Théâtre Saint-Gervais du 24 au 28 janvier: Un Spectacle – un voyage dans les coulisses du théâtre

(…) Partant de l’architecture et de la spécificité du Théâtre Saint-Gervais, Igor Cardellini, Tomas Gonzalez et Dominique Gilliot invitent à reconsidérer les lieux d’art au travers d’une « visite-performance guidée » mentale, intitulée de manière tautologique, Spectacle. Ce point de départ offre le prétexte à une exploration des modèles contemporains de salles de représentation ou d’exposition. Le gradin, la scène, le grill et ses spots, le tapis de danse, c’est l’entier du dispositif spectaculaire qui est passé au crible. Dans le temps de la «visite» est tracé un parcours qui interroge le rapport au monde. (…)

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Au Théâtre de Carouge, Alain Françon propose une version délicate et burlesque de En attendant Godot, de Samuel Beckett

En 1953, Samuel Beckett crée En attendant Godot, son chef-d’œuvre incontestable qui ne cesse d’inspirer les comédiens comme les metteurs en scène au fil des décennies. Dans la grande salle du Théâtre de Carouge, Alain Françon, qui affiche un palmarès impressionnant de récompenses, s’empare avec finesse, poésie et humour du texte de Samuel Beckett. (…)

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L’Opéra de Lausanne propose, en spectacle de fin d’année du 21 au 31 décembre 2022, My fair Lady dans une mise en scène de Jean Liermier. Rencontre

Basé sur la pièce Pygmalion de George Bernard Shaw dans laquelle la cruauté et l’humour sont inextricablement liés et qui puise elle-même à la source mythologique des Métamorphoses d’Ovide, My fair Lady est l’un des plus grands succès de Broadway dont les auteurs sont des «spécialistes» du genre: Frederick Loewe pour la musique et Alan Jay Lerner pour le texte. La première a eu lieu le 15 mars 1956 au Mark Hellinger Theater de New York, avec Julie Andrews et Rex Harrison dans les rôles titres. La comédie sera adaptée au cinéma en 1964 avec Audrey Hepburn en vedette. La trame suit Eliza Doolittle, une fleuriste des bas quartiers de Londres, quartiers où l’on parle cokney, qui prend des leçons de diction avec le professeur Henry Higgins, pour devenir une femme respectable… La langue, le niveau social : des thèmes qui résonnent avec force aujourd’hui encore. (…)

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Le Théâtre de Carouge propose Le malade imaginaire, de Molière, une satire qui brocarde les médecins et leur langage latinisant, nous faisant rire de bon cœur – Rencontres

Le directeur du Théâtre de Carouge, Jean Liermier, remonte avec enthousiasme et ferveur Le malade imaginaire, comédie écrite par Molière alors qu’il était malade. Il s’entoure d’une distribution à ravir qui présente quelques modifications par rapport à la distribution de 2014, et retrouve Gilles Privat, désopilant et tyrannique envers ses proches, incarnant un hypocondriaque angoissé, autoritaire et impérieux. (…)

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À La Chaux-de-Fonds, le 13 novembre 2022, le Théâtre Populaire Romand (TPR) propose un spectacle consacré à la démocratie. Rencontre avec ses concepteur⸱trices

En partenariat avec le Centre Culturel ABC et le Club 44, Démocratie ! Un spectacle dont vous pourriez être les héros, de et avec Barbara Stiegler et Christophe Pébarthe, sera joué pour la première fois dimanche 13 novembre 2022, à 20h15, à La Chaux-de-Fond au TPR. (…)

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Au TKM, Les fourberies de Scapin sont délicieusement servies par les facéties d’Omar Porras

Montée en 2009 au Théâtre de Carouge (coproducteur), à Genève, avec allégresse, dans une mise en scène emplie de vivacité et d’enthousiasme dans sa première version, cette farce inspire toujours autant Omar Porras qui y apporte de savoureux clins d’œil et de délicieuses innovations dans la version de 2022. À commencer par un juke-box dont les néons aux couleurs fluo s’allument par intermittence pour accompagner les chansons qu’entonnent les comédiens, révèle une enivrante bande-son signée Erick Bongcam et Omar Porras, avec la collaboration de Christophe Fossemalle. (…)

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Une pièce espagnole de Yasmina Reza, mise en scène par Claude Vuillemin au Théâtre Les Amis à Carouge – jusqu’au 9 octobre 2022

Une rose est une rose est une rose selon la formule qui a consacré Gertrude Stein – chez Yasmina Reza, on pourrait dire : une pièce est une pièce est une pièce. Le méta-théâtre de sa Pièce espagnole plonge le public dans trois niveaux de récit et d’interprétation.
La matriona de cette poupée gigogne théâtrale met en scène une famille composée de la mère, Pilar (Margarita Sanchez), Nuria, sa célèbre fille, actrice de cinéma (Patricia Mollet-Mercier), sa seconde fille Aurelia (Sabrina Martin), actrice, elle aussi,, mais sans reconnaissance publique et le mari de celle-ci, Mariano (Mauro Bellucci), professeur de mathématique alcoolique. Pilar veut présenter à sa famille son amoureux, Fernan, un gérant immobilier. Les matriochkas du dispositif consistent en second niveau à interrompre la pièce de famille pour que les acteurs et les actrices, à tour de rôle, s’adressent, face au public, à celui-ci, ou à un membre imaginaire de l’équipe technique, ou même à l’auteur de la pièce espagnole. Sortant de leurs personnages, ils et elles livrent, dans des monologues, leurs réflexions sur le métier de commedien.ne, sur le théâtre et la vie en général. La dernière poupée narrative focalise le champ sur Aurelia qui répète avec son mari les scènes d’une pièce bulgare, parfait contrepoint à la carrière flamboyante de sa sœur.

