Cyrano de Bergerac est de retour sur les planches du Théâtre de Carouge – à la Cuisine – du 28 octobre au 1er novembre 2020

Directeur du Théâtre de Carouge depuis 2008, Jean Liermier a choisi de convier à nouveau le bouillonnant poète, la main sur la garde et le verbe haut, Cyrano de Bergerac se reconnaît à son nez, à sa cape et à son chapeau. Pour atteindre Roxane, la femme qu’il aime, il est contraint d’avancer masqué, sous les traits de son double idéal, Christian. L’homme est beau mais maladroit dans ses mots d’amour, comme Cyrano est laid et éloquent.

Jean Liermier explique :

« Avant une tournée à Paris, Lyon et Marseille entre autres, nous reprenons l’un de nos plus grands succès, qui a réuni en 2017 près de 12’500 spectateurs à Carouge. Pour parer à sa souffrance, Cyrano l’homme au nez monstrueux a développé une parade: verbale ou physique, la meilleure défense, c’est l’attaque!… Par amour, il s’initiera à la puissance du Théâtre, car c’est bel et bien en jouant un Autre qu’il pourra enfin être lui-même, le masque du jeu le révélant. Un hymne à la nécessité de l’écriture et de l’Art, porté par le génial Gilles Privat, qui à la fin de l’envoi nous touche en plein cœur. »
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Le Théâtre de Carouge propose Le roi se meurt d’Eugène Ionesco dans une mise en scène de Cédric Dorier du mercredi 8 au dimanche 19 janvier 2020 à La Cuisine

En 1962, au sortir d’une grave maladie, Ionesco, alors qu’il vient de se sentir touché par l’aile de la mort, écrit Le Roi se meurt en à peine plus de quinze jours, comme pour conjurer le mal. L’auteur de La Cantatrice chauve, créée en décembre 1949, est alors bien connu pour le comique grinçant de ses « farces tragiques ». Il s’est affirmé comme l’un des représentants majeurs du « Nouveau Théâtre » lors des Entretiens sur le théâtre d’avant-garde prononcés à Helsinki en 1959 aux côtés de Beckett, Adamov, Tardieu, Dubillard, Weingarten, et de tous ces grands novateurs qui ont révolutionné la scène européenne dans les années cinquante.
Depuis qu’il a créé Bérenger, son porte-parole, dans Tueur sans gages, Rhinocéros et Le Piéton de l’air, sa veine comique s’est encore assombrie. Elle est particulièrement noire dans Le Roi se meurt, pièce où il porte à la scène ce qu’aucun auteur dramatique n’avait osé faire avant lui, le drame d’une agonie.
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