Première collaboration de quatre festivals de cinéma balkaniques du 9 au 17 avril en ligne

Premier festival régional en ligne qui a ressemblé quatre festivals du cinéma balkanique : Sarajevo Film Festival, Zagreb Film Festival, Festival du cinéma d’auteur de Belgrade et Herceg- Novi Film Festival, s’organise sur la plateforme de films à la demande https://ondemand.kinomeetingpoint.ba du 9 au 17 avril. Certains films sont géobloqués et accessibles pour les Balkans seulement, d’autres sont visibles de partout.
Les cinéphiles pourront visionner de nombreux films européens et titres planétaires, ainsi que les classiques locaux. La manifestation fait partie du Réseau de Festivals de région de l’Adriatique, présentant les éditions printanières de chaque festival.
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Berlinale 2021 : Tabija (La forteresse blanche), d’Igor Drljača, présenté dans la section Generation, suit le quotidien chaotique d’un adolescent qui survit entre débrouillardise et contrats illicites

Sarajevo, qui essaie tant bien que mal de renaître de ses cendres. Un jour, un garçon est apparu. Personne ne savait d’où il venait. En grandissant, le garçon a commencé à rêver de la forteresse blanche. Une légende assure que si de jeunes gens se retrouvent à la forteresse blanche et de leur rencontre naît le véritable amour, ils pourront visiter toutes les villes de la Vallée d’Or. C’est ce qu’a fait ce jeune homme dans l’espoir de trouver le véritable amour. Une lente mélodie de piano résonne dès le générique d’ouverture et accompagne la première séquence qui balaie d’un plan large les bâtiments préfabriqués de Sarajevo. Dans la pénombre d’une chambre d’un HLM, un jeune couple se quitte : il fume, assis au bord du lit en demandant à la jeune fille d’âtre discrète en partant. Avec Tabija (La forteresse blanche), Igor Drljačales décrit avec poésie les aspirations romantiques des jeunes et documente simultanément de manière directe et sans fioritures l’atmosphère de Sarajevo d’après-guerre.
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Scandale tripartite autour d’une icône ukrainienne

Pendant une visite en Bosnie-Herzégovine en décembre dernier où il fut d’abord reçu par le leader des Serbes, l’orthodoxe Milorad Dodik, le ministre russe des Affaires étrangères est devenu propriétaire d’une très ancienne icône dorée.
L’ambassade d’Ukraine a demandé immédiatement des explications à la ministre des Affaires étrangères, la bosno-croate Bisera Turkovic qui s’est dite prête à collaborer étroitement avec eux et découvrir la vérité sur l’origine du précieux cadeau. En voyant le sceau au dos de l’icône, les membres de l’ambassade ont compris qu’il s’agit d’une valeur ukrainienne de la région de Lougansk, vieille de 300 ans, faisant partie de l’ héritage culturel et historique du pays.
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BD: Des Bombes et des Hommes par Estelle Dumas – Rencontre

La BD publié récemment par Futuropolis porte le titre clinquant Des Bombes et des Hommes, est écrite par une femme – Estelle Dumas – qui s’est basée sur son vécu en Bosnie-Herzégovine, un quart du siècle plus tôt.

Cette petite histoire dans la grande nous montre surtout qu’il peut y avoir de la lumière même dans les heures les plus sombres de l’Humanité!

Pour payer ses études de langues appliquées et de sciences politiques, la jeune fille a longtemps travaillée adans des festivals. D’abord à Dinard, puis à Travelling de Rennes. Pour faire autre chose que « passer sa vie à organiser des cocktails pour des gens qui ont besoin de voir des gens qui ont besoin d’être vus », elle met son énergie au service de l’humain! Le hasard vuet qu’elle se retrouve à Sarajevo, parmi des activistes de l’ONG lyonnaise Équilibre. Malgré le pronostic peu enviable sur sa résistance et ses possibilités d’action réelle, dans un environnement très difficile, la jeune fille de 25 ans s’accroche en partageant courageusement le quotidien des Sarajeviens assiégés, subissant des bombardements, des mortiers, les snipers, les coupures d’eau et d’électricité, la famine et la mort! Elle s’intègre vite et fait partie du premier convoi pour Gorazde, la ville située à l’est de Bosnie, elle aussi coupée du monde durant trois ans, bombardée et privée de tout, dont la moitié des habitants ont été tués par les forces des paramilitaires et extrémistes serbes.
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Rencontre avec Sabina Vajrača, cinéaste bosnienne américaine

