Palais Galliera : Gabrielle Chanel. Manifeste de mode

Sur une surface de près de 1 500 m2 – dont les nouvelles galeries ouvertes en rez-de-jardin et un parcours jalonné de plus de 350 pièces issues des collections de Galliera, du Patrimoine de CHANEL, de musées internationaux – le Victoria & Albert Museum de Londres, le De Young Museum de San Francisco, le Museo de la Moda de Santiago du Chili, le MoMu d’Anvers… – et de collections particulières se présente le style intemporel de Coco Chanel. La célèbre Maison de la rue Cambon a soutenu l’exposition avec laquelle le Musée de la Mode parisien fête aussi son ouverture, après deux ans de travaux d’extension.
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Druk (Drunk ; Another Round) de Thomas Vinterberg – Une ode à la vie !

Prix du cinéma européen du meilleur film, BAFTA du meilleur film étranger, Oscar du meilleur film international, César du meilleur film étranger, le dernier film du cinéaste danois Thomas Vinterberg labellisé Sélection officielle 2020 a séduit les professionnels comme les spectateurs qui ont eu la chance de le voir avant les fermetures des cinémas dans le monde pour cause de pandémie. À présent que les mesures s’assouplissent un peu partout, le film sort ou ressort… et il serait dommage de ne pas en profiter sur grand écran, ne serait-ce que pour la scène finale qui nous plonge dans un tourbillon d’émotions cathartiques, dessine sur tous les visages masqués un sourire éclatant et nous fait regretter de devoir quitter nos sièges !
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Und was ist Ihr jüdisches Berlin? – Aufruf zur Partizipation

Die Stiftung Neue Synagoge Berlin – Centrum Judaicum bereitet eine Ausstellung vor und ruft die Öffentlichkeit zur Teilnahme auf. Wir geben hier ihren Aufruf wieder:
Jüdisches Berlin erzählt. Mein, Euer, Unser?
Diese Ausstellung der Stiftung Neue Synagoge Berlin – Centrum Judaicum, die wir gerade vorbereiten, präsentiert vielfältige Blickwinkel auf die jüdische Geschichte Berlins – durch das Prisma von heutigen Berliner*innen: Das jüdische Berlin von heute ist divers, bunt und spannend – ebenso wie die Erinnerungsdiskurse, Mythen und Zuschreibungen, die sich um jüdische Vergangenheit und auch Gegenwart ranken. Die Ausstellung entfaltet damit anhand von individuellen Erzählungen ein Kaleidoskop an Ereignissen, Orten und Atmosphären der mannigfaltigen jüdischen Geschichte Berlins. (…)

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Jüdisches Museum Frankfurt – Online-Führung am 12.05.2021  zum ökumenischen Kirchentag mit der Museumsdirektorin Mirjam Wenzel durch die Ausstellung: Die weibliche Seite Gottes

Digitale Führung durch die aktuelle Wechselausstellung mit Museumsdirektorin Prof. Dr. Mirjam Wenzel, die uns ein spannendes Interview letztes Jahr gegeben hatte.
Im Alten Orient war es üblich, weiblichen Gottheiten zu huldigen. Die Spuren dieser Praxis verlieren sich im 5. Jahrhundert vor unserer Zeitrechnung. An die Stelle weiblicher Gottheiten trat die Idee einer weiblichen Seite des einen Gottes, die in der jüdischen Tradition mit der Vorstellung einer „Einwohnung Gottes auf Erden“ und dem Begriff der Schechina verbunden ist. Christentum und Islam entwickelten zu dieser Idee im Laufe der Jahrhunderte verwandte Erzählungen.
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L’Étang de Robert Walser dans une mise en scène corrosive de Gisèle Vienne

La scène s’éclaire et d’un coup, d’un seul, le spectateur est emporté dans une bourrasque sensorielle qui le ballotera jusqu’à la fin de la pièce dans un maelstrom d’émotions desquelles perleront, au fil du récit, ses propres réflexions. Car L’Étang du suisse Robert Walser, exploré par Gisèle Vienne, n’est pas frontalement cérébral ; la pièce saisit d’abord par sa puissance visuelle et sonore avant de laisser filer les mots qui imprègnent subrepticement le cerveau de sens qui se cristallise et développe la réflexion encore longtemps après que l’œil et l’ouïe épuisé.es par cette expérience volcanique se soit calmé.es.  
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El robo del siglo (Le braquage du siècle) – Un hold-up réel dans une mise en scène dynamique héroï-comique !

Basé sur des faits réels, cette comédie argentine nous entraîne dans une réalisation qui utilise les codes du genre (Ocean’s 11 et suites ; Now You See Me [Insaisissable], 2013 ; ou le sud-coréen The Thieves [Dodookdeul], 2012) mais sans leur côté aseptisé, ici on garde les aspérités, les grains de sable et une certaine distance ironique qui s’exprime par le rappel régulier de la trivialité des choses, le mélange des musiques (jazz, western spagehtti, instrumental rythmé) qui habille habilement les différentes étapes de l’épopée des anti-héros, la composition de l’image, avec au début du film, un magnifique plan-hommage au cinéma où le cerveau de la bande, dépité, trempé sous la pluie se retrouve devant une série d’affiches de cinéma éclairée par des néons rouges avant d’avoir une illumination : face à son psychologue, Fernando Araujo (Diego Peretti) avait cité un philosophe qui disait que le bien le plus élevé de l’être humain était de trouver sa vocation, ce à quoi le psy avait répondu qu’il serait temps qu’il trouve la sienne. Voilà qui était fait : braquer une banque !
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Histoire d’un regard, à la recherche de Gilles Caron, de Mariana Otero : une immersion passionnante dans l’optique et la vie trépidante du photoreporter

