j:mag

lifestyle & responsible citizenship

Cinéma / KinoCulture / Kultur

Le Pharaon, le Sauvage et la princesse, de Michel Ocelot, confirme l’amour immodéré pour le conte du talentueux réalisateur qui a conservé son âme d’enfant. Rencontre

Le Pharaon, le Sauvage et la princesse, la dernière création de Michel Ocelot entraîne un public varié, jeune et moins jeune, réunissant plusieurs générations pour les immerger dans trois contes différents qui concernent trois époques distinctes, restituant avec minutie trois univers totalement différents graphiquement : tout d’abord une épopée de l’Égypte antique avec un pharaon noir, Koushite, qui sollicite les conseils et la protection dieux splendides, puis une légende médiévale de l’Auvergne et enfin une fantaisie du XVIIIe siècle dans des costumes ottomans et des palais turcs où des amoureux astucieux font fi du diktat royal.

Le Pharaon, le Sauvage et la princesse de Michel Ocelot
© 2022 Nord Ouest Films StudioO/Les Productions du Ch’timi/Musée du Louvre/Artémis Productions

Venu à Genève pour présenter son film et échanger avec le public aux cinémas Les Scala dans le cadre d’Animatou, Michel Ocelot a rencontré avec enthousiasme la presse malgré un début de refroidissement. Il s’est confié sur la genèse de ces trois contes, sur les trois équipes qu’il a constituées pour créer des univers graphiques liés à chaque époque, sur le travail pour trouver les voix.

Michel Ocelot a avoué avoir mis six ans à tourner Dilili à Paris (2018) et que le sujet de la maltraitance avait été lourd à porter, il avait donc envie de s’adonner à un projet plus léger. Mais ce sont trois sujets qui l’ont finalement inspiré, dont un conte recueilli par Henri Pourrat, Le Conte du Beau Sauvage.

Michel Ocelot a souligné que dans le monde du film d’animation, il y a un avant Kirikou (1998) et un après Kirikou, en particulier dans la méthode de travail.

Les années passent et Michel Ocelot reste un éternel enfant à l’esprit alerte, distillant des rêves contrastés et des fantaisies savoureuses, peuplés de dieux bienveillants, de tyrans révoltants, de justiciers réjouissants, de princes et de princesses, avec de multiples références, un panache de couleurs bigarrées et un graphisme si savoureux.

Rencontre audio avec Michel Ocelot.

 

Firouz E. Pillet

j:mag Tous droits réservés

Firouz Pillet

Journaliste RP / Journalist (basée/based Genève)

Firouz Pillet has 995 posts and counting. See all posts by Firouz Pillet

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*