TIFF 2022 – Riceboy Sleeps d’Anthony Shim manie avec délicatesse le fragile balancier identitaire d’un jeune Coréen-Canadien, entre intégration et acculturation

La fenêtre d’entrée de Riceboy Sleeps est un panoramique qui dégage visuellement comme auditivement un grand calme : sur un paysage de mer dont l’eau frémit à peine, surmontée d’une lune orange en son milieu, une voix off raconte en coréen les prémisses de l’histoire de So-young (Choi Seung-yoon) et de son fils Dong-hyun. Quelques plans entre mer et montagne en Corée du Sud, quelques phrases suffisent à Anthony Shim pour donner le ton de son second long métrage, celui de la sensorialité. (…)

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