19e édition du Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève (FIFDH) du 5 au 14 mars : « rendre compte d’un monde bouillonnant en pleine mutation »

C’est ainsi que définit la directrice générale des programmes du festival, Isabelle Gattiker,  cette édition si particulière, coincée dans les affres de la pandémie de coronavirus.
Premier festival de cinéma suisse à avoir basculé l’année passée en format numérique –  en un temps record, précisons-le puisque directement après les premières mesures sanitaires édictées par la Confédération. Cette année, rebelote, mais cette fois-ci avec une expertise et du temps pour la préparation de cette édition et une envie d’expérimenter de nouvelles formes d’approches du public. Ainsi, à côté des traditionnelles projections, discussions, débats, le festival a cherché de nouvelles manières d’interagir avec son public en lui proposant bien entendu de participer en ligne en commentant et/ou posant des questions après les séances, mais aussi, au niveau local, de donner la parole aux Genevois lors d’une émission radio quotidienne diffusée par Radio Vostok et des œuvres militantes géantes dans la Cité.
Isabelle Gattiker, directrice générale des programmes explique :
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4 courts métrages du festival ‘Palestine Filmer C’est Exister’ – annulé pour cause de pandémie – à découvrir gratuitement en ligne du 15 au 17 janvier 2021

La 9e édition du festival Palestine Filmer C’est Exister aurait dû avoir lieu en décembre 2020, mais la pandémie en a décidé autrement. La Palestine, oubliée régulièrement de l’actualité, existera quand-même en ce début 2021, grâce à ses cinéastes. Le festival propose de visionner sur son site, du 15 au 17 janvier, quatre courts-métrages qui reflètent la thématique qui avait été choisie comme fil rouge –  « Palestine : confinement depuis 72 ans » –  dans lesquels la caméra capte l’humour, l’ironie, l’autodérision et la poésie, comme autant d’expressions de la résistance à l’enfermement du peuple palestinien.
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Que 2021 nous ramène la culture en partage !

Chère lectrice, cher lecteur de j:mag,

Une fois n’est pas coutume, année 2020 exceptionnelle oblige, l’édito de fin d’année est en deux parties, la première ici revenait sur 2020, la seconde forme quelques vœux pour 2021.

Car bien sûr, la santé prime. Espérons donc que les vaccins soient assez nombreux et efficaces pour éradiquer partout dans le monde ce virus si coriace qu’il a fait trembler les fondements primaires de notre système-monde. Espérons aussi que cette course pharmaco-technologique effrénée, qui semble avoir abouti après des décennies de recherches – qui n’intéressaient que peu de d’institutions car à faible taux de rendements – grâce à la menace sur la santé occidentale, puisse être utilisée pour le développement d’autres recherches sur d’autres maladies, et pourquoi pas ne pas rêver un peu, d’autres maladies qui concernent principalement les régions du monde les plus défavorisées.
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2020, l’année précipice !

Chère lectrice, cher lecteur de j:mag,
Une fois n’est pas coutume, l’édito de fin d’année sera cette année en deux parties, année exceptionnelle oblige !
Car, à moins de vivre dans une grotte –  on ne peut même pas dire en Antarctique puisque le nouveau coronavirus vient aussi d’y faire son apparition sur une base scientifique – la pandémie Covid-19 qui a frappé notre planète à chamboulé toutes nos vies, nos repères économiques, politiques et surtout sanitaires et, pour ce qui est le centre du système-monde, a été un stress test pour nos démocraties. En résumé, le bogue apocalyptique prédit au tournant du millénaire n’a pas eu lieu en l’an 2000 mais en 2020 !
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La 8e édition de la Semaine des droits humains exclusivement en ligne du 23 au 27 novembre 2020

La question centrale qui occupe les esprits en cette année sans précédent depuis la Deuxième guerre mondiale pour cause de pandémie qui bouleverse la planète et agit jusqu’au cœur de ses fondements politiques, économiques et sanitaires est: qu’advient-il des droits humains en temps de crise universelle? Et surtout, quelles seront les conséquences en sortie de crise? Le respect des droits humains s’en trouvera- t-il enfin renforcé ou au contraire le changement de priorités laissera-t-il pour compte les minorités et les plus démuni.es?
La Semaine des droits humains, conçue en grande partie avec les associations estudiantines de l’université de Genève (UNIGE) se penchera cette année sur ces crises qui s’additionnent ou se croisent: crise climatique, crise économique et crise sanitaire ont toutes des conséquences tangibles sur la planète et ses habitant.es. La parole sera donnée à celles et ceux qui se mobilisent pour faire respecter les droits de chacun.e. Du 23 au 27 novembre, associations, artistes, philosophes, écrivains et auteures se relaieront en ligne pour faire part de leurs vécus, de leurs idées et de leurs combats. Un programme riche qui en raison des mesures sanitaires actuelles se déroulera uniquement en ligne.
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Fernando Solanas, cinéaste, documentariste, homme politique et activiste argentin laisse l’humanité orpheline d’un défenseur des arts et des justices

