Cannes 2022 : Retour à Séoul,de Davy Chou, présenté dans la section Un certain regard, suit la quête d’une jeune Française sur ses origines coréennes

Davy Chou a tourné en Corée l’histoire d’une jeune femme adoptée en France qui, sur un coup de tête, part à la recherche de ses origines, tentant de percer le mystère qui entoure sa naissance et son abandon par ses parents biologiques. (…)

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Cannes 2022 : Metronom, d’Alexandru Belc, présenté dans la section Un Certain Regard, retrace les soubresauts de liberté que vit la jeunesse roumaine sous le régime de Ceausescu

À Bucarest, en 1972, Ana (Mara Bugarin) a dix-sept ans et rêve d’amour et de liberté. Avec son groupe d’amis, elle écoute des groupes de rock de l’Ouest, adhérant au souffle de liberté qui émane de ses tubes. Un soir, elle rejoint ses amis à une fête où ils décident de faire passer une lettre à Metronom, l’émission musicale que Radio Free Europe diffuse clandestinement en Roumanie. (…)

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Cannes 2022 : Les Pires, de Lise Akoka et Romane Guéret, projeté dans Un certain regard, offre une visibilité remarquable et remarquée aux oubliés de la société

Dans le nord de la France, un tournage va avoir lieu cité Picasso, à Boulogne-Sur-Mer. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre et l’excitation est grande. Lors du casting, quatre adolescents, Lily, Ryan, Maylis et Jessy sont choisis pour jouer dans le film. Dans le quartier, tout le monde s’étonne : pourquoi n’avoir pris que « les pires » ? Alors que les interrogations fusent, le tournage va commencer. (…)

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Cannes 2022 :  War Pony, de Riley Keough et de Gina Gammell, présenté dans a section Un certain regard, suit l’âpre chemin de  jeunes Oglala Lakota vers l’âge adulte

War Pony relate l’histoire du destin entrelacé de deux jeunes hommes Oglala Lakota vivant dans la réserve indienne de Pine Ridge. À vingt-trois ans, Bill (Jojo Bapteise Whiting) peine à joindre les deux bouts. Qu’il s’agisse de siphonner de l’essence, de faire des livraisons ou d’élever des caniches, il est déterminé à se frayer un chemin vers le « rêve américain ». Mais sans formation ni diplôme, il devra surmonter de nombreuses embûches sur son chemin. (…)

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Cannes 2022 : Rodeo, présenté à Un Certain Regard, premier long métrage de Lola Quivoron, suit les jeunes férus de cross bitume

Julia (Julie Ledru), jeune fille rebelle et en rupture avec sa famille, vit de petites combines et voue une passion dévorante, presque animale et viscérale, à la pratique de la moto. Des grosses cylindrées, bien sûr, qu’elle enfourche avec facilitée et aisance au grand désarroi des jeunes de son quartier qui pensent fermement que les grosses cylindrées sont l’apanage des hommes. Un jour d’été, elle fait la rencontre d’une bande de motards adeptes du cross-bitume et infiltre ce milieu clandestin, constitué majoritairement de jeunes hommes. Avant qu’un accident ne fragilise sa position au sein de la bande… (…)

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Cannes 2022 : Harka, premier long-métrage de Lofty Nathan, suit un jeune Tunisien qui se bat pour survivre et avoir une vie meilleure en vendant du pétrole de contrebande dans les rues d’une ville aux environs d’Hammamet

Ali (Adam Bessa), jeune tunisien rêvant d’un avenir meilleur, vit une existence solitaire, en vendant de l’essence de contrebande au marché noir. Ali n’a pas suivi l’école et n’a aucune formation mais il ne manque ni de courage ni d’énergie ni de volonté et frappe à toutes les portes pour trouver du travail. À la mort de son père, il doit s’occuper de ses deux sœurs cadettes, livrées à elles-mêmes dans une maison dont elles seront bientôt expulsées. En effet, la mère de famille est morte depuis longtemps et le frère aîné, Skander, a quitté le foyer familial pour devenir serveur dans un hôtel d’Hammamet, livrant sa fratrie à elle-même. Face à cette soudaine responsabilité et aux injustices auxquelles il est confronté, Ali s’éveille à la colère et à la révolte. Celle d’une génération qui, plus de dix ans après la révolution, essaie toujours de se faire entendre… En arabe, harka signifie « mouvement », plus spécifiquement le terme désigne un groupe de soldats volontaires qui se sont réunis ensemble pour se battre. (…)