[MàJ: la critique avait été mise en ligne le 12 janvier 2021 lors de sa mise en ligne sur la plateforme suisse de VoD Filming. Nous republions exceptionnellement la critique, le film est à nouveau dans les salles romandes qui ont rouvert dans le respect des nouvelles mesures sanitaires édictées par le Conseil fédéral, N.D.L.R.]
Gilles Caron, photoreporter pour l’agence Gamma, disparaît brutalement au Cambodge en 1970 alors qu’il est au sommet d’une carrière fulgurante de photojournaliste. Gilles Caron a tout juste trente ans et parcourt les zones en conflit, laissant sa femme Marianne et leurs deux filles en bas âge, Clémentine et Marjolaine, en France.
En l’espace de six ans, Gilles Caron a été l’un des témoins majeurs de son époque, couvrant pour les plus grands magazines la guerre des Six Jours, mai 68, la désolation et la famine au Biafra, le conflit nord-irlandais, l’arrivée des Khmers rouges au Cambodge ou encore la guerre du Vietnam.
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Des vidéos d’autrices et d’auteurs sur le site du Salon du livre de Genève du 28 avril au 2 mai

Comme l’année passée, le Salon du livre de Genève a été annulé et reprend la formule automnale d’octobre dernier, pensée pour pouvoir s’adapter aux contraintes sanitaires, intitulée salon du livre en ville qui aura lieu du 21 au 24 octobre 2021, où l’on pourra rencontrer les autrices, les auteurs et leurs livres dans des lieux culturels et insolites de Genève.
En attendant cette fête du livre intimiste, du 28 avril au 2 mai, les autrices et les auteurs  viennent à la rencontre du public du salon du livre via des vidéos diffusées sur son site et sur les réseaux sociaux. Une façon de célébrer les livres, les autrices et les auteurs de manière symbolique aux dates où le Salon du livre devait avoir lieu.
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Alain Bittar, directeur de l’ICAM, a accueilli virtuellement Leïla Bahsaïn qui présente son nouveau roman, La Théorie des aubergines

En 1979,  Alain Bittar crée la Librairie arabe L’Olivier qui continue depuis quatre décennies à établir un trait d’union entre la Suisse et le Monde arabe. La librairie regroupe le livre, la musique ainsi qu’une Galerie d’Art spécialisée dans l’Art contemporain mais L’ICAM – L’Institut des cultures arabes et méditerranéennes – organise aussi l’accueil de concerts, de rencontres littéraires, en présence, bien évidemment en temps normal. Mi-avril 2021, l’ICAM a organisé une rencontre virtuelle avec Leïla Bahsaïn, disponible pour présenter son second roman, La Théorie des aubergines aux éditions Albin Michel. (…)
Lorsque sa protagoniste perd son poste de rédactrice dans une agence de publicité, Dija se voit proposer de rejoindre une entreprise d’insertion par la cuisine. L’atmosphère est chaleureuse et sympathique, les effluves délicieuse et les participants à cet atelier bigarrés : il y a Véronique, l’infirmière en burn-out; Jean, le grand timide; Gérald, un repris de justice à la petite semaine; Johnny-Bryan, un altruiste opposé à l’idée même de travail … D’autres personnages, tout aussi attachants et hauts en couleur, les rejoindront. Sous la houlette optimiste du chef Achour, convaincu des bienfaits de l’esprit collectif et de l’entraide, cette jolie assemblée d’âmes brisées va apprendre à s’apprivoiser en se réconciliant avec les saveurs de la vie.
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Faya  Dayi de la réalisatrice Mexicaine-Éthiopienne Jessica Beshir remporte le Grand Prix des Visions du Réel 2021

Le magnifique portrait à la fois onirique et naturaliste d’une communauté de paysans dans les hauts plateaux du Harar, l’une des dix régions d’Éthiopie, réputés jadis pour la qualité des cerises de café, entièrement voué à présent à la culture du khat aux feuilles psychotropes. Un homme explique à un jeune qui livre à domicile les feuilles de khat à des ancien.nes que « les plantations de café donnait du café exquis mais cela nécessitait beaucoup d’eau, on l’a donc remplacé par du khat. »
Cette explication logique est donnée, mine de rien, au tout début du film, mais on va petit à petit l’oublier en se plongeant dans ce voyage spirituel et poétique que nous propose la cinéaste avec ce tour de force de faire coexister un récit soufi local avec une réalité économique, sociale et politique universelle. Le fil rouge de cette légende soufie est la quête d’éternité à travers la méditation rendue possible par le mâchage des feuilles de khat. Racontée à travers deux jeunes amis que l’on suit dans leurs activités quotidiennes comme dans leurs pérégrinations rêvées et leurs aspirations à une vie meilleure, Faya Dayi s’éloigne résolument du documentaire classique, proposant une immersion sensorielle et réflective dans la vie de cette communauté et de ses paysages physiques comme mentaux.
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