Cannes 2018 : « Gräns », d’Ali Abbasi, ou un récit troublant qui se joue des frontières

Ali Abbasi, né en Iran mais installé en Suède, sort son second long métrage après le thriller produit au Danemark Shelley (présenté à la Berlinale 2016 dans la section Panorama, NDLR) sur un couple sans enfant et leur belle-mère roumaine.

Tina (Eva Melander), une garde-frontière au flair infaillible pour identifier les contrebandiers mais au faciès hideux, se retrouve face à une personne qu’elle a bien du mal à cerner : Vore l’attire et la répulse, la trouble mais titille son flair infaillible. Tina ne parvient pas à le désigner comme coupable ou non. Le cinéaste iranien, Ali Abbasi, formé à la Danish Film School, concourt dans la section « Un certain regard » avec Gräns (Border). Il est certain qu’avec ce second long métrage, le regard d ce cinéaste est particulier, à la fois attrayant et dérangeant.
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