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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Qui brille au combat, de Joséphine Japy : une famille face au handicap, entre amour inconditionnel et tourments personnels. Rencontre

C’est avec une profonde émotion que nous publions ces lignes. Cet entretien, réalisé récemment par notre collaboratrice Firouz E. Pillet, est l’un de ses derniers travaux. Jusqu’au bout, elle aura porté son regard acéré et sa plume sensible sur le cinéma qui compte. Nous avons choisi de partager ce texte et cet entretien tels qu’elle les avait conçus, en témoignage de son engagement et de sa passion pour le septième art.
Le film est à voir sur les écrans romands.
Le titre, Qui brille au combat, peut surprendre. Pourtant, la cinéaste explique qu’il s’agit de l’étymologie du prénom Bertille — qui est, dans le film, la plus jeune des deux sœurs de la famille Roussier. Bertille (interprétée par Sarah Pachoud) souffre d’un handicap autistique lourd au diagnostic incertain. Autour d’elle, la famille maintient un équilibre fragile. Cette enfant accapare les efforts, les pensées et l’énergie de chaque membre du foyer, d’autant que sa vie peut basculer à tout moment. Dans ce rythme effréné marqué par l’incertitude, chacun tente de se construire : les parents, Madeleine (Mélanie Laurent) et Gilles (Pierre-Yves Cardinal), comme la sœur aînée, Marion (Angelina Woreth). (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Here we are (My Kid), de Nir Bergman, propose une chemin initiatique entre un père et son fils autiste, sous forme de road-movie, pour accepter la séparation inéluctable

Aharon (Shai Avivi) a consacré sa vie à élever Uri (Noam Imber), son fils autiste. Ensemble, ils vivent dans le Nord d’Israël, à Tivon, dans une routine complice et joyeuse, faite de rites qui rassurent et calment Uri comme se mettre à se marcher en levant les jambes pour éviter d’écraser des escargots qu’Uri croit voir, même en plein été. Dans la succession des rites quotidiens, père et fils attendent avec joie et humour ces petits bonheurs, ces habitudes qui scandent leurs journées et sécurisent le jeune homme autiste : manger des petites pâtes en étoiles, nourrir les poissons rouges et blancs de l’aquarium, danser sur Gloria d’Umberto Tozzi en chantant à tue-tête, rentrer du vélo depuis la gare, prendre le train pour aller à Tel Aviv et rentrer aussitôt, aller manger des pizzas au bistrot du village. Mais ce qu’Uri aime par-dessus tout, c’est de regarder sur son petit lecteur de DVD portable les films de Chaplin, en particulier Le Kid qu’il peut regarder en boucle sans jamais s’en lasser  ! D’où le complément du titre ! (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Regarde-moi (Look at me) du cinéaste tunisien Nejib Belkhadi – Paternité, autisme, altérité

Lofti est fier comme oscar de la future naissance de son premier enfant. Le futur père de famille, décrit dès les premières scènes comme colérique, bagarreur, hyper macho mais très protecteur et attentif à sa compagne Sophie avec laquelle il vit en France. Tout semble suivre son cours dans la meilleure direction pour le couple jusqu’au moment où le frère de Lofti l’appelle de Tunisie en lui demandant de revenir le plus vite possible. Rattrapé par sa vie antérieure, dont Sophie n’est absolument pas au courant, il se retrouve plongé dans le monde de l’autisme, celui de son fils de 9 ans Youssef qu’il n’a pas revu depuis 7 ans et celui des conflits familiaux sous-tendus plus par le qu’en-dira-t-on que par la tradition.
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