Czech-In Film Festival à Paris : A l’honneur, la Révolution du Velours

Difficile réalité des femmes

Le célèbre cinéma parisien Christine Cinéma Club, situé au Quartier Latin a été l’ hôte de la 6ème édition du Czech-In Film Festival du 12 au 16 novembre 2019. Fondée en 2009 pour le 20ème anniversaire de la Révolution du Velours, la manifestation a permis de découvrir et visionner une cinématographie diversifiée et inattendue – d’abord tchécoslovaque puis celle des deux républiques indépendantes, depuis 36 ans.

Marketa Hoduskova directrice de l’évènement a souligné que le choix des films majoritairement réalisés par des femmes et leur présentation de la nouvelle Tchécoslovaquie, n’est pas un hasard. Le festival a enfin voulu montrer une vérité  longtemps négligée : d’abord les dures conditions d’existence féminine, pendant la période communiste et le fameux rideau fer dont David Mruka, depuis longtemps exilé  en Amérique, a offert aux cinéphiles parisiens une parfaite illustration avec Milada. Ce réalisateur talentueux et inspiré a complètement réussi à raconter les faits réels arrivés  à la politicienne Milada Horakova dans son existence tumultueuse de. Pour l’occasion, sa fille Jana Kanska qui it aux États-Unis est venue témoigner à Paris du destin de sa mère qui a été l’unique femme politique exécutée après un jugement très  stalinien, dans les années 50.

Milada de David Mruka
Image courtoisie Czech-In Film Festival

Fusion de l’art et de la politique

Platy podraz de Radim Spacek (traduit comme Le croche-pied) suit la ligne, en présentant des basketteurs qui ont goûté  l’air de la liberté en participant à un championnat occidental.Cette histoire accorde une considérable place à l’histoire d’amour d’un jeune couple, des deux côtés de rideau de fer.

Le Temps de larbins de la cinéaste Irena Pavlaskova montrant les changements dans la société avait obtenu la Mention spéciale du jury de la Caméra d’Or à  Cannes en 1990. Il est également  la première oeuvre du septième  art tchèque post-communiste, primée à un festival.

Meciar, un documentaire stupéfiant et très inspiré de la réalisatrice slovaque Tereza Nvovkova, est aussi un magistral portrait de l’ex-premier ministre et de son destin d’apparatchik corrompu, sans scrupules!

 

Unique révolution douce

Le long métrage intitulé Les moments a conclu cette très réussie et exceptionnelle revue de création cinématographique tchèque et slovaque, présentée par réalisatrice Beata Porkanova, dont l’actrice principale, Jenoveta Bokova, fut primée aux Lions tchèques. La cinéaste a mis en avant une femme pas comme les autres, tout en rendant hommage à  la Révolution du Velours d’il y a plus de trois décennies qui a eu lieu à Prague et toute la Tchécoslovaquie du 16 novembre au 29 décembre 1989 en se concluant par la chute du Parti communiste et de l’état socialiste tchécoslovaque!

Après la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989 et l’ouverture du rideau de fer, les tchécoslovaques ont regardé par télévision interposée les événements et s’en sont inspiré pour le soulèvement devenu massif sur la Place Venceslas ou Jan Palach s’était immolé  deux décennies plus tôt. Sa mort comme contestation de la répression du printemps de Prague a horrifiée la terre entière. A la fin des années 80 des centaines de milliers de citoyens ont manifesté chaque nuit. Vaclav Havel, le très célèbre et talentueux dramaturge, sorti de prison quelques jours auparavant après  avoir purgé une peine de cinq ans d’emprisonnement dit politique, est vite devenu leader du mouvement contre la dictature. Le communisme attaqué de tous cotés a permis au peuple de demandé l’instauration de la démocratie, de l’état du droit, de la libre pensée et du choix de la religion.

czech-in-film-festival.fr

Djenana Mujadzic

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Rédactrice / Reporter (basée à Paris)

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