L’ambassadeur d’Argentine auprès de l’UNESCO, Fernando “Pino” Solanas, est décédé le 6 novembre 2020 à Paris, en France, où il recevait un traitement contre le coronavirus. Les messages de sympathie ont afflué du monde entier, à commencer par l‘Argentine, pays où est né Fernando Solanas le 16 février 1936, à à Buenos Aires dont les natifs s’appellent los Porteños. Le Palacio San Martín, le Ministère argentin des Affaires étrangères, situé dans le quartier de Retiro, à Buenos Aires, commentant la mort du cinéaste et activiste sur son compte Twitter officiel (…)
Connu pour son appartenance au groupe Proyecto Sur, mouvement politique, social et culturel en Argentine, d’orientation nationale, de ligne politique de centre-gauche, progressiste et lié à l’écologie politique, Fernando Solanas en était la principale référence au niveau national.
Fernando “Pino” Solanas laisse un héritage caractérisé par sa vie de militantisme, qui s’est déroulée à travers son action politique passionnée et son travail artistique à contenu social, mettant son art et sa vie au service de son pays qu’il souhaitait meilleur après les vicissitudes et exactions commises sous la dictature. Ses idées politiques marquent sa performance publique, à la fois en tant que cinéaste, où il se distingue avec une dizaine de films à succès à fort contenu social, jusqu’à sa participation à la politique.
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UNESCO : Les meurtres de journalistes diminuent mais de nouveaux risques apparaissent en dehors des situations de conflit, avec une impunité généralisée

Selon le dernier Rapport de l’UNESCO, publié à l’occasion de la Journée internationale de la fin d’impunité pour les crimes des journalistes le 2 novembre 2020, les meurtres de journalistes sont en baisse de 14%.
Audrey Azoulay, directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture a présenté récemment le document sur la sécurité des journalistes en soulignant le haut niveau d’impunité pour les crimes commis contre des représentants des médias. Rapport confirme que de 9 cas sur 10, ne seront jamais éclaircis, ni punis!

Malgré une baisse du nombre de journalistes tués dans le monde, trop de journalistes continuent à payer le prix ultime pour leurs reportages. Nous restons profondément préoccupés par les risques croissants auxquels sont confrontés les professionnels des médias en dehors des situations de conflit et par le taux d’impunité persistant pour ces attaques.
a indiqué Audrey Azoulay.
Pour préserver le droit fondamental à la liberté d’expression et garantir que le public ait accès à des informations fiables, les reportages doivent pouvoir être réalisés en toute liberté et sécurité, et les auteurs de crimes commis contre les journalistes doivent être systématiquement traduits en justice.
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Cri d’alarme de l’Association Cinématographique Suisse suite à la fermeture subite des cinémas dans les cantons du Valais et de Berne !

Nous publions la prise de position de l’’ASC (voir ci-dessous). Edna Epelbaum, exploitante de cinéma, Présidente de l’Association Cinématographique Suisse, Vice-présidente de l’Union Européenne du Cinéma UNIC a accepté de répondre à nos questions.

Avez-vous des contacts et un suivi avec les autorités cantonales ou fédérales depuis la réouverture des cinémas ou êtes-vous complètement ignorés?

Depuis mars, nous sommes en contact régulier avec les autorités fédérales et, dans une certaine mesure, avec les autorités cantonales. Les cantons romands, à l’exception du Valais, ont pris bonne note de nos préoccupations et ont pris des mesures pour que la vie culturelle, dont les concepts de protection sont très clairs et bien mis en œuvre, ne soit pas gelée.

La culture est de manière générale la plus malmenée dans la stratégie économico-sanitaire des autorités: avez-vous des contacts avec les autres entités culturelles, si oui avez-vous un projet d’action collective pour parler d’une seule voix ou chaque domaine se bat de son côté?

