Locarno 2018 : « L’ospite » de Duccio Chiarini ausculte les angoisses masculines face aux imprévus de la vie. Rencontre

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Son dernier long métrage, L‘ospite (L‘hôte), présenté sur la Piazza Grande au Festival de Locarno 2018, suit les questions existentielles de Guido qui pensait mener une vie tranquille et paisible jusqu’au jour où un accident de préservatifs arrive et remet en question sa relation avec sa compagne. Il est pris de panique face à cette situation puisqu’elle se retrouve enceinte. Il va s’enquérir auprès de leurs couples d’amis et découvre, avec étonnement, que ceux-ci, sous des apparences sereines, connaissent également beaucoup de remises en question.

Nous avons rencontré le réalisateur Duccio Chiarni, qui nous a confessé qu’il y avait une grande part d’autobiographie dans ce film.
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Locarno 2018 : Humour noir décalé, servi par d’immenses acteurs, pour le dernier opus de Denis Rabaglia, Un nemico che ti vuole bene. Rencontre.

Une nuit de pluie, le professeur Enzo Stefanelli (interprété par le facétieux Diego Abatantuono qui montre encore une fois ici son immense talent) sauve sa vie à un jeune homme blessé par une arme à feu. En retour, le tueur, un tueur professionnel, promet de trouver et de tuer un de ses ennemis, quel qu’il soit. Bien qu’Enzo insiste sur le fait qu’il n’a pas d’ennemi, le jeune homme commence à en chercher un, créant le chaos dans la vie du professeur. Au début, sceptique, Enzo ouvre finalement les yeux sur sa vie et sur les gens autour de lui… Enzo sera-t-il capable d’identifier son véritable ennemi? Et comment le tueur va-t-il se comporter et devenir son seul ami? Et s’il était vrai que chacun de nous a un ennemi à éliminer?
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Locarno 2018 – Menocchio d’Alberto Fasulo, en compétition internationale, a enthousiasmé la presse italienne

Menocchio du Frioul Alberto Fasulo, concourt en compétition au Festival de Locarno ce samedi et était attendu avec impatience par la presse de la péninsule. La première mondiale du film relate l’histoire du meunier Domenico Scandella, de Montereale, qui a vécu dans la seconde moitié du XVIe siècle, affirmant des idées novatrices face aux préceptes rigides de l’Église catholique afin de défendre la liberté de pensée.
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Exposition exceptionnelle du maître vénitien Tintoret au Musée du Luxembourg de Paris jusqu’au 1er juillet 2018

Le Musée du Luxembourg de Paris met en vedette un des plus attrayants peintres de la Renaissance vénitienne avec l’exposition Tintoret-Naissance d’un génie » réalisé grâce aux efforts communs des musées nationaux du Grand Palais et Wallraf-Richartz-Museum & Fondation Corboud de Cologne où l’exposition était présentée l’année dernière.
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Cannes 2018 – compétition officielle: « Dogman », de Matteo Garrone, brosse un portrait terrible de l’Italie du Sud

Dans une banlieue déshéritée, quelque part sur une étendue grise et oubliée de la côte italienne, Marcello (Marcello Fonte), toiletteur pour chiens discret et apprécié de tous, voit revenir de prison son ami Simone (Edoardo Pesce), un ancien boxeur accro à la cocaïne qui, très vite, rackette et brutalise le quartier, et en particulier Matteo qui, fluet et malingre, ne peut se défendre qu’avec sa gentillesse. D’abord confiant, Marcello se laisse entraîner malgré lui dans une spirale criminelle. Il fait alors l’apprentissage de la trahison et de l’abandon, avant d’imaginer une vengeance féroce.
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Cannes 2018 : Valeria Golino revient sur la Croisette en tant que réalisatrice avec « Euforia »

Valeria Golino a réuni une magnifique palette d’acteurs autour d’elle dont son amoureux, Riccardo Scamarcio, et l’acteur-réalisateur et producteur Valerio Mastandrea, mais encore Jasmine Pinté, Valentina Cerfs et Isabella Ferrari.
À cinq ans des applaudissements reçus au Festival de Cannes avec son début à la régie, avec Miele, Valeria Golino est revenue dans la section Un Certain Regard avec son second film Euforia. Elle s’est donc entourée d’acteurs qui, pour elle, « sont un peu aussi sa famille » et le climat d’affection se perçoit à l’écran. D’ailleurs, durant le photocall cannois, l’équipe échangeait des sourires, des plaisanteries et des embrassades.
Ce film, présenté au 71ème Festival de Cannes, dans la section Un Certain Regard, confirme le talent indubitable de Valerio Golino comme réalisatrice.
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Cannes 2018 : Alice Rohrwacher revient sur la Croisette avec Lazzaro felice (Heureux comme Lazzaro), un conte moderne porté par un anti-héro bienveillant

Quatre ans après le succès de son film Le meraviglie (Les merveilles), qui lui a valu le Grand Prix du jury qu’elle a reçu des mains de Sophia Loren, la réalisatrice italienne revient en compétition avec l’histoire de la transformation de la société, « un film politique et religieux qui raconte un monde perdu », comme elle l’a expliqué lors sa la conférence.
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De l’art et de la science : « Le CERN et le sens de la beauté » de Valerio Jalongo, propose une visite inédite du CERN – Rencontre

Des œuvres d’art harmonieuses, de magnifiques peintures rupestres des toiles gigantesques et la recherche sur les particules subatomiques ? A priori, l’art et la science, en particulier la recherche nucléaire, n’ont rien en commun … Mais le documentaire du cinéaste Valerio Jalongo prouve le contraire en proposant une immersion insolite et inédite au cœur du CERN; dans les arcanes du grand collisionneur souterrain du CERN, à Genève, avec la participation de nombreux théoriciens, expérimentateurs et techniciens travaillant dans le laboratoire.
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Berlinale 2018 – compétition jour #4: La prière / Figlia mia / Toppen av ingenting (The Real Estate)

4e jour de compétition, les yeux commencent déjà à se creuser, les patiences à s’émousser et les avis à se trancher ! Journée éclectique allant crescendo, avec un premier film, La Prière de Cédric Kahn, très décevant, le film italien de la mi-journée qui a enchanté les journalistes et le dernier qui les a divisé autour d’un film scandinave totalement déjanté !
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Mostra 2017: Présenté hors compétition, Il colore nascosto delle cose est le dixième film de Silvio Soldini

Lui, c’est Teo (Adriano Giannini), un publicitaire bellâtre, charmant et fougueux qui vit au jour le jour, fuyant toute responsabilité et stabilité, dévalant les rues de Rome avec sa moto; Teo a perdu contact avec la famille, a une petite amie officielle, Greta, et une maîtresse pocntuelle, un travail qu’il aime et l’amène à être toujours en contact avec son monde. Elle, c’est Emma (Valeria Golino), est une femme aveugle, séparée de son mari; autonome, Emma est ostéopathe, déterminée et responsable, a de nombreux amis et aide une adolescente non voyante à faire de son handicap une force grâce au pouvoir de l’imagination.
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