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Neolithica (Le Grand Secret), écrit et mis en scène par Dominique Ziegler, questionne sur l’apparition du pouvoir et de la violence au cours de l’évolution de l’humanité. Rencontre avec Dominique Ziegler

Le pouvoir, la violence, l’asservissement, l’esclavagisme, le pouvoir des hommes sur les femmes : quand sont-ils apparus ? De quand datent ces pratiques et ces us qui semblent séculaires ? Ce sont les questions que s’est posé l’auteur genevois Dominique Ziegler en écrivant son nouveau spectacle sur l’invitation de Jean Liermier, directeur du Théâtre de Carouge qui l’a convié à le présenter par le truchement du camion-théâtre, apanage du Théâtre de Carouge. (…)

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Théâtre de l’Orangerie de Genève Saison #5 – Ouverture avec la création Fabula rasa, prélude à une programmation en rhizome

L’été, au Théâtre de l’Orangerie (TO), se décline cette année en douze spectacles de théâtre et jeune public, dont quatre créations, cinq expositions, dix-sept concerts et soirées DJ, dix ateliers, une buvette et restauration végan (ouvert toute la journée), un jardin potager, entre autres. Dans le cadre idyllique du Parc La Grange, l’occasion de mêler rencontres conviviales, culture et réflexions. À quelques encablures du TO, la Scène Ella Fitzgerald propose gratuitement une série de concerts de tous genres, allant de l’Afrobeat à l’Orchestre de la Suisse romande, en passant par Henri Dès ou du Folk japonais ! (…)
Dans cette optique, l’ouverture de la saison est spectaculaire. Une pièce de théâtre multimédia, post-dystopique qui nous entraîne sur la trace du vivant à travers deux comédiennes et leurs figurines placées sur des maquettes, filmées en direct par la vidéaste Erika Irmler. Cette fable du genevois Arthur Brügger, mise en scène par Bartek Sozanski, dépeint un monde en ruine dans lequel deux femmes, Alix et Léa, font un bout de chemin ensemble. Léa (Valérie Liengme) se rappelle du temps d’avant, celui dans lequel nous nous trouvons, nous spectatrices et spectateurs, avec ses injonctions dérisoires de sauver la planète en urinant sous la douche, par exemple. Percluse de culpabilité, appartenant à la génération « fin du monde » Léa est soulagée quand cette fin advient : elle peut reposer sa conscience et revivre dans ses souvenirs tous les bons moments qu’elle a vécus. La plus jeune, Alix (Giulia Crescenzi), veut aller de l’avant, poursuivre sa quête d’eau et d’endroit fertile où replanter la vie. Pour ce faire, elle doit se fier à Léa, qui connaît le territoire et sait où se la rivière. (…)

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Théâtre de Carouge : la saison 2022-2023, déclamée par le directeur des lieux, Jean Liermier, sera « libre et sauvage » – Rencontre

Pour le plus grand bonheur des Carougeois, mais aussi des équipes du Théâtre de Carouge, des artistes et du public, Jean Liermier, directeur général du Théâtre de Carouge, a été récemment reconduit pour trois ans dans ses fonctions par le Conseil de Fondation du Théâtre de Carouge qui affirme « qu’il a su conduire l’institution au plus haut niveau de la création artistique en s’adjoignant une équipe d’exception et réunissant pour chaque spectacle les meilleurs talents ». En ce samedi 25 juin 2022, sous un soleil resplendissant, les festivités battent leur plein : un préposé à la musique assure une animation musicale accueillante, mêlant des morceaux pop, de la musique ethno, des classiques du rock, entre autres; un food-truck invite à la gourmandise, des ballons bigarrés décorent le lieu et toute l’équipe du Théâtre de Carouge arbore soit des canotiers pour les hommes, soit des coiffes exubérantes et satinées pour certaines femmes alors que d’autres ont opté pour des couronnes de fleurs rouge carmin. C’est jour de fête et le mot est bien passé : les inconditionnels du Théâtre sont là pour découvrir le programme de la prochaine saison mais certains badauds, attirés par l’ambiance festive qui règne sur la place devant l’entrée du théâtre, sont venus s’enquérir et prendre un dépliant contenant le programme de la saison 2022-2023 à défaut d’obtenir le sésame pour les deux présentations, à 11 h et à 19 h, par Jean Liermier, sur la scène de la Grande Salle. (…)

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