Omar Porras : ses sources d’inspiration, ses méthodes, « Amour et Psyché » et les trente ans du Teatro Malandro – Rencontre

Omar Porras mêle l’art de l’acteur, du masque, de la marionnette, la danse et la musique. Initialement danseur avant d’être comédien, Omar Porras place le corps au centre de ses recherches théâtrales, dans un travail d’harmonisation entre l’acte et la parole. Comme il le souligne, « le corps vient en premier et soutient les mots ». Les spectacles du metteur et comédien originaire de Bogota, en Colombie, regorgent d’une énergie qui galvanise et euphorise, une énergie vivifiante et communicative qui envahit les spectateurs et les habitent encore bien au-delà du baisser du rideau Cette énergie émane des acteurs eux-mêmes, transfigurés en créatures inventives et poétiques qui rapportent des événements simples, comiques ou tragiques, ou tragi-comiques comme dans Amour et Psyché, des comédiens rendus extraordinaires par le truchement du masque, des costumes et du geste.

Amour et Psyché d’après Molière – adaptation Marco Sabbatini , mise scène Omar Porras
Image courtoisie Teatro Malandro

Le répertoire d’Omar Porras puise autant dans les classiques avec Faust de Marlowe (Théâtre du Garage, Genève, 1993), Othello de Shakespeare (Comédie de Genève, 1995), Les Bakkantes d’après Euripide (Forum de Meyrin, Genève, 2000), Ay ! QuiXote d’après Cervantès (Théâtre de Vidy, Lausanne, 2001), El Don Juan de Tirso de Molina (Théâtre de la Ville, Paris, 2005), Pedro et le commandeur de Lope de Vega (Comédie-Française, 2006), Les Fourberies de Scapin de Molière (Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, 2009), que dans les textes modernes et contemporains avec La Visite de la vieille dame de Friedrich Dürrenmatt (Théâtre du Garage, Genève, 1993 ; Forum de Meyrin, Genève, 2004 ; Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, 2015), Ubu Roi de Jarry (Théâtre du Garage, Genève, 1991), Striptease de Slawomir Mrozek (Ateliers de Sécheron, Genève, 1997), Noces de sang de Federico Garcia Lorca (Comédie de Genève, 1997), Maître Puntila et son valet Matti de Bertolt Brecht (Théâtre Forum Meyrin, Genève, 2007). En 2003, Omar Porras monte pour la première fois le conte musical Histoire du soldat de Ramuz et Stravinsky (Théâtre Am Stram Gram, Genève). Il le reprend en 2015, à l’Am Stram Gram également.  Avec Bolivar : fragments d’un rêve de William Ospina en 2010, il célèbre les vingt ans du Teatro Malandro (tournée en France, en Suisse et au Japon). L’année suivante, il reprend au Japon El Don Juan avec la troupe du SPAC (Shizuoka Performing Arts Center). Il enchaîne ensuite avec L’Éveil du printemps de Wedekind et Les Cabots, une pièce chorégraphique imaginée et interprétée avec Guilherme Botelho de la Cie Alias.

En 2014, Omar Porras est nommé directeur du TKM Théâtre Kléber-Méleau, installé dans l’ancienne usine à gaz de Renens et qui fut créé en 1979 par Philippe Mentha. Il est entré en fonction le 1er juillet 2015.

Il était difficile, voire impossible de rencontrer Omar Porras, toujours en déplacement entre le TKM, ses spectacles invités comme Amour et Psyché à la Cuisine du Théâtre de Carouge et ses divers projets. A peine rentré de Budapest, juste avant de prendre son train pour Lausanne pour la représentation de Le Cid, au TKM du 2 au 12 mai 2019, Omar Porras nous a parlé de ses inspirations, de l’hommage du théâtre à la mythologie comme dans Amour et Psyché, de l’année anniversaire des trente ans du Teatro Malandro qu’il a créé à Genève en 1990 et nous convie à la présentation de la nouvelle saison du TKM le 6 juin 2019 au Théâtre Kléber-Méleau, à Renens. Avis aux amateurs ! L’invitation est lancé par le maître des lieux.

Rencontre.

 

Firouz E. Pillet

© j:mag Tous droits réservés

Firouz Pillet

Journaliste RP / Journalist (basée à Genève)

Firouz Pillet has 322 posts and counting. See all posts by Firouz Pillet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*