ouverture des portes de la petite Salle du Théâtre de Carouge, sis Rue Ancienne 57.
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Les Bienheureux (2017) de Sofia Djama : un rétroéclairage très juste sur l’actualité algérienne (2019)

L’après décennie noire inspire les jeunes réalisateur.trice.s qui depuis quelques années revitalisent le cinéma algérien (ici un article que nous avions article consacré à cette nouvelle génération). Sofia Djama, dont Les Bienheureux (The Blessed) est le premier long métrage présenté à la Mostra de Venise 2017, prend à bras le corps ce sujet qui, comme le printemps des hirondelles attendues par Karim Moussaoui (En attendant les hirondelles) la même année 2017, se retrouve directement face à l’actualité en ce début 2019. Ces deux films dépeignent une société désillusionnée empêtrée, après une décennie de terrorisme traumatisante, dans un conflit générationnel qui aliène les avancées collectives et les projets de vie individuels. Mais le verrou a enfin sauté et Sofia Djama était rayonnante à la présentation de son film ce 4 avril 2019, première projection après la démission du président Abdelaziz  Bouteflika  !

« Si mon film perd un jour de son actualité, j’en serais heureuse !»

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Amra and the Second Marriage : une satire féroce de la classe moyenne saoudienne

Second film du réalisateur saoudien Mahmoud Sabbag (Barakah Meets Barakah, 2016), cette comédie noire et amère entre de plain-pied dans le genre de la satire et lui permet de mordre à pleines dents le ridicule d’une société arc-boutée sur les apparences, le qu’en-dira-t-on et régie par les superstitions et le matérialisme. Cependant, pas d’angélisme du côté du réalisateur : tout le monde en prend pour son grade. Les imams rétrogrades et vénaux qui font leur beurre plus sur la superstition des gens que sur leur foi, les hommes lâches et hypocrites, mais aussi les femmes, jalouses, médisantes et méchantes à côté du rôle cliché mais non dénué d’une bonne part de réalité de la belle-mère cerbère de la lignée et de l’honneur de son fils, comme celui des filles d’Amra ingrates et égoïstes en passant par Amra elle-même, pétrie dans ses contradictions et enfermée dans les cloisons de sa vision de la vie.
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Regarde-moi (Look at me) du cinéaste tunisien Nejib Belkhadi – Paternité, autisme, altérité

Lofti est fier comme oscar de la future naissance de son premier enfant. Le futur père de famille, décrit dès les premières scènes comme colérique, bagarreur, hyper macho mais très protecteur et attentif à sa compagne Sophie avec laquelle il vit en France. Tout semble suivre son cours dans la meilleure direction pour le couple jusqu’au moment où le frère de Lofti l’appelle de Tunisie en lui demandant de revenir le plus vite possible. Rattrapé par sa vie antérieure, dont Sophie n’est absolument pas au courant, il se retrouve plongé dans le monde de l’autisme, celui de son fils de 9 ans Youssef qu’il n’a pas revu depuis 7 ans et celui des conflits familiaux sous-tendus plus par le qu’en-dira-t-on que par la tradition.
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ALFILM, le festival du film arabe de Berlin fête ses 10 ans – Mabrouk !

Nous suivons ce festival depuis ses débuts et nous pouvons attester du chemin parcouru ! ALFILM a, depuis ses débuts, su ouvrir l’horizon de ses écrans à la diversité des cinémas arabes tant dans les thématiques que dans ses formes et ses formats. Cette 10e édition (du 3 au 10 avril 2019) ne déroge pas à ce credo d’engagement et de qualité porté par une équipe de passionnés qui ne ménage pas ses efforts pour que ce festival maintienne son niveau à l’international. Le choix des films présentés est donc à l’image de cette volonté, avec des films ayant fait leur Première à Cannes ou Locarno, avec de nombreux invités présents; le seul regret que l’on peut émettre est la disparition depuis trois ans d’une sous-thématique alliant projection d’une série de films avec à la clef une table ronde sur le sujet évoqué.
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Das Arabische Filmfestival Berlin ALFILM feiert sein 10-jähriges Jubiläum – Mabrouk!

Es ist ein Festival, das wir seit seiner Gründung verfolgt haben: Welche intensiven Landschaften arabischer Kinos er uns seit seinen Anfängen bieten konnte! Und diese Jubiläumsausgabe wird spannend, engagiert, offen für thematische und kreative Vielfalt, kurz gesagt, im Einklang mit dem, was diese leidenschaftlichen ALFILM-Organisatoren mit der Qualität eines Festivals machen.
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