L’industrie cinématographique est déjà très grande. Nous sommes en contact avec toute l’industrie, car dans notre secteur, tout le monde est concerné : sociétés de production, distributeurs, cinémas. Nous travaillons à l’échelle régionale, transrégionale et nationale. C’est pourquoi il est si difficile de faire face à cette décision prise par les cantons du Valais et de Berne. Cette décision est particulièrement fatale pour la production cinématographique bernoise. Un exemple en est le film de Gitta Gsell Beyto (dont la première a eu lieu au Festival du film de Zurich 2020 ; N.D.L.R.) prévu pour ce jeudi. Nous savons que les productions bernoises travaillent très localement, ce qui est en soi quelque chose de très positif. Mais devoir annuler la sortie d’un film dans un délai aussi court est impraticable et financièrement fatal – pour la production, la distribution et le cinéma. Nous avons élaboré des concepts de protection pour notre industrie au niveau national et les avons également mis en œuvre pour tous les cinémas de Suisse.
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Der Schweizerische Kino-Verband schlägt Alarm nach der plötzlichen Ankündigung der Schliessung der Kinos in den Kantonen Wallis und Bern!

Wir veröffentlichen die Stellungnahme des Verbands (siehe unten). Edna Epelbaum, Kinobetreiberin, Präsidentin Schweizerischer Kinoverband und Vizepräsidentin Europäischer Kinoverband UNIC hat ein paar unserer Fragen beantwortet:

Haben Sie seit der Wiedereröffnung der Kinosäle Kontakt zu den kantonalen oder eidgenössischen Behörden oder sind Sie völlig ignoriert?

Wir sind seit März in regelmässigem Austausch mit den eidgenössischen Behörden und teilweise auch mit den kantonalen Behörden. Die französischsprechenden Kantone mit Ausnahme vom Wallis haben unsere Bedenken sehr wohl zur Kenntnis genommen und ihre Massnahmen gesteuert, dass das kulturelle Leben, welches sehr klare und gut ausgeführte Schutzkonzepte hat, nicht auf Eis gelegt wird.

Im Allgemeinen wird die Kultur in der Wirtschafts- und Gesundheitsstrategie der Behörden am schlechtesten behandelt: Haben Sie Kontakte zu anderen kulturellen Einheiten, wenn ja, haben Sie ein Projekt für eine kollektive Aktion, um mit einer einzigen Stimme zu sprechen, oder kämpft jeder Bereich auf der eigenen Seite?

Die Filmbranche ist bereits sehr gross. Wir sind in Kontakt mit der gesamten Industrie, denn in unserer Branche sind alle betroffen: Produktionsfirmen, Verleihfirmen, Kinos. Wir arbeiten regional, überregional und national. Deshalb ist es auch so schwierig, mit diesem Entscheid der Kantone Wallis und Bern umzugehen. Gerade für die Berner Filmproduktion ist dieser Entscheid fatal. Als Beispiel wäre hier der für diesen Donnerstag geplanten Film von Gitta Gsell Beyto (der seiner Premiere im Zurich Film Festival 2020 hatte; Anm. d. Red.) zu erwähnen. Wir wissen, dass die Berner Produktionen sehr lokal funktionieren. Das ist auch ein sehr positives Zeichen. Einen Filmstart so kurzfristig abzusagen, ist unmöglich und finanziell fatal – sowohl für Produktion, Verleih wie auch Kino. Die Schutzkonzepte haben wir für unsere Branche auf nationalem Niveau ausgearbeitet und diese auch für alle Kinos der Schweiz umgesetzt.
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#FridayForFuture! Le documentaire I am Greta, de Nathan Grossman, suit la jeune activiste écologiste de sa suède natale à travers le monde

Présenté hors compétition à la 77ème Mostra de Venise, au Festival de Toronto 2020 et dans la section Documentaires pour le climat du Festival Millenium qui se déroule du 16 au 25 octobre à Bruxelles, le documentaire I am Greta suit la jeune activiste du climat Greta Thunberg.

Pendant une année, Nathan Grossman a suivi la jeune Greta Thunberg, accompagnée de son père. D’abord seule, brandissant une pancarte «Strejk för klimatet » (Grève pour le climat) assise devant le Parlement suédois.

« Si vous ne vous souciez pas de mon avenir sur terre, pourquoi devrais-je me soucier de mon avenir à l’école ?»

répond Greta à une passante qui lui dit qu’elle ferait mieux dee retourner sur les bancs d’école d’étudier pour son avenir. Pour Greta, qui accumule les lectures sur la réalité de notre planète, les chiffres parlent d’eux-mêmes et le constat est alarmant.

« À quoi bon m’inquiéter de mon avenir scolaire si l’existence même d’un avenir n’est plus certaine ? »
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