Berlinale 2019 : rencontre avec Kacey Mottet Klein, Oulaya Amamra et Stéphane Bac, les jeunes acteurs de L’adieu à la nuit d’Andrée Téchiné

Kacey Mottet Klein est l’un de ces jeunes comédiens que l’on a littéralement vu grandir devant les caméras : de L’Enfant d’en haut en 2011 à Home d’Ursula Meier puis à Gainsbourg, vie héroïque de Joann Sfar, Kacey Mottet Klein est entré dans la cour du septième art jouant devant la caméra des grands. d’ailleurs, il joue Quand on a 17 ans d’André Téchiné qu’il retrouve pour son nouveau long métrage avec Catherine Deneuve, L’Adieu à la nuit. Trois ans après avoir été sélectionné comme Shooting Star (meilleurs talents européens), Kacey Mottet Klein est de retour au festival du film de Berlin. A ses côtés, dans le rôle de sa petite amie, Lila, radicalisée et prête à partir combattre en Syrie, Oulaya Amamra et dans le rôle du recruteur, une ex-petite frappe de banlieue qui endoctrine grâce à un discours religieux salutiste bien rôdé, Stéphane Bac qui interprète Bilal.
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Berlinale 2019 – hors compétition: Le réalisateur français André Téchiné présente son dernier film L’adieu à la nuit, avec Catherine Deneuve et Kacey Mottet Klein

Muriel est folle de joie de voir Alex, son petit-fils, qui vient passer quelques jours chez elle avant de partir vivre au Canada. Intriguée par son comportement, elle découvre bientôt qu’il lui a menti. Alex se prépare à une autre vie. Muriel, bouleversée, doit réagir très vite…
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Le film se déroule pendant les premiers jours du printemps, principalement à l’extérieur, ce qui a permis à André Téchiné de mettre en valeur une nature bourgeonnante et verdoyante, de montrer des cerisiers en fleurs ou les les flancs des Pyrénées. Cette nature en pleine renaissance offre des tons lumineux qui contrastent inévitablement avec le noyau du récit, nettement plus dramatique.
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Berlinale 2019 – Berlinale Special: Photograph, de Ritesh Brata, invite à une improbable rencontre, délicatement poétique, entre deux univers censés ne jamais se croiser

Rafi, modeste photographe, propose ses services aux visiteurs de la Getaway of India, au débarcadère de Bombay, afin d’immortaliser pour trente roupies leur venue. Il trime pour rembourser les dettes laissées par feu son père et récupérer la maison familiale pour sa grand-mère, Dadi, qui vit à la campagne. Cette dernière lui met la pression pour qu’il se marie enfin et, même si le film se déroule dans le brouhaha de la tonitruante Bombay, tout se sait, tout se raconte : ainsi, quand Rafi s’achète à manger, le vendeur lui demande si il va enfin trouver une fiancée et se marier. Idem chez l’épicier chez qui il achète un rasoir, de la mousse à raser et un peigne. Bref, la mentalité villageoise a migré avec ses habitants et Ritesh Brata nous la dépeint avec des scènes savoureuses et emplies d’humour.
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Les Cinémas du Grütli, à Genève, ouvrent un cycle consacré à Sergio Leone, « Le western ressuscité », en présence de Gian Luca Farinelli – Rencontre

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Présent à Genève le lundi 28 et le mardi 29 janvier 2019, Gian Luca Farinelli nous a accordé de son précieux temps et a accepté de nous parler dans la langue de Molière : il nous donne des clefs pour décrypter la filmographie de Sergio Leone que la critique n’a pas ménagé de son vivant. Gian Luca Farinelli nous parle de l’importance de Clint Eastwood, d’Ennio Morricone, et bien d’autres encore !
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Le dernier film de Nasser Bakhti, Un ange passé trop vite, sort sur les écrans romands et aborde une thématique terrible et encore souvent tabou en société : la perte d’un enfant. Rencontre.

En 2008, le jeune YohannGumy, âgé de vingt-deux ans, disparaît dans un accident d’ULM dans l’Arve, à Genève. Ses parents, Lucie et Gérard, restent unis dans l’épreuve, suivant chacun leur chemin pour essayer d’accepter l’inacceptable : la perte d’un enfant. Comme le souligne le site du film de Nasser Bakhti,

Faire son deuil, un long chemin possible pour se retrouver et retrouver la vie… à chacun son propre chemin…

Comment faire le deuil d’un enfant parti trop tôt ? Comment traverser l’innommable, l’inacceptable, l’impensable, l’indicible ?
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Rencontre avec Pierandré Boo/Greta Gratos à propos du documentaire de Séverine Barde qui rend un vibrant hommage à la Diva des nuits genevoises

Séverine Barde, née en 1966, a étudié à l’Institut des Arts de Diffusion en Belgique. En tant que directrice de la photographie, elle a travaillé sur de nombreux longs métrages et des documentaires.
Avec Marie-Christophe Ruata-Arn, elle a co-réalisé Un ange passe – une série de courts portraits de personnes qui se consacrent aux autres par le biais de leur travail – commerçants, fonctionnaires, personnel médical, gardiens. Séverine Barde a suivi, côtoyé, accompagnée Pierandré Boo, et donc Greta Gratos, pendant quinze ans, pour en faire un magnifique portrait, exhaustif et captivant qui révèle des facettes méconnus de l’artiste et de son double maritimo-astral, proposant la découverte d’un yin et yang insolite et captivant.
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Black Movie 2019 : la vingtième édition du festival du 18 au 27 janvier – riche et variée. Rencontre avec ses co-directrices

Cette année, le Festival International de Films Indépendants Black Movie fête sa 20ème édition, ayant assis depuis de nombreuses années son ouverture, sa curiosité et son avant-gardisme pointer.

Dévouée depuis 1999 à la gloire d’un cinéma sans concession, la manifestation genevoise franchira ce nouveau cap du 18 au 27 janvier 2019.
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« On the Basis of Sex » ou « Une femme d’exception », selon le pays mais un chapitre de la vie de Ruth Bader Ginsburg juge à la Cour Suprême des USA dans son combat pour la justice sort sur les écrans suisses

Jeune avocate idéaliste, Ruth Bader Ginsburg (Felicity Jones) fait équipe avec son mari Marty (Armie Hammer) pour mettre fin à un siècle de discrimination à l’encontre des femmes. Elle se battra devant la Cour d’appel, puis ira jusqu’à la Cour suprême …
L’histoire, signée Daniel Stiepleman, a été sauvée de la Black List 2014, la liste des scénarios américains qu’aucun producteur n’a voulu financer. Des années après, le film revient sur le devant de la scène grâce à la direction de Mimi Leder. Le film, qui présente une facture très classique tant dans la mise en scène que dans le montage, semble un candidat parfait pour représenter les États-Unis dans la course aux Oscars.
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Rencontre avec Gaspard Ulliel qui nous parle de ses rôles dans Eva et Les confins du monde

Lors de la Berlinale 2018, nous avons rencontré Gaspard Ulliel, qui interprète Bertrand Valade dans le film Eva, de Benoît Jacquot. Le film s’ouvre sur une tempête de neige. Eva (Isabelle Huppert), troublante et mystérieuse, fait irruption dans la vie de Bertrand, écrivain prometteur. Cette rencontre va bouleverser Bertrand jusqu’à l’obsession et le fera glisser jusqu’à sa perte. (Lire la critique de MaB lors de la Berlinale, critique qui ne reflète pas l’avis de toute la rédaction culture de j:mag, N.D.L.R.).
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