Faut-il aller voir Paradise Highway d’Anna Gutto ? Oui, absolument selon Firouz E. Pillet, non (au secours!) selon Malik Berkati

Nos deux critiques ont vu ce film au festival de Locarno 2022 sur la Piazza Grande et profite de sa sortie en salle pour donner leur avis divergeant.

L’histoire : Pour sauver la vie de son frère, Sally (Juliette Binoche), une conductrice de camion, accepte à contrecœur de faire passer une cargaison illégale – une fillette nommée Leila. Alors qu’ils se lancent dans un voyage périlleux à travers les frontières de l’État, un agent du FBI tenace (Morgan Freeman) se met sur leurs traces, déterminé à tout faire pour mettre fin à une opération de trafic d’êtres humains et mettre la fillette en sécurité. (…)

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Sortie en Suisse romande de Tom Medina, de Tony Gatlif

Présenté à Cannes en 2021, Tom Medina s’ouvre sur une scène magistrale où un jeune homme imprévisible bondit des gradins dans l’arène pour affronter un taureau alors que le toréador a été sorti et emmené : une véritable chorégraphie dont la magie séduit immédiatement. Le film sort aujourd’hui, 8 juin, sur les écrans romands. (…)

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Sortie en Romandie de 107 Mothers (Cenzorka) de Péter Kerekes – Une immersion humaniste dans une prison ukrainienne

Présenté en Première mondiale à la Mostra de Venise 2021, le dernier film du cinéaste slovaque Péter Kerekes a, depuis, remporté de nombreux Prix sur le circuit des festivals internationaux.  107 Mothers sort sur les écrans romands ce mercredi 20 avril 2022. (…)

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Sortie sur les écrans romands de Contes du hasard et autres fantaisies (Guzen to sozo) du cinéaste japonais multiprimé Ryusuke Hamaguchi

Avant d’avoir reçu un nombre incalculable de Prix pour Drive My Car (Oscar du meilleur film international, Prix du scénario du Festival de Cannes, Golden Globe du meilleur film en langue étrangère, Prix de l’Académie japonaise du meilleur scénario, British Academy Film Award du meilleur film en langue étrangère, pour ne citer que ceux-ci), Ryusuke Hamaguchi avait présenté, en 2021 également, Contes du hasard et autres fantaisies (Wheel of Fortune and Fantasy) à la Berlinale où il avait reçu l’Ours d’argent – Grand Prix du jury. Le film sort sur les écrans romands ce 13 avril 2022. (…)

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Sortie sur les écrans romands de Hive (Zgjoi), production Kosovo-Suisse multiprimée de Blerta Basholli

L’histoire que nous expose la jeune cinéaste kosovare Blerta Basholli est celle, réelle et bouleversante, de Fahrije Hoti (Yllka Gashi) dont le mari a disparu lors de la guerre du Kosovo, sept ans auparavant. Pétrie de chagrin, elle doit lutter au jour le jour pour subvenir aux besoins de ses deux enfants et de son beau-père (Çun Lajçi, célèbre artiste et militant Albanais du Kosovo) diminué physiquement. Elle s’occupe des ruches de son mari Agim, mais les abeilles ne produisent plus assez de miel. Face au manque de perspectives, elle décide de prendre son destin en main et convainc d’autres veuves et femmes de disparus de se lancer dans une petite entreprise communautaire (Krusha) de production et vente de ajvar, un condiment à base de poivrons rouges. Cette activité lucrative leur permet également de ne plus rester seules avec leurs problèmes, leur chagrin, de retrouver l’élan de la vie. Cette émancipation va très vite déplaire aux hommes du village pour lesquels une femme doit rester à la maison à s’occuper de ses enfants. Lorsque Fahrije leur demande si ce sont eux qui vont l’aider, aucune réponse. Le succès de l’entreprise attise l’hostilité des hommes qui font tout pour que cela se termine par un échec cuisant. (…)

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Sortie sur les écrans romands de Wet Sand d’Elene Naveriani – Un film bouleversant sur les amours interdites en Géorgie

Présenté en Première à Locarno 2021 dans la section Cineasti del presente, Wet Sand d’Elene Naveriani sort sur les écrans romands.
Cinéaste géorgienne qui a étudié à la Tbilisi’s State Academy of Art avant de passer son master à la HEAD de Genève, Elene Naveriani se définit comme gender fluid et préfère que l’on utilise le pronom non-binaire iel à son égard. Après I am Truly a Drop of Sun on Earth (2017) sur l’amour singulier entre une prostituée géorgienne et un sans-papier nigérian à Tbilissi, iel continue son travail de mise en lumière des opprimés de la société. Wet Sand est un véritable manifeste humaniste qui transcende la thématique LGBTIQ+, servi par de formidables actrices et acteurs, la photographie d’Agnesh Pakozdi, aux cadrages classiques, qui sublime les intérieurs sans âge ainsi que les paysages âpres des rivages de la mer Noire, et un design sonore sensationniste. (…)

