Nightmare Alley: dans l’univers singulier de la mise en scène de Guillermo del Toro

Au début des années quarante, alors que Roosevelt s‘apprête à engager les États-Unis dans la seconde Guerre mondiale, Stanton Carlisle (Bradley Cooper) traverse une mauvaise passe et débarque dans une foire itinérante dirigée par Clement « Clem » Hoately (William Dafoe). Il parvient à s’attirer les bonnes grâces d’une voyante, Zeena (Toni Collette) et de son mari Pete Krumblein (David Strathairn), une ancienne gloire du mentalisme. S’initiant auprès d’eux à leur art, il y voit un moyen de décrocher son ticket gagnant pour le succès et décide d’utiliser ses talents nouvellement acquis pour arnaquer l’élite de la haute société new-yorkaise de l’époque. Avec la vertueuse et fidèle Molly Cahill (Rooney Mara) à ses côtés, persuadé d’être devenu invincible, Stanton se met à échafauder un plan pour escroquer un dangereux magnat, Ezra Grindle (Richard Jenkins), aussi puissant que dangereux. Pour ce faire, il va recevoir l’aide inattendue mais bienvenue d’une mystérieuse psychiatre, la Dre Lilith Ritter (Cate Blanchett), qui pourrait bien se révéler la plus redoutable de ses adversaires…

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Love of Fate, de Pierre-Alain Meier, bouleverse et marque de manière impérissable. Rencontre [audio]

Un million et demi de Syriens ont fui au Liban. Un petit nombre d’entre eux peuvent bénéficier de programmes de réinstallation. Le documentaire Love of Fate, de Pierre-Alain Meier, suit deux familles qui se trouvent dans la Plaine de la Bekaa : une famille de milieu aisé et une famille de bédouins qui abordent l’immigration de manière très différente. À la veille de leur départ pour l’Allemagne, au dernier moment, le destin s’en mêle et l’une des deux familles ne partira finalement pas. Le Mektoub, le destin, si important au Moyen-Orient, joue ici un rôle crucial. (…)

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Presque, film coréalisé par Bernard Campan et Alexandre Jollien, qui en tiennent les rôles principaux, dépeint le chemin initiatique de deux hommes dont la rencontre fortuite engendra une amitié solide comme un roc

Inspiré par leur amitié à la ville, l’histoire de Presque a été un long processus quant à l’écriture et le tandem formé par Bernard Campan et Alexandre Jollien s’est fait aider par Manuel Poirier et Hélène Crémillon, qui a apporté la touche finale au scénario en y insérant les instants de tensions, ainsi que Philippe Godeau, le producteur, qui a aussi participé à l’écriture. Le duo a puisé dans leurs moments d’échanges et dans le parcours d’Alexandre pour réaliser un « feel-good movie », un film empli d’optimisme et de joie de vivre communicative, dirait-on dans la langue de Molière. Presque aborde les thèmes du handicap, des blessures de la vie, du deuil impossible à faire et de la culpabilité, le tout mâtiné de philosophie ! (…)

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Emily in Paris : erreurs et stéréotypes d’une réussite mondiale

Depuis le 22 décembre, les spectateurs.trices européen.ne.s peuvent suivre sur Netflix, la deuxième saison de la comédie Emily in Paris, un énorme succès, malgré de nombreux clichés sur la Ville lumière. Le 10 janvier Netflix a annoncé les saisons trois et quatre : la série est en tête du classement dans 94 pays, avec 107,6 heures de visionnage à la fin du mois dernier. (…)

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The Exam de Shawkat Amin Korki – Un drame social à suspense d’une grande finesse !

Le cinéma kurde, riche et originaire de plusieurs pays et réalités – Turquie, Irak, Syrie, Iran – reste encore très confidentiel de ce côté du monde en dehors des circuits des festivals. Un de ses fers de lance est le scénariste-réalisateur-producteur kurde irakien Shawkat Amin Korki, récipiendaire de plusieurs prix internationaux. Pour son dernier film, The Exam, il a reçu le prix de la critique internationale (FIPRESCI) à Karlovy Vary et le Prix du meilleur scénario au Festival du film de Tirana. Il n’y a malheureusement pas de sortie en salle prévue en Suisse, mais trigon-film le distribue sur la plateforme suisse de films à la demande que le distributeur gère : filmingo. (…)

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Le festival du film francophone MyFrenchFilmFestival est à suivre en ligne dans le monde entier jusqu’au 14 février

