Berlinale 2021 : Tabija (La forteresse blanche), d’Igor Drljača, présenté dans la section Generation, suit le quotidien chaotique d’un adolescent qui survit entre débrouillardise et contrats illicites

Sarajevo, qui essaie tant bien que mal de renaître de ses cendres. Un jour, un garçon est apparu. Personne ne savait d’où il venait. En grandissant, le garçon a commencé à rêver de la forteresse blanche. Une légende assure que si de jeunes gens se retrouvent à la forteresse blanche et de leur rencontre naît le véritable amour, ils pourront visiter toutes les villes de la Vallée d’Or. C’est ce qu’a fait ce jeune homme dans l’espoir de trouver le véritable amour. Une lente mélodie de piano résonne dès le générique d’ouverture et accompagne la première séquence qui balaie d’un plan large les bâtiments préfabriqués de Sarajevo. Dans la pénombre d’une chambre d’un HLM, un jeune couple se quitte : il fume, assis au bord du lit en demandant à la jeune fille d’âtre discrète en partant. Avec Tabija (La forteresse blanche), Igor Drljačales décrit avec poésie les aspirations romantiques des jeunes et documente simultanément de manière directe et sans fioritures l’atmosphère de Sarajevo d’après-guerre.
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