Here we are (My Kid), de Nir Bergman, propose une chemin initiatique entre un père et son fils autiste, sous forme de road-movie, pour accepter la séparation inéluctable

Aharon (Shai Avivi) a consacré sa vie à élever Uri (Noam Imber), son fils autiste. Ensemble, ils vivent dans le Nord d’Israël, à Tivon, dans une routine complice et joyeuse, faite de rites qui rassurent et calment Uri comme se mettre à se marcher en levant les jambes pour éviter d’écraser des escargots qu’Uri croit voir, même en plein été. Dans la succession des rites quotidiens, père et fils attendent avec joie et humour ces petits bonheurs, ces habitudes qui scandent leurs journées et sécurisent le jeune homme autiste : manger des petites pâtes en étoiles, nourrir les poissons rouges et blancs de l’aquarium, danser sur Gloria d’Umberto Tozzi en chantant à tue-tête, rentrer du vélo depuis la gare, prendre le train pour aller à Tel Aviv et rentrer aussitôt, aller manger des pizzas au bistrot du village. Mais ce qu’Uri aime par-dessus tout, c’est de regarder sur son petit lecteur de DVD portable les films de Chaplin, en particulier Le Kid qu’il peut regarder en boucle sans jamais s’en lasser  ! D’où le complément du titre ! (…)

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