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Sortie sur les écrans romands de Petite nature (Softie) de Samuel Theis ou l’histoire d’un petit gars délicat dans un monde social de brutes

ohnny (formidable Aliocha Reinert) a dix ans, une mère à la vie intime instable, une petite sœur dont il doit s’occuper et un grand frère qui vit sa vie d’adolescent en stabulation libre. C’est un enfant que sa mère qualifie de « mature et malin », ce qui n’est pas étonnant vu les responsabilités qui lui incombent dans cet environnement familial. Intelligent, sensible, curieux, il observe, toujours aux aguets des histoires des adultes qui l’entourent. Il habite dans une cité HLM en Lorraine, mais, comme à l’école, peine à s’intégrer et se faire accepter par les autres. En début d’année scolaire, il intègre la classe de Monsieur Adamski (Antoine Reinartz), un jeune titulaire qui a suivi dans la région sa compagne Nora (Izïa Higelin) mutée au Centre Pompidou-Metz. Le jeune professeur établit dès la première rencontre un contact que l’on sait immédiatement qu’il va devenir privilégié. S’il y a quelques faiblesses dans ce film, c’est sur ce genre de gros traits narratifs qui rendent le spectateur trop passif et l’histoire à chaque étape attendue, ce qui n’empêche pas le propos de Petite nature d’être tout à fait pertinent dans sa dimension sociale. Le jeune professeur va prendre sous aile Johnny, lui ouvrir l’horizon des possibles et lui donner confiance en lui pour opérer un acte d’émancipation au déterminisme social et familial. L’effet dramaturgique moins intéressant et cousu de fil blanc, même s’il est vraisemblable, est le processus de transfert mi-paternel mi-amoureux de Johnny envers son pygmalion et de la fixation qu’il va faire sur lui.
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Die Akademie der Künste in Berlin veranstaltet am 23.03.2022 ein Solidaritätskonzert – Songs of Wounding

Im Zentrum steht ein Konzert der ukrainischen Sängerin Mariana Sadovska unter dem Titel „Songs of Wounding“. In einer umfangreichen Recherche hat die Sängerin und Performerin Audioaufnahmen in ukrainischen Dörfern gemacht und dabei verschiedene, im kollektiven Gedächtnis vergessene Gesangstechniken erforscht.
Begleitend zum musikalischen Teil setzen literarische und künstlerische Stimmen aus der Region und Deutschland ein Zeichen für grenzüberschreitende Solidarität. Mit dabei sind u. a. die Musikerinnen Ganna Gryniva und Viktoria Leléka, der Musiker und Autor Yuriy Gurzhy sowie die Dramatikerin Sasha Marianna Salzmann. Es schliesst sich ein Gespräch zwischen dem Berliner Kultursenator Klaus Lederer und Esra Küçük, Geschäftsführung der Allianz Kulturstiftung, zu Förder- und Unterstützungsmöglichkeiten für Künstler*innen im Exil an. (…)

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Sortie sur les écrans romands de Silence Radio (Silencio Radio), de Juliana Fanjul

Silence Radio de Juliana Fanjul sort sur les écrans romandes ce 9 mars 2022.
Pour son deuxième long-métrage, Silence Radio, qui a fait sa première mondiale au Festival de Zurich dans le cadre de la Compétition internationale des documentaires, la réalisatrice mexicaine installée en Suisse Juliana Fanjul reste dans son Mexique natal mais en changeant totalement de sujet. Son premier film, Muchachas, accompagnait au quotidien un groupe de femmes de l’ombre – les gouvernantes qui assurent l’intendance des opulentes demeures de riches familles mexicaines. Changement de registre pour ce second film : Juliana Fanjul a choisi de mettre en lumière la journaliste Carmen Aristegui, la voix indépendante des médias mexicains qui révèle, informe, dénonce les vices et les sévices du Mexique, en particulier son intrinsèque corruption. En effet, dans la masse de médias à la solde des personnes qui décident des informations, la journaliste multiprimée, Carmen Aristegui, résiste et ne cède pas aux pressions au risque de sa vie. Ce qui lui importe, c’est la vérité !
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