Berlinale 2020 – Quote of The Day #6: réponse des frères Fabio & Damiano D’Innocenzo à une question sur le Coronavirus en Italie

En conférence de presse, une journaliste leur demande de faire un commentaire sur l’apparition du coronavirus en Italie et s’ils avaient peur – Très agacés ils décident tout de même de répondre: (…)

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Berlinale 2020 – Compétition : Favolacce (Bad Tales) des frères Fabio & Damiano D’Innocenzo laisse un sentiment circonspect

Difficile de dire quelle est la nature et la qualité de cette coproduction italo-suisse. Elle laisse perplexe quant à ses intentions. Les frères D’Innocenzo veulent-ils nous dire quelque chose ou cherchent-ils simplement à jouer avec le spectateur ? À commencer par ce narrateur dont on ne sait pas qui il est vraiment, ni même s’il nous raconte son histoire ou une histoire pour nous faire peur.
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Berlinale 2020 – Compétition : Volevo nascondermi (Hidden Away), un biopic sur l’artiste-phare de la peinture naïve en Italie, Antonio Ligabue

En français, le titre traduit du biopic sur l’artiste italien Antonio Ligabue signifie : je voulais me cacher. Malheureusement, il s’avère que le spectateur a également rapidement ce désir, partir loin, hors du champ hyper classique, emphatique et totalement ennuyeux que met en scène Giorgio Diritti.
Le raté magistral de ce film est de partir d’une première partie où les origines de Toni et ses premières années sont dépeintes de manière énergique, volontaire, avec un point de vue cinématographique qui offrent une entrée en matière intéressante qui aurait pu être creusée, pour continuer sur une suite d’épisodes narratifs et visuels qui s’enfonce à chaque minute qui passe dans le classicisme le plus plat. La première demi-heure nous plonge dans une sauvagerie ambiante saisissante – et ici on parle moins de celle de l’enfant difficile et intenable qu’est Toni que celle de ses petits camarades qui le briment, de ses professeurs qui le rabaissent ou les voisins de la famille qui s’apitoient tout en jetant leur venin de préjugés envers les Italiens.
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Cannes 2019 : Il Traditore (Le traître), de Marco Bellocchio, en compétition à Cannes, replonge de manière saisissante le public dans la lutte anti-mafia mené par le juge Falcone

Au début des années 1980, la guerre entre les parrains de la mafia sicilienne, la Cosa Nostra, est à son comble. Tommaso Buscetta (Pierfrancesco Favino), membre de Cosa Nostra, fuit son pays pour se cacher au Brésil avec sa troisième épouse, Cristina (Maria Fernanda Cândido) et leurs enfants.. Pendant ce temps, en Italie, les règlements de comptes s’enchaînent, et les proches de Buscetta sont assassinés les uns après les autres. Arrêté par la police brésilienne puis extradé, Buscetta, prend une décision qui va changer l’histoire de la mafia : rencontrer le juge Giovanni Falcone (Fausto Russo Alesi) et trahir le serment fait à Cosa Nostra.
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Santiago, Italia – le nouveau film de Nanni Moretti marque le retour du réalisateur italien engagé

Trois ans après Mia madre (2015), Nanni Moretti, revient au cinéma avec un documentaire sur le coup d’État chilien et l’assaut du Palais de la Moneda dont le titre en dit déjà long : Santiago, Italia. Nanni Moretti, réalisateur de Caro diario (1994), Aprile (1998), La stanza del figlio (2001) ou Habemus Papam (2011), revient sur les écrans avec Santiago, Italia (2018), un documentaire passionnant qui reconstitue le rôle joué par l’ambassade d’Italie après le coup d’État contre Salvador Allende pour sauver des centaines de personnes persécutées par le régime d’Augusto Pinochet.
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Berlinale 2019 – Panorama : Dafne – Prix FIPRESCI pour une histoire bouleversante et caustique entre un père et sa fille

