Le film d’animation Belle (Ryū to sobakasu no hime) de Mamoru Hosoda sort sur les écrans romands

Belle (Le dragon et la princesse aux taches de rousseur) du réalisateur japonais d’animations féériques Mamoru Hosoda, présenté sur la Piazza Grande au festival de Locarno 2021, sort sur les écrans romands.

BelleRyū to sobakasu no hime de Mamoru Hosoda
Image courtoisie Locarno Film Festival

Belle nous immerge dans un univers virtuel qui fait écho à la vie parallèle qui semble étrangement réelle, nous plongeant dans la vie de Suzu, une lycéenne de dix-sept ans qui vit avec son père dans un village rural du Sud de l’archipel. Peinant à s’intégrer au groupe de lycéennes, Suzu bénéfice de la constante protection de son ami d’enfance, Shinobu Hisatake et motivée par la fougue contagieuse de sa meilleure amie, Ruka Watanabe.
Pendant des années, depuis la mort accidentelle de sa mère, Suzu a vécu comme l’ombre d’elle-même. Un jour, elle entre dans « U », un monde virtuel avec cinq milliards de membres. Dans l’univers de U, ce n’est plus Suzu mais Belle, une chanteuse mondialement connue et adulée. Elle rencontre bientôt une créature mystérieuse, un dragon et, ensemble, ils se lancent dans un voyage d’aventures, de défis et d’amour dans une relecture très moderne de La Belle et la Bête.

(…)

Mamoru Hosoda prend un plaisir perceptible dans ce royaume virtuel doté d’une animation captivante signée Hiroyuki Aoyama qui excelle dans la réalité alternative et nous entraîne dans une épopée, au sens étymologique, aux côtés des héros de U. La musique de Ludvig Forssell et Yuta Bando relie les scènes avec harmonie dans une série de crescendos émotionnels qui sont la marque de fabrique de Hosoda. Les moments passés aux côtés de Belle et du dragon dans U sont accompagnés d’une musique soutenue, aux décibels élevés, et contrastent avec les moments où Suzu retrouve son père et son ami d’enfance, dans la forêt paisible ou sur les rives de la rivière, des paysages soutenus par une bande-son délicate et discrète qui souligne la poésie des décors.

Lire la critique complète de Firouz E. Pillet écrite à Locarno.

j:mag Tous droits réservés

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*