Palmares de la Berlinale 2012

© Malik Berkati

Cette 62e édition du Festival International du Film de Berlin a connu une grande traversée du désert au point de vue de l’organisation, de nombreuses aberrations au niveau de la sélection officielle dans la section compétition, mais le résultat final

L’Ours d’Or

Avec un président du jury comme Mike Leigh, il était fort à parier qu’un cinéma social et engagé allait être récompensé. L’attente n’a pas été déçue. Comme nous vous le présentions ici twitter/jmag_mmag, nos favoris sont effectivement dans le palmarès. L’Ours d’Or aux frère Taviani et leur superbe Cesare deve morire dont nous parlions dès sa projection officielle sur notre site article j:mag , est à la fois engagé dans une démarche sociale et du magnifique cinéma.

La surprise

Qui n’en est pas vraiment une. Nous en parlions dès la fin de sa projection twitter/jmag_mmag , article j:mag , L’Enfant d’en haut, premier film suisse en compétition à la Berlinale depuis dix ans, était non seulement un excellent film, doté d’une distribution très intelligente, d’une photographie d’Agnès Godard faisant honneur à la Suisse d’en haut comme d’en bas et d’une belle histoire, à la limite de la fable, très finement déroulée par la réalisatrice suisse Ursula Meier. Pour la première fois de l’histoire du festival, un prix spécial est attribué : Ursula Meier et son équipe peuvent être fiers de cet Ours d’Argent spécial et d’avoir rendu la décision du jury si difficile à se décider.

Grand Prix du jury, Ours d’Argent

Encore un de nos favoris, twitter/jmag_mmag (et twitter/jmag_mmag ), le film hongrois Csak a szél (Just The Wind) de Bence Fliegauf, sur le sort cauchemardesque de la communauté Rom en Hongrie, non seulement fragilisée par le fait d’être une minorité ethnique mais également car pauvre parmi les pauvres et par conséquent première victime des politiques de libéralisation économique et leur corolaire, les crises économiques.

Meilleure actrice, meilleure acteur

Comme nous l’espérions twitter/jmag_mmag , Rachel Mwanza, héroïne de l’excellent film canadien Rebelle sur les enfants soldats, a été sacrée meilleure actrice de cette Berlinale. Bravo au jury d’avoir osé cette récompense pour cette jeune fille, enfant des rues de Kinshasa, qui grâce au film a enfin pu aller à l’école, la plus haute récompense et fierté que ce film lui a apporté si l’on en croit la lumière qui s’allume dans ses yeux lorsqu’elle explique en lingala cette victoire sur l’adversité couronnée par un examen réussi à l’école. Des stars en compétition, il y en avait. Des stars et actrices jouant très bien, il y en avait pléthore. La meilleure cette année, de justesse, d’intériorité, de jeu physique, c’est bel et bien Rachel Mwanza.
L’Ours du meilleur acteur pour Mikkel Boe Følsgaard en Christian VII, roi fou du Danemark, dans En Kongelig Affære (Une affaire royale) n’est pas démérité au regard des rôles masculins de la compétition qui n’ont pas permis aux acteurs d’offrir des prestations exceptionnelles.

À remarquer également le film Serbe Parada dans la section parallèle Panorama dont nous avions très tôt parlé et qui a reçu de nombreuses récompenses, allant du Prix du public à celui du Prix œcuménique.

Comme vous le savez, nous avons accordé au quotidien suisse Le Courrier la primauté de certaines interviews. Vous pouvez retrouver les articles sur Parada Le Courrier  et L’enfant d’en haut Le Courrier . D’autres interviews seront publiées à la sortie des films en Suisse romande.

Malik Berkati, Berlin

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