Cannes 2018 : Valeria Golino revient sur la Croisette en tant que réalisatrice avec « Euforia »

Valeria Golino a réuni une magnifique palette d’acteurs autour d’elle dont son amoureux, Riccardo Scamarcio, et l’acteur-réalisateur et producteur Valerio Mastandrea, mais encore Jasmine Pinté, Valentina Cerfs et Isabella Ferrari.
À cinq ans des applaudissements reçus au Festival de Cannes avec son début à la régie, avec Miele, Valeria Golino est revenue dans la section Un Certain Regard avec son second film Euforia. Elle s’est donc entourée  d’acteurs qui, pour elle, « sont un peu aussi sa famille » et le climat d’affection se perçoit à l’écran. D’ailleurs, durant le photocall cannois, l’équipe échangeait des sourires, des plaisanteries et des embrassades.
Ce film, présenté au 71ème Festival de Cannes, dans la section Un Certain Regard, confirme le talent indubitable de Valerio Golino comme réalisatrice.

 

Une situation difficile entre deux frères éloignés – Matteo et Ettore – qui, à cause de la maladie d’Ettore, donne l’occasion de se connaître davantage. Matteo est un jeune entrepreneur prospère, ouvert d’esprit, charmant et dynamique et qui cumule les conquêtes masculines. Son frère Ettore vit toujours dans la petite ville de province où ils sont nés et enseigne au collège local. C’est un homme prudent et honnête. Tous les deux vont découvrir qu’un lien très étroit les rapproche. C’est un homme prudent, tout entier, qui a toujours fait un pas en arrière dans l’ombre pour éviter les erreurs. Ce sont deux personnes apparemment très éloignées. Mais la vie les force à se rapprocher et une situation difficile devient l’occasion pour les deux frères de se connaître et de se découvrir, dans un tourbillon de fragilité, de tendresse et d’euphorie.
Forcés de passer du temps ensemble, malgré la méfiance mutuelle et l’intolérance de Matteo, le poids des souvenirs et la proximité inattendue placent les deux hommes l’un en face de l’autre. Valeria Golino parvient à approfondir l’histoire des relations personnelles et à vivre intensément ses personnages au service d’une histoire forte et bien écrite.

— Riccardo Scamarcio, Valerio Mastandrea – Euforia
© Andrea Pirrello

Le second long métrage de Valeria Golino est le troisième film italien sur le Croisette. La cinéaste met en scène le couple inédit Scamarcio / Mastandrea, pour cette histoire de frères, que tout différencie et que la vie oblige à se rapprocher.
Valeria Golino n’a plus rien à prouver ne tant qu’actrice. Dorénavant, il en va de même en tant que réalisatrice. Abordant un sujet délicat, un frère atteint d’une tumeur incurable, la cinéaste napolitaine réussit à aborder de multiples questions corolaires : avouer à la personne condamnée sa situation, la lui cacher, profiter des instants communs qui il lui reste avec les siens, l’emmener voir l’apparition de la Vierge.

Le film a ému et récolté de vifs applaudissements auprès de la presse. Seule question qui taraude, le titre, car ici, il n’est nullement question d’euphorie mais de tendresse, d’engueulades entre frères aussitôt suivies d’excuses, de culpabilité et de petits gestes, simples mais fréquents, pour traduire son amour à ce frère que tout le monde épargne en lui cachant la vérité mais qui l’a perçue depuis longtemps et sait son temps compté.

Valeria Golino parvient à dépeindre, la sincérité des échanges en famille comme entre amis, avec justesse et émotion.

Firouz E. Pillet, Cannes

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Firouz Pillet

Journaliste RP / Journalist (basée à Genève)

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