Sabina Vajraca, née dans une famille bosnienne de Banja Luka, deuxième plus grande ville du pays, aujourd’hui capitale de l’entité serbe, a été obligé comme de nombreux citoyens, de prendre la route de l’exil. Au printemps 1992, l’adolescente de 14 ans quitte sa terre natale et toute seule trouve un abri en Croatie. Elle a déjà écrit un roman sur une fillette et un chat. La petite fille et son félin ont rencontré un jeune garçon qui voulait sauver la terre entière. Dans la capitale croate commence sa collaboration avec le journal Taatralije consacré au théâtre, qu’elle a fondé avec quatre amis. Deux ans plus tard, en 1994, Sabina quitte Zagreb pour se réfigier à New York City.
Son premier film Sur le chemin à la maison, dans l’inconnu (Back to Bosnia) projeté au Festival d’Amnesty International au Nouveau monde à été dans les sélections officielles au Brésil, Canada, Liban, en Afrique du Sud, Allemagne, Pays-Bas, en Slovénie…Talentueuse cinéaste diplômée de la Columbia University a aussi obtenu le prestigieux Director’s Choice à Crossboard Film Festival et son documentaire de 57 minutes, classée parmi les 100 meilleurs films réalisés par des femmes! Elle a été aussi nommée pour le Student Award Grand Prize et Student Oscars. Cette année la jeune femme fut parmi les candidats de l’Humanitas Prize et nommée pour les BAFTA Student Awards, grâce à son court métrage Variables.
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Mostra 2020: Quo vadis, Aida? de la cinéaste bosnienne Jasmila Žbanić témoigne du massacre de Srebrenica

Les événements vécus par Hasan Nuhanović, habitant de Srebrenica au début des années 1990 sont le point du départ du film. Auteur du livre Sous le drapeau de l’ONU – la communauté internationale et le crime de Srebrenica, Nuhanović n’a pas apprécié le scénario écrit par la cinéaste et leur collaboration s’est terminée très vite. Au lieu de parler du traducteur qu’il a été, Jasmila Žbanić a introduit le personnage d’Aida, une prof d’anglais, devenue interprète dans la zone protégé de Srebrenica, où elle se croyait en sécurité comme d’autres habitants de la région. Mais ils sont affamés durant de longs mois car les soldats serbes ont isolé les villages environnants, obligeant les civils bosniaques à se regrouper en ville. Plus tard, à partir du 11  juillet 1995, 8372 d’entre eux sont sauvagement assassinés par les forces armés du général Ratko Mladić. Les casques bleus, présents sur place ont reçu l’ordre de ne pas se mêler dans « ce conflit local» !
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Tribune – Balkans : Aleksandar Vucic a-t-il réalisé sa propre attaque à Srebrenica en 2015 ?

Voici une tribune de notre collaboratrice Djenana Djana Mujadzic après la victoire du parti présidentielle Le Parti progressiste serbe du 21 juin 2020.
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L’image d’Eldar Nurkovic de sa compagne Hana, pharmacienne, fait la Une de la page Facebook de l’OMS

Le Sarajevien Eldar Nurkovic n’aurait jamais imaginé que sa photo, inspiré par les médecins et soignants se battant quotidiennement pour sauver les malades du Covid-19 en Bosnie-Herzégovine, aurait pu être  à la Une du magazine de l’Organisation  de la Santé mondiale (OMS).
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Bosnie-Herzégovine: La nécropole bogomile de stèles de Goršić Polje près de Goražde disparaît peu à peu

Inscrite au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO, l’une des plus grandes et plus belles nécropoles de stèles bogomiles (nous vous en parlions ici, N.D.L.R.), est complètement négligée par les responsables de Bosnie-Herzégovine.

Problèmes juridiques

Depuis longtemps les problèmes d’appartenance et de décisions sur les véritables propriétaires des terres ou sont enterrés les anciens habitants de Goražde, les Bogomiles, hérétiques semblables aux Albigeois, sans acceptables moyens de circulation, freinent la maintenance de la magnifique Nécropole de Goršić Polje,  une des plus grandes de la région avec 355 stèles, devenue monument national le 26 octobre 2010 et t inscrite sur la Liste du patrimoine culturel et historique en juillet 2015. Cela avait été le mérite de l’Association Héritage culturel BPK Goražde qui avait été peu après obligée d’arrêter ses activités.
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FIFF 2019 : Les héros ne meurent jamais, de Aude-Léa Rapin, replonge les festivaliers de Namur dans la terre en Bosnie-Herzégovine et ses spectres

Dans une rue de Paris, un inconnu interpelle violemment Joachim en le nommant Zoran et croit reconnaitre en lui un soldat mort en Bosnie le 21 août 1983. Or, le 21 août 1983 est le jour même de la naissance de Joachim ! Alors qu’il raconte cet incident à une amie, Alice (Adèle Haenel), le filme dans un studio parisien.
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