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Cannes 2022 : Tirailleurs, de Mathieu Vadepied, dépeint le drame d’un père et d’un fils sénégalais expédiés au nom de la Mère Patrie dans l’enfer des tranchées pendant la Première Guerre mondiale

Ce mercredi 18 mai, le film de Mathieu Vadepied a été présenté en ouverture dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2022. En 1917, Bakary Diallo (Omar Sy), un père de famille agriculteur peul du Sénégal, s’enrôle dans l’armée française pour rejoindre Thierno, son fils de dix-sept ans, qui a été recruté de force. Aussitôt munis d’un fusil et affublés de l’uniforme de l’armée française, Bakary et Thiemo (Alassane Diong) assistent au discours d’un général français qui les invite à combattre et donner leur vie à la France qui leur rendra toute sa gratitude. Père et fils vont devoir affronter la guerre ensemble. Galvanisé par la fougue de son officier (Jonas Bloquet) qui veut le conduire au cœur de la bataille dans les Ardennes pour gagner une colline de trois-cents mètres sur la ligne de front allemande, Thierno va s’affranchir et apprendre à devenir un homme tandis que Bakary va tout faire, en économisant sa solde et essayant de trouver des voies d’issue pour sortir de l’enfer des tranchées, pour l’arracher aux combats et le ramener sain et sauf au pays. Epié par un autre tirailleur peul, Salif, (Bamar Kane), qui survit par le biais de combines, Bakary accepte de lui donner ses économies afin que son fils et lui puissent quitter la division de l’officier Chambreau sur un envoi de cadavres de tirailleurs pour gagner le Havre où les attend un bateau pour le Sénégal. (…)

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Sur les écrans suisses: Grosse Freiheit, de Sebastian Maise, rappelle la terrible condition des homosexuels dans l’Allemagne d’après-guerre

En Allemagne de l’Ouest, en 1968 : une période de protestations et de réveil pour la société… Mais pas pour Hans (Franz Rogowski) qui se trouve derrière les barreaux après avoir été surpris, et filmé à son insu, en train d’avoir des relations sexuelles avec un homme. (…)

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Cannes 2021 : Moneyboys, de C.B. Yi, présenté dans Un certain regard, dépeint les affres existentiels d’un prostitué homosexuel dans le sud de la Chine

Présenté dans la sélection Un Certain regard du Festival de Cannes 2021, Moneyboys, de C.B. Yi ose traiter d’un sujet particulièrement tabou dans la Chine contemporaine : la prostitution masculine.
Pour subvenir aux besoins de sa famille, le jeune Fei, originaire d’un petit village pêcheurs du Sud de la Chine, se prostitue dans les grandes villes et finit par s’établir à Shenzhen. Fei gagne donc sa vie comme Moneyboy. Son monde s’effondre lorsqu’il se rend compte que sa famille accepte son argent mais pas son homosexualité; elle lui interdit de retourner au village pour les funérailles de son grand-père. Le cœur brisé, Fei lutte pour écrire un nouveau chapitre de sa vie.
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Cannes 2021 : Mes frères et moi, de Yohan Manca, présenté dans Un certain regard, suit un jeune adolescent dans sa découverte du chant lyrique comme échappatoire aux marasmes de la vie

Nour (Maël Rouin Berrandou) a douze-treize ans et vit dans un quartier populaire dans le sud de la France, au bord de la mer dans une ville qui n’est pas nommée. La séquence d’ouverture le montre, assis sur un muret, tentant de faire la conversation à une adolescente muette comme une carpe tant elle est absorbée par l’écran de son téléphone. Nour lui commente ses frères en train de jouer au football sur la plage : l’aîné, Abel (Dali Benssalah), Mo le cadet (Sofian Khammes),et le troisième, Hédi (Moncef Farfar). En voix off, Nour annonce que « l’été sera chaud et qu’il ne faudra jamais marcher pied nus sauf sur le sable quand il est mouillé ».
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