Avec plus de septante plateformes associées, la 12e édition de MyFrenchFilmFestival offre pendant un mois une sélection de films francophones récents, promus par UniFrance et leurs correspondants suisses, belges et québécois visibles dans le monde entier, dans certaines régions gratuitement, dans d’autres moyennant un modeste prix à l’unité (1,99 euro) ou un pack à 7,99 euros. Les courts métrages présentés sont gratuits partout dans le monde et visibles sur la plateforme YouTube du festival. Le festival est entièrement gratuit en Afrique, Amérique latine, Asie du Sud-est, Corée du Sud, Pologne, Roumanie et Russie/CEI, sachant que les ayants-droits sont rémunérés dans ces pays également. Les longs métrages ne sont pas disponibles en France pour des raisons de distribution, mais les organisateurs indiquent que l’année passée, les courts métrages comptaient 1 million de vues dans l’Hexagone. (…)

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Jane par Charlotte permet une rencontre entre deux femmes pudiques qui se dévoilent en toute sincérité

Pour son premier film derrière la caméra, Charlotte Gainsbourg choisit de rendre hommage à Jane Birkin – à la femme, à l’artiste, à la Muse de Gainsbourg, à l’icône des années septante mais surtout à sa mère. Charlotte Gainsbourg, équipé de sa caméra et de son appareil photo, a commencé à filmer sa mère pour la regarder comme elle ne l’avait jamais fait et pour nous la dévoiler comme Jane Birkin ne nous est jamais apparue. La pudeur de l’une face à celle de l’autre n’avait jamais permis un tel rapprochement. Mais par l’entremise de la caméra, la glace se brise pour faire émerger un échange inédit, complice, émouvant, échelonné sur plusieurs années, qui efface peu à peu les deux artistes et révèle les femmes, les mères, les filles, les sœurs, les mettant délicatement à nu dans une conversation intime inédite et universelle pour laisser apparaître une mère face à une fille. Jane par Charlotte mais aussi Charlotte face à Jane, renouant la relation mère-fille que les aléas de la vie ont parfois éloignées, sous le regard amusé de Joe, la fille cadette de Charlotte. (…)

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Du 14 au 18 janvier, Carcassonne se transforme en une cité du cinéma politique français et international

Le Festival International du Film Politique (FIFP), fondé par l’association Regard Caméra, offre une imposante programmation pour sa 4e édition : 40 séances, 33 films, 20 premières et 50 invités. Le FIFP met en avant des fictions et des documentaires avec la notion du politique au sens large : des réalisateurs des quatre coins du monde présenteront leurs films en montrant les coulisses de la vie politique de leurs pays, avec différents enjeux géopolitiques, démocratiques, économiques, sociaux, environnementaux sans oublier le thème principal : les droits humains ! (…)

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Adieu Monsieur Haffmann : Fred Cavayé adapte la pièce de théâtre de Jean-Philippe Daguerre pour en faire un thriller palpitant

À Paris, en 1941, François Mercier (Gilles Lellouche) est un homme ordinaire qui n’aspire qu’à fonder une famille avec la femme qu’il aime à la folie, Blanche (Sara Giraudeau), une jeune femme frêle et effacée. François est aussi l’employé d’un joaillier talentueux, au sommet de sa gloire, Joseph Haffmann. Le port de l’étoile jaune pour les Juifs est décrété. Au bord de la faillite, Joseph Haffmann, bijoutier juif, propose à son employé de prendre la direction de sa boutique en attendant que la situation s’améliore. Sachant qu’il doit également prendre le risque d’héberger clandestinement son « ancien » patron dans les murs de la boutique, François, désespéré de ne pas être encore père près de nombreuses années de mariage, finit par accepter le marché de Joseph à condition que celui-ci accepte le sien : « Blanche et moi voulons à tout prix avoir un enfant. Après plusieurs tentatives infructueuses, nous avons fait des examens… Je suis stérile. Monsieur Haffmann, j’aimerais que vous ayez des rapports sexuels avec ma femme le temps qu’elle tombe enceinte… ». Face à l’occupation allemande, les deux hommes n’auront d’autre choix que de conclure un accord dont les conséquences, au fil des mois, bouleverseront le destin de nos trois personnages. (…)

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Twist à Bamako : Robert Guédiguian a délaissé la Cité Phocéenne pour se plonger dans l’Indépendance du Mali et il réussit avec brio cette escapade politico-historique

Mali, 1960 : Samba (Stéphane Bak), jeune militant socialiste dont le père est un commerçant de bazins africains damassés et teintés à la main, rencontre au cours de l’une de ses missions en brousse Lara (Alicia Da Luz Gomes). Lara profite de la venue de Samba pour fuir sa famille qui l’a mariée de force avec le fils du chef village. Tandis que Lara découvre une nouvelle vie à Bamako, Samba commence à contester haut et fort certaines décisions de sa hiérarchie depuis que son père a été emprisonné. Nos deux héros se retrouvent un soir dans un des nombreux clubs de danse de Bamako et jurent de ne plus jamais se quitter. Samba amène Lara à la gare de Bamako afin qu’elle prenne un train pour Dakar où il la rejoindra…Mais les évènements vont en décider autrement.
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