Quelle joie de voir danser Dafne, déliée de toute pesanteur et amarres diurnales, dans une bulle de bonheur palpable et communicatif. D’ailleurs Dafne, à la personnalité et au caractère bien trempés, s’affranchit de certaines inhibitions sociales, sans jamais ne faire éclater le cadre, souvent de manière espiègle ou narquoise, parfois candide, mais faisant toujours mouche dans le miroir tendu aux autres. C’est que Dafne est atteinte du syndrome de Down, ce qui ne l’empêche nullement d’être une femme dans la trentaine comme les autres dans ses relations avec sa famille, ses amis et ses collègues de travail. Jusqu’à ce que le caillou dans sa chaussure qui entrave sa marche dans la première scène devienne celui qui marque son chemin de vie lorsque sa mère décède subitement après les vacances d’été.
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Berlinale 2019 – Compétition jour #6: La paranza dei bambini (Piranhas) – Une jeunesse abandonnée par la société civile et repêchée par la société du crime

Naples. Nicola et ses amis ont quinze ans. Ils veulent sortir avec des filles, entrer dans des discos, acheter des vêtements cool, des scooters tout neufs (ce qui nous vaut une belle course-poursuite à deux-roues dans les rues de Naples)… bref, faire de l’argent. Pour y arriver, Nicola, charismatique, intelligent et voulant à la fois sortir de sa condition d’enfant de pauvre et surtout faire en sorte que sa mère ne doive plus payer « sa protection », échafaude des plans, plus ou moins foireux, pour entrer dans le milieu. Mais une fois dans la place, il va s’aguerrir et son ambition va grandir. Encore enfants, ils jouent avec des armes mais, dans une sorte de saut quantique, Nicola et ses amis vont changer de dimension lorsqu’ils vont prendre le pouvoir dans le quartier de Sanità et que cet attirail va devenir des machines de pouvoir et de mort. Le jeune homme a une vision romantique de son action – sous sa direction les petites gens ne doivent plus payer la taxe de protection, il offre des maillots de foot aux plus jeunes pour leur équipe, etc. – et l’illusion s’installe en lui d’apporter le bien d’apporter bien même si c’est par le mal.
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L’ora legale (Ab heute sind wir ehrlich), la satire politique du duo Ficarra et Picone sort en Allemagne

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Film agréable à regarder, qui joue sur les clichés de manière ostentatoire qui renvoient à des références populaires ou, c’est ici le plus intéressant, tel un miroir, aux propres contradictions du spectateur, car bien sûr, vu l’état actuel des pays européens, nul besoin d’être italien pour se reconnaître dans quelques reflets aveuglants. Comédie très enlevée, également grâce à une bande-son et chansons dédiées qui accompagnent avec brio le propos. Film à voir bien sûr absolument en version originale, la langue étant partie prenante du rythme si particulier aux comédies italiennes, aux doubles-sens et à la vivacité qu’elles dégagent.
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Musée national du cinéma à Turin : Cinéma mon amour

On visite le Musée national du cinéma de Turin comme on ouvrirait une gigantesque armoire aux souvenirs. Délicieux, tendres ou cruels, nos réminiscences de spectateurs émerveillés ou transis rejaillissent au fil des 3200 mètres carrés d’exposition, des 20 000 appareils, peintures et œuvres d’art et plus de 12 000 bobines de film. De quoi rendre espoir aux cinéphiles désabusés par Netflix.
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Locarno 2018 : « L’ospite » de Duccio Chiarini ausculte les angoisses masculines face aux imprévus de la vie. Rencontre

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Son dernier long métrage, L‘ospite (L‘hôte), présenté sur la Piazza Grande au Festival de Locarno 2018, suit les questions existentielles de Guido qui pensait mener une vie tranquille et paisible jusqu’au jour où un accident de préservatifs arrive et remet en question sa relation avec sa compagne. Il est pris de panique face à cette situation puisqu’elle se retrouve enceinte. Il va s’enquérir auprès de leurs couples d’amis et découvre, avec étonnement, que ceux-ci, sous des apparences sereines, connaissent également beaucoup de remises en question.

Nous avons rencontré le réalisateur Duccio Chiarni, qui nous a confessé qu’il y avait une grande part d’autobiographie dans ce film.
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