Genève : les Cinémas du Grütli ont une nouvelle direction

Les responsables des Cinémas du Grütli, sis  16, rue Général Dufour, à Genève avait un choix crucial à effectuer devant de nombreuses candidatures très fournies et des personnalités enrichissantes, postulant pour le poste de directeur:

Le Conseil de Fondation des Cinémas du Grütli a annoncé qu’il a nommé Paolo Moretti en qualité de directeur. Le Conseil de Fondation, entouré d’une commission d’expert-e-s, a choisi Paolo Moretti pour son expérience et la richesse de son parcours, ainsi que pour son projet qui correspond aux attentes actuelles du Conseil de Fondation.
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Présenté à Cannes 2019 dans la Quinzaine des Réalisateurs, Zombi Child, de Bertrand Bonello, sort ce 26 juin sur les écrans romands

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Zombi Child entraîne les spectateurs à Haïti, en 1962. La séquence d’ouverture dévoile une scène de rite vaudou : la caméra ne révèle que deux mains qui s’affairent à éventrer un volatile avant d’en extraire les viscères. Puis la caméra de Bonello suit un homme qui déambule dans les ruelles d’une bourgade, titube et finit par s’étaler sur le bitume. la séquence suivante suit un convoi funéraire où les pleureuses accompagnent le défunt en chantant et frappant des tambourins et des sortes de djembés.
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« Être vivant et le savoir », d’Alain Cavalier, rend un hommage émouvant à la romancière Emmanuelle Bernheim, disparue en mai 2017 – Sortie en Suisse romande le 19 juin 2019. Rencontre

Être vivant et le savoir, le dernier documentaire d’Alain Cavalier, a été projeté en séance spéciale au Festival de Cannes. Dans ce dernier film, le cinéaste français raconte l’histoire d’un film initial qui a laissé place à un autre film en cours de réalisation.

Emmanuelle Bernheim et Alain Cavalier partagent trente ans d’amitié. Après avoir lu le livre autobiographique de la romancière et scénariste Tout s’est bien passé, il propose à Emmanuelle d’adapter avec elle son propre livre. Le duo prépare donc un film. Dans ce livre, Emmanuelle Bernheim raconte comment son père lui a demandé « d’en finir », de l’aider à quitter cette vie terrestre alors qu’il était hémiplégique à la suite d’un accident cardio-vasculaire. Il redoutait qu’il ne perde ce qui lui restait, son esprit.
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Cannes 2019 : Nuestras madres, premier long métrage du Guatémaltèque César Díaz, déterre le passé douloureux du conflit armé au Guatemala

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Le long-métrage Nuestras Madres de César Diaz était en course à la Semaine de la Critique et a été couronné de la Caméra d’or, reçue des mains de Rithy Panh qui ne pouvait qu’être sensible au travail de mémoire et de reconnaissance des victimes effectué par César Diaz, lui qui a consacré toute sa filmographie aux victimes de Pol Pot et des Khmers rouges.

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Cannes 2019 : « Portrait de la jeune fille en feu », de Céline Sciamma ou la dissection picturale  d’une passion

Le film de Céline Sciamma, présenté en compétition au Festival de Cannes 2019, nous propose une voyage dans le temps à travers la passion naissante et inattendue entre une peintre et son modèle.

1770. Marianne (Noémie Merlant) est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse (Adèle Haenel), une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Sur l’invitation de la mère d’Héloïse (Valeria Golino), Marianne va devoir peindre Héloïse à son insu. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde, l’observe tout en conversant et se promenant avec la jeune fille.
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Cannes 2019 : « Mektoub My Love: Intermezzo », d’Abdellatif Kechiche, radicalise sa façon de filmer et enflamme la Croisette

Si il y a un film de la compétition officielle qui a suscité la polémique et déclenché les foudres cette année, il s’agit du deuxième volet de la trilogie d’Abdellatif Kechiche, Mektoub My  Love Intermezzo.

On se souvient du premier volet, Mektoub my love : canto uno, présenté à la Mostra de Venise 2017, qui suivait Amin, fasciné par les nombreuses figures féminines qui l’entourent, qui restait en retrait et contemplait ces sirènes de l’été durant trois bonnes heures qui paraissaient déjà interminables alors que son cousin se jettait dans l’ivresse des corps. Bref, Mektoub my love : canto uno était un film assez ennuyeux qui ne semblait satisfaire que les fantasmes de Kechiche !
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Cannes 2019 : Diego Maradona, d’Asif Kapadia, fait revivre le mythe

Le film d’Asif Kapadia, présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2019, n’est pas le premier film consacré à la star argentine du ballon rond. Maradona (ou Maradona par Kusturica), film documentaire réalisé par Emir Kusturica et sorti en 2008 en France, avait été présenté en une avant-première au Festival de Cannes 2008, hors-compétition. Cependant, Maradona inspire tant les cinéastes que le public, preuve en est lors des projections de ce nouveau film consacré à celui que l’on surnommait El Pibe de Oro (« Le gamin en or »), Pelusa, D10S, El Diez, Dieguito, Le Maître : les spectateurs étaient nombreux et nombre d’entre eux le considèrent toujours comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football. Il fait partie de l’équipe mondiale du XXe siècle.
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Cannes 2019 – Sibyl de Justine Triet: de la psychanalyse sous vide en compétition

Soyons justes, le film n’a pas que des défauts : il permet de réaffirmer le talent de deux actrices – la belge Virginie Efira et l’allemande Sandra Hüller.
Une fois ceci posé, on ne peut que se demander comment ce film de Justine Triet a pu atterrir dans la sélection de la compétition officielle. Tout y est insupportable, que ce soit le scénario invraisemblable, les dialogues navrants, le jeu d’Adèle Exarchopoulos  – on en souffre d’autant plus que le contraste avec celui des deux actrices précitées est cruel, quoique nous pouvons lui reconnaître une qualité que l’on retrouve régulièrement dans ses rôles : une prédisposition naturelle aux sanglotements et à la moue – , la charge caricaturale de tous les personnages, Éros et Thanatos scandés par des scènes de sexe cathartiques…
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Cannes 2019 : Il Traditore (Le traître), de Marco Bellocchio, en compétition à Cannes, replonge de manière saisissante le public dans la lutte anti-mafia mené par le juge Falcone

Au début des années 1980, la guerre entre les parrains de la mafia sicilienne, la Cosa Nostra, est à son comble. Tommaso Buscetta (Pierfrancesco Favino), membre de Cosa Nostra, fuit son pays pour se cacher au Brésil avec sa troisième épouse, Cristina (Maria Fernanda Cândido) et leurs enfants.. Pendant ce temps, en Italie, les règlements de comptes s’enchaînent, et les proches de Buscetta sont assassinés les uns après les autres. Arrêté par la police brésilienne puis extradé, Buscetta, prend une décision qui va changer l’histoire de la mafia : rencontrer le juge Giovanni Falcone (Fausto Russo Alesi) et trahir le serment fait à Cosa Nostra.
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