37e édition du Filmfest München – Une belle occasion pour le public de voir les films présentés dans les grands festivals de  l’année écoulée – jusqu’au 6 juillet 2019

[article mis à jour régulièrement avec les liens vers les critiques et interviews]

 

 

Le festival du film de Munich est le second festival allemand en importance après la Berlinale. Très convivial, très ouvert au public – on regrettera tout de même que l’ouverture du festival ne se fasse que sur invitation –  le Filmfest München offre chaque année une large palette de films dans de nombreuses sections et genres, y compris deux sections « séries » , une internationale et une allemande, qui ne sauraient manquer aux festivals contemporains. Cette année, le festival se met enfin à la page de la VR (Virtual Reality), du 2 au 4 juillet, sous la dénomination Virtual Worlds ; la manifestation est gratuite mais pour éviter les longues files d’attente, il est conseiller de réserver en ligne un créneau.

Un peu comme tous les festivals de moyenne envergure en début d’été qui se trouvent entre les quatre festivals de catégorie A (1er semestre de l’année la Berlinale et le festival de Cannes, 2e semestre le festival de Locarno et la Mostra de Venise), il propose un certain nombre de films présentés dans les quatre festivals précédents. Ceci est également valable pour les festivals d’envergure comparable et dans la même période que sont Karlovy Vary (KVIFF ) en République tchèque ou le  Festival international du film Nouveaux Horizons (MFF Nowe Horyzonty) à Wrocław (Pologne) qui voient une sorte de tournée des films et des invités. Très bonne occasion pour le public de voir ces films, parfois avant leur sortie, dans de très beaux cadres et en goûtant l’air d’un festivalier en été, à côté, entre autres, de sections comme les films indépendants du monde entier, le nouveau cinéma allemand ou la section dédiée aux films pour les jeunes tout à fait visibles par les adultes. Cependant, comme un festival se doit d’avoir une compétition s’il veut attirer tout le petit monde qui tourne sur le circuit, on peut se demander s’il est judicieux de mettre dans la section compétition CineMasters le vainqueur de la Palme d’or 2019 comme ce fut le cas l’année passée où de bien entendu, Shoplifters de Hirokazu Kore-eda avait remporté le Prix du meilleur film international. Ceci était tout à fait mérité mais il est difficile de s’imaginer le jury se distinguer du jury du « plus grand festival du monde » en donnant le prix à un autre film…
En tout, 180 films provenant de 62 pays seront présentés. En outre, il est possible d’assister gratuitement (sous la devise « premiers arrivés, premiers servis » à de nombreux panels, rencontres-discussions avec des cinéastes et/ou acteurs – certaines sont prises d’assaut, ce qui risque d’arriver le 29 juin pour la rencontre avec Antonio Banderas, le 1er juillet avec Ralph Fiennes ou le 4 juillet avec Bong Joon Ho par exemple ; quelques-unes d’entre elles sont donc enregistrées et mises en ligne ; ainsi que de nombreuses sessions de questions-réponses à l’issu des projections.

Les moments forts

Opportunément, le festival propose une rétrospective du réalisateur sud-coréen Bong Joon Ho, récipiendaire de la Palme d’or 2019 pour le film Parasite. L’occasion de voir l’évolution thématique et esthétique du cinéaste sur presque 20 ans à travers 8 films, dont le dernier, vainqueur à Cannes.

Toujours dans l’air du temps, le Filmfest München rend hommage à Antonio Banderas qui recevra pour sa carrière le CineMerit Award. Seront projetés également 5 de ses films, dont le dernier, Douleur et Gloire de Almodóvar, qui lui a valu la Palme d’or du meilleur acteur au dernier festival de Cannes.

Autre hommage et CineMerit Award, celui accordé à l’acteur et réalisateur britannique Ralph Fiennes. Il y aura également une série de 5 films à (re)voir dont son dernier pour lequel il est passé pour la seconde fois derrière la caméra : Noureev, The White Crow.

Moins connu du grand public mais d’autant plus intéressant à découvrir, Mads Brügger, un journaliste et documentariste d’investigation qui n’hésite pas à flirter, comme quelques-uns de ses contemporains tels que Michael Moore ou les Yes Men, avec la satire, l’absurdité poussée à l’extrême et à utiliser des méthodes qui, si elles sont parfaitement admissibles quand on pense cinéaste, peuvent porter question quand on pense journaliste. Quoi qu’il en soit il soulève des questions essentielles à la marche du monde. Outre une rencontre-discussion le 30 juin, il sera possible de voir son dernier film Cold Case Hammarskjöld, ainsi que 3 précédents films.

Les critiques et interviews de :mag

Étant donné la nature du programme de ce festival, j :mag couvrant les quatre festivals de catégorie A et de nombreux autres festivals durant l’année, à côté des critiques ad hoc faites pour le FFMUC (MaB), nous vous renvoyons également à une sélection de critiques et interviews faites tout au long de l’année par Firouz E. Pillet (FeP) et Malik Berkati (MaB) de films présentés dans cette édition. La page avec les liens sera actualisée régulièrement.

Parasite de Bong Joon Ho (Festival de Cannes 2019 – Palme d’or). Critique FeP

Douleur et Gloire (Dolor y gloria) de Pedro Almodóvar (Festival de Cannes 2019 – Prix du meilleur acteur). Critique FeP

Les misérables de Lad Ly (Festival de Cannes 2019 – Prix du Jury). Critique MaB

Bacurau de Kleber Mendonça Filho (Festival de Cannes 2019 – Prix du Jury). Critique FeP

Liberté d’Albert Terra  (Sélection Un certain regard Festival de Cannes 2019). Critique FeP

Noureev – The White Crow de Ralph Fiennes. Critique FeP

O que arde  (Viendra le feu) d’Olivier Laxe (Sélection Un certain regard Festival de Cannes 2019). Critique FeP

Il Traditore (Le traître), de Marco Bellocchio (Sélection compétition officielle Festival de Cannes 2019). Critique FeP

Gomera de Corneliuu Porumboiu (Sélection compétition officielle Festival de Cannes 2019). Critique FeP

Okja de Bong Joon Ho (Sélection compétition officielle Festival de Cannes 2017). Critique FeP

Santiago, Italia de Nanni Moretti. Critique FeP

Cold Case Hammarskjöld

Gaza

It must be Heaven

Winter after Winter

Crescendo #makemusicnotwar

Dark, Almost Night

Ordinary Happiness

Tel Aviv on Fire

La chute de l’empire américain

The Vice of Hope

Yesterday

Zwingli

Storia di B

Teheran : City of Love

Malik Berkati, Munich

https://www.filmfest-muenchen.de

http://VirtualWorlds-Munich.de

 

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malik berkati

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