FIFF 2019 : « Mon nom est clitoris », de Lisa Billuart Monet et Daphné Leblond, dévoile les arcanes de cet étrange organe du plaisir au Festival International du Film Francophone de Namur

Image signées Lisa Billuart Monet, accompagnée au son par Daphné Leblond, ce documentaire propose une immersion progressive, pudique mais salutaire dans l’antre du plaisir féminin, souvent occulté en occident pendant des siècles vu que le corps féminin était limité à la reproduction des héritiers …. Un plaisir féminin encore mutilé et dominé dans de nombreuses régions du monde.
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FIFF 2019 : Les héros ne meurent jamais, de Aude-Léa Rapin, replonge les festivaliers de Namur dans la terre en Bosnie-Herzégovine et ses spectres

Dans une rue de Paris, un inconnu interpelle violemment Joachim en le nommant Zoran et croit reconnaitre en lui un soldat mort en Bosnie le 21 août 1983. Or, le 21 août 1983 est le jour même de la naissance de Joachim ! Alors qu’il raconte cet incident à une amie, Alice (Adèle Haenel), le filme dans un studio parisien.
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FIFF 2019 : « Camille », de Boris Lojkine, déjà  présenté au dernier Festival de Locarno, est proposé dans la programmation du FIFF qui se déroule du 27 septembre au 4 octobre 2019 à Namur

Jeune photojournaliste française éprise d’idéal, Camille Lepage part en Centrafrique couvrir la guerre civile qui se prépare. Très vite, elle se passionne pour ce pays et sa jeunesse, emportée par la tourmente, elle se retrouve au cœur du conflit.
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FIFF 2019 : Alice et le maire, un plaisir oratoire jubilatoire signé Nicolas Pariser et présenté au Festival du film francophone de Namur 2019

Après trente ans de vie politique, le maire socialiste de Lyon, Paul Théraneau (Fabrice Luchini), va mal. Il n’a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann (Anaïs Demoustier). Se sentant désormais incompris par son entourage professionnelle, et surtout piégé au sein d’un panier de crabes intéressés et envieux, le maire de Lyon espère trouver dans cette jeune philosophe, qui reconnaît ne pas connaître grand-chose à la politique, une écoute attentionnée, une complice intellectuelle. Alice est tout cela au fil des mois voire encore plus : une alliée inébranlable face à l’adversité. Un dialogue se noue, qui rapproche Alice et le maire et ébranle les certitudes de l’entourage du magistrat, tissant des liens amicaux qui se moquent de la bienséance et des commérages jaloux. Cette rencontre, a priori improbable, débouchera sur des échanges passionnés, des joutes oratoires et une complicité tangible, rembarquement incarnée par ce duo d’acteurs.
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Mostra 2019 : Lucrecia Martel , présidente du Jury international de la 76ème édition de la Mostra del Cinema rendra son verdict samedi 7 septembre 2019

La réalisatrice argentine Lucrecia Martel (Zama, La mujer sin cabeza) préside le jury international de la 76ème Mostra de Venise de la Biennale de Venise, qui décernera le Lion d’or du meilleur film et autres prix officiels demain soir. La décision a été prise par le Conseil d’administration de la Biennale de Venise, présidé par Paolo Baratta, qui a adopté la proposition du directeur de la Mostra de Venise, Alberto Barbera.

Lucrecia Martel, en acceptant cette proposition, avait déclaré :
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Mostra 2019 : Gloria Mundi, de Robert Guédiguian, en concours avec une tragédie grecque des temps modernes

Le film s’ouvre sur une scène, en gros plan, des jambes écartées d’une mère en plein travail, vues depuis sa tête : les mains de l’infirmière empoigne un nouveau-né, encore attaché à son cordon ombilical et le pose sur la poitrine de la parturiente.

Scène suivante : dans une maternité de Marseille, une famille se réunit pour la naissance de la petite Gloria. Malgré la joie, les jeunes parents, Mathilda (Anaïs Demoustier) et Nicolas (Robinson Stévenin), certes heureux parents,  vivent des temps difficiles. Alors qu’ils luttent pour sortir de cette situation financière difficile, ils retrouvent le grand-père de Gloria, un ancien prisonnier.
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Mostra 2019 :  Lan xin da ju yuan (Saturday Fiction) de  Lou Ye, avec Gong Li, plonge le public dans les tumultes de l’occupation nippone en Chine en 1941

Lan xin da ju yuan (Saturday Fiction) retrace un chapitre terrible de l’histoire chinoise sous occupation nippone, si brutale et sanguinaire qu’elle marque encore les esprits de nos jours.

Depuis l’occupation japonaise, la Chine est le théâtre d’une guerre du renseignement entre les Alliés et les puissances de l’Axe. La célèbre actrice Jean Yu (la tout aussi célèbre Gong Li) retourne à Shanghai, apparemment pour jouer dans Saturday Fiction, réalisé par son ancien amant. Mais quel est son but réel ? Libérer son ex-mari ? Voler des informations secrètes pour les forces alliées ? Travailler pour son père adoptif ? Ou échapper à la guerre ? Alors qu’elle s’embarque dans sa mission et qu’il devient de plus en plus difficile de distinguer les amis des agents secrets, alors que tout semble échapper à tout contrôle, Jean Yu commence à se demander si elle peut révéler ce qu’elle a découvert sur l’attaque imminente de Pearl Harbor.
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Mostra 2019 : Guest of Honour, d’Atom Egoyan, ou les affres de l’âme humaine

Jim (David Thewlis) et sa fille Veronica (Laysla De Oliveira), une jeune professeure de musique du secondaire, tentent de démêler leur relation complexe, leurs histoires secrètes et leurs démons personnels en faisant progressivement remonter à la surface des secrets enfouis depuis des années, faisant jaillir des vérités fondées sur des malentendus.
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Mostra 2019 : Mes jours de gloire, premier film d’Antoine de Bary, est projeté dans la section Orizzonti

Adrien (Vincent Lacoste) est un Peter Pan moderne. A vingt-sept ans, il se comporte toujours comme un petit garçon immature et irresponsable. Quand il était enfant, il a connu un furtif succès en tant qu’acteur, mais cela fait maintenant plus de dix ans, et aujourd’hui Adrien n’a ni gloire ni argent.
La séquence d’ouverture montre Adrien attendant la venue des pompiers usr le trottoir en face de son immeuble. Il les appelés car, selon sa version, sa copine a laissé le gaz allumé. Mais, alors que les pompiers entrent dans l’immeuble, il escalade l’échelle posée contre la façade pour regagner son appartement … Il a en fait oublié ses clefs à l’intérieur et ne voulait pas payer les services d’un serrurier.
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Mostra 2019 : Om det oändligafår (A propos de l’infini) de Roy Andersson, une méditation sur l’existence humaine

Le nouveau film de Roy Andersson, Om det oändligafår (A propos de l’infini) est une coproduction suédo-norvégo-allemande et concourt dans la compétition internationale.

Om det oändligafår  propose une réflexion sur la vie humaine dans toute sa beauté et sa cruauté, sa splendeur et sa banalité. Transporté dans un univers onirique où les cauchemars existent, les spectateurs sont guidés par la voix douce et contemplative d’un narrateur évoquant Scheherezade : « J’ai vu un homme qui a voulu sauvé l’honneur de la famille en tuant sa fille et s’est repenti », « J’ai vu un curé qui s’est mis à douter de l’existence de Dieu », « J’ai vu une femme pleurer son enfant mort à la guerre pendant que son mari nettoie la tombe de leur fils, Tommy », etc.
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