[Audio] Lors de sa venue en Suisse à l’occasion de la sortie de son second long métrage, Rouge, le réalisateur français d’origine algérienne Farid Bentoumi nous a accordé un entretien chaleureux, enrichissant et passionnant

{Critique du Film Rouge écrite par MaB lors du FIFDH 2021 dans lequel il était en compétition: FIFDH 2021 – Rouge un film qui nous entraîne au cœur d’un scandale environnemental  ; Rouge est sorti le 18 août dans les salles romandes; N.D.L.R.}.

Né en France en 1976, Farid Bentoumi fait des études en arts et communication et de nombreux voyages, et, après un court passage dans l’univers du marketing, devient acteur. Formé à l’improvisation, Farid Bentoumi joue Novarina, Beckett, Brecht, Racine, met en scène et co-écrit plusieurs pièces. Talent Cannes Adami 2003, il tourne ensuite dans de nombreux courts métrages et séries télévisées.

Grand Prix du jury au festival des Scénaristes en 2005, il se lance dans l’écriture. Après El Migri (2009) documentaire sur sa famille franco-algérienne, il réalise Un autre jour sur Terre (2009), courte fiction. Son court métrage Brûleurs (2011) est sélectionné dans plus de soixante festivals, couronné de nombreux prix dont celui du Jeune Public au Cinemed 2011. Un métier Bien (2015), son troisième court métrage de fiction sort alors que Farid Bentoumi termine son premier long métrage, Good Luck Algeria (2015),  en compétition à Montpellier.

Venu en Suisse, Farid Bentoumi accompagne son second long métrage, Rouge, un film qui dénonce les menaces que l’industrie fait peser sur l’environnement, un film aux thématiques tristement contemporain, un film qui porte le Label Cannes 2020.

— Farid Bentoumi
Image UniFrance © Eric Robert

Farid Bentoumi a souligné le choix du titre de son  film qui fait référence à la couleur des déchets toxiques rejetés par l’usine Alteo à Gardanne, près de Marseille mais aussi aux parents du réalisateur, communistes, et à la colère des lanceurs d’alerte à l’instar de Nour, jeune  infirmière jeune et intègre et d’une journaliste qui l’aide à dénoncer les petits arrangements avec la sécurité au détriment des ouvriers et de l’environnement.

Farid Bentoumi assume pleinement que son film, bien que de fiction, comporte les caractéristiques d’un documentaire et nous a confié avoir fait de nombreuses recherches et consulté de nombreux spécialistes pour écrire son scénario.

Rencontre conviviale avec Farid Bentoumi sur les rivages du Lac Léman.

 

Propos recueillis par Firouz E. Pillet

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Firouz Pillet

Journaliste RP / Journalist (basée à Genève)

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