Les fêtes au Grand Théâtre de Genève : concert de Nouvel An, Les Indes galantes (opéra-ballet)

Le Grand Théâtre propose un menu gourmand et riche pour inspirer la fin de l’année : un concert de Nouvel An avec une jeune étoile lyrique suisse, un opéra et un ballet Les Indes galantes, féeriques et engagées, signées Lydia Steier et le spectacle pour enfants, Cenerentolina.

Le Nouvel An en musique

Le Grand Théâtre de Genève présente son premier Concert de Nouvel An, avec la soprano suisse Regula Mühlemann, le 31 décembre ; une soirée de gala pour apprécier de grands airs joués par l’Orchestre de chambre de Bâle et de partager un programme baroque et bel canto entre Mozart, Haendel et Rossini.

— Regula Mühlemann
Image courtoisie Grand Théâtre de Genève

Jeune artiste lyrique au parcours déjà important et habituée des versions de concert, la soprano a chanté Mozart au Théâtre des Champs-Élysées, au palais des festivals de Baden-Baden, sous la direction de Yannick Nézet-Séguin. Le public genevois la connaît bien, puisqu’elle a récemment chanté Susanna des Noces de Figaro et Waldvogel dans Siegfried.

Le Kammerorchester Basel sera dirigé par Umberto Benedetti Michelangeli, neveu du fameux pianiste premier lauréat du Concours de Genève. Ouverture des Nozze di