Les Bienheureux (2017) de Sofia Djama : un rétroéclairage très juste sur l’actualité algérienne (2019)

L’après décennie noire inspire les jeunes réalisateur.trice.s qui depuis quelques années revitalisent le cinéma algérien (ici un article que nous avions article consacré à cette nouvelle génération). Sofia Djama, dont Les Bienheureux (The Blessed) est le premier long métrage présenté à la Mostra de Venise 2017, prend à bras le corps ce sujet qui, comme le printemps des hirondelles attendues par Karim Moussaoui (En attendant les hirondelles) la même année 2017, se retrouve directement face à l’actualité en ce début 2019. Ces deux films dépeignent une société désillusionnée empêtrée, après une décennie de terrorisme traumatisante, dans un conflit générationnel qui aliène les avancées collectives et les projets de vie individuels. Mais le verrou a enfin sauté et Sofia Djama était rayonnante à la présentation de son film ce 4 avril 2019, première projection après la démission du président Abdelaziz  Bouteflika  !

« Si mon film perd un jour de son actualité, j’en serais heureuse !»

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Amra and the Second Marriage : une satire féroce de la classe moyenne saoudienne

Second film du réalisateur saoudien Mahmoud Sabbag (Barakah Meets Barakah, 2016), cette comédie noire et amère entre de plain-pied dans le genre de la satire et lui permet de mordre à pleines dents le ridicule d’une société arc-boutée sur les apparences, le qu’en-dira-t-on et régie par les superstitions et le matérialisme. Cependant, pas d’angélisme du côté du réalisateur : tout le monde en prend pour son grade. Les imams rétrogrades et vénaux qui font leur beurre plus sur la superstition des gens que sur leur foi, les hommes lâches et hypocrites, mais aussi les femmes, jalouses, médisantes et méchantes à côté du rôle cliché mais non dénué d’une bonne part de réalité de la belle-mère cerbère de la lignée et de l’honneur de son fils, comme celui des filles d’Amra ingrates et égoïstes en passant par Amra elle-même, pétrie dans ses contradictions et enfermée dans les cloisons de sa vision de la vie.
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Regarde-moi (Look at me) du cinéaste tunisien Nejib Belkhadi – Paternité, autisme, altérité

Lofti est fier comme oscar de la future naissance de son premier enfant. Le futur père de famille, décrit dès les premières scènes comme colérique, bagarreur, hyper macho mais très protecteur et attentif à sa compagne Sophie avec laquelle il vit en France. Tout semble suivre son cours dans la meilleure direction pour le couple jusqu’au moment où le frère de Lofti l’appelle de Tunisie en lui demandant de revenir le plus vite possible. Rattrapé par sa vie antérieure, dont Sophie n’est absolument pas au courant, il se retrouve plongé dans le monde de l’autisme, celui de son fils de 9 ans Youssef qu’il n’a pas revu depuis 7 ans et celui des conflits familiaux sous-tendus plus par le qu’en-dira-t-on que par la tradition.
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Das Arabische Filmfestival Berlin ALFILM feiert sein 10-jähriges Jubiläum – Mabrouk!

Es ist ein Festival, das wir seit seiner Gründung verfolgt haben: Welche intensiven Landschaften arabischer Kinos er uns seit seinen Anfängen bieten konnte! Und diese Jubiläumsausgabe wird spannend, engagiert, offen für thematische und kreative Vielfalt, kurz gesagt, im Einklang mit dem, was diese leidenschaftlichen ALFILM-Organisatoren mit der Qualität eines Festivals machen.
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Mein Paradies d’Ekrem Heydo : le cœur crevé de Serê Kaniyê, ville multiethnique du nord de la Syrie

Mein Paradies d’Ekrem Heydo, documentaire présenté à la 9è édition d’ALFILM, reflète malheureusement non seulement l’état d’une région à feu et à sang depuis 7 ans mais à nouveau une actualité, celle de la récente offensive turque au nord de la Syrie toujours en cours.

« Un paradis sans êtes humains n’est pas un paradis »
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La Belle et la meute de la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania fait l’ouverture d’ALFILM 2018

Le festival du film arabe de Berlin – ALFILM (du 11 au 18 avril 2018) – s’ouvre ce mercredi 11 avril à 19h au cinéma Arsenal avec le film de Kaouther Ben Hania, La belle et la meute (en présence de l’actrice principale Mariam Al Ferjani), qui avait eu sa Première au festival de Cannes 2017 dans la section Un certain regard. Cette terrible histoire est librement adaptée de l’ouvrage Coupable d’avoir été violée (Ed. Michel Lafon) de Meriem Ben Mohamed qui relate un fait divers qui avait bouleversé la Tunisie post-révoltes, celui d’une étudiante violée par des policiers et le cauchemar qui s’en suit pour que justice lui soit faite. Très habilement, la réalisatrice pose son récit sur une seule nuit pendant laquelle le spectateur est immergé avec victimes dans les couloirs kafkaïens des institutions tunisiennes. En 2018, avec les révélations qui secouent le monde entier depuis l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo, il est remarquable de constater que, malgré des spécificités sociétales et politiques locales, ce film a des résonances tout à fait universelles.
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9e édition du Festival du film arabe de Berlin – ALFILM 11-18 avril 2018

La 9è édition du Festival du film arabe de Berlin offre une belle programmation avec des films primés à l’international – dont le film suisse de Karim Sayad , Des hommes et des moutons, qui a reçu le Prix du meilleur documentaire aux Journées de Soleure et que j:mag a interviewé pour sa sortie romande – ainsi qu’une thématique abordée très intéressante : « réflexions sur les masculinités arabes ».
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Le Prix de Soleure 2018, « Des mouton et des hommes » du cinéaste lausannois Karim Sayad, sort sur les écrans romands – Rencontre [audio]

Né en 1984 d’un père algérien et d’une mère suissesse, Karim Sayaf obtient un Master en Relations Internationales de l’Institut Universitaire des Hautes Études Internationales et du Développement de Genève. Avec son premier long-métrage, le documentariste a conquis à l’unanimité le jury du Prix de Soleure 2018, sa principale distinction.
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9. Ausgabe des Arabischen Filmfestivals Berlin – ALFILM 11.-18. April 2018

Das Herz des Festivals schlägt wieder im Arsenal aber bietet auch Vorführungen und Veranstaltungen in anderen Orten der Stadt wie das City Kino, fsk, Wolf Kino (dort wird auch die Vorträge von Mohanad Yaqubi und Irit Neidhart „For an Invisible People, Camera Would Be Their Weapon“ veranstaltet) , und im Al Hamra die Festival-Party.

Highlights des Festivals
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