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Le Ravissement, d’Iris Kaltenbäck, dépeint un drame amoureux et un désir existentiel de maternité. Rencontre

Écrit par la réalisatrice, le scénario se concentre sur Lydia, une jeune trentenaire menant une brillante carrière de maïeuticienne qui peine à trouver un équilibre dans sa vie sentimentale. En effet, Lydia (Hafsia Herzi) excelle comme sage-femme très investie dans son travail mais est en pleine rupture amoureuse suite à l’infidélité de son compagnon. Elle erre dans les bus franciliens la nuit, captée par son travail pour noyer son chagrin. Une nuit, le bus arrivé en bout de course, Lydia se retrouve à Bagnolet à attendre un taxi : Milos (Alexis Manenti, César du meilleur espoir et Lumière de la révélation en 2020 pour Les Misérables), le chauffeur du bus, lui propose de l’attendre avec elle. Ce sera une nuit sans lendemain… Au même moment, sa meilleure amie, Salomé (Nina Meurisse, nommée au César du meilleur espoir et au Lumière de la révélation en 2020 pour Camille), avec laquelle elle est très complice, lui annonce qu’elle est enceinte et lui demande de suivre sa grossesse. Un jour, Lydia croise à nouveau le chemin de Milos, cette conquête d’un soir, alors qu’elle tient le bébé de son amie dans ses bras. Lydia lui annonce que cet enfant est le leur. D’abord incrédule, Milos embrasse sa paternité et veut pleinement l’assumer en présentant Edmée et sa maman à sa famille. Au fil des jours, Lydia s’enfonce dans un mensonge auquel elle croit de plus en plus, au risque de tout perdre…

— Hafsia Herzi et Alexis Manenti – Le Ravissement
Image courtoisie La Semaine de la Critique

Née d’une mère française et d’un père autrichien, mais confessant « ne pas bien parler l’allemand », la réalisatrice française Iris Kaltenbäck signe Le ravissement, son premier long métrage dont l’idée lui est venue d’une brève publiée dans un quotidien qui relatait comment une jeune femme était prête à leurrer les gens pour combler sa solitude et son cruel manque d’amour.

Avant de prendre la voie du septième art, Iris Kaltenbäck  a suivi celles du droit et de la philosophie. La jeune femme s’intéressait au droit pénal et a travaillé avec une avocate pénaliste. Mais le cinéma la passionnait depuis son adolescence et cette passion l’a amenée Ià se présenter à la Fémis en section scénario. Soumise à un impératif temporel et avec de tout petits moyens, la jeune cinéaste est parvenue à tourner un film à la fois naturaliste et romanesque très réussi.

Rencontrée à Genève fin septembre, Iris Kaltenbäck s’est confiée sur la genèse de son premier long métrage, sur le choix des comédien.ne.s, sur la sélection de son film à la Semaine de la Critique, sur la maternité, sur la paternité, sur le sentiment filial, sur le prix SACD que Le Ravissement a remporté, entre autres.

C’est le teint lumineux et le ventre très arrondi qu’Iris Kaltenbäck nous a transmis son enthousiasme et sa gaieté:

 

Firouz E. Pillet

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Firouz Pillet

Journaliste RP / Journalist (basée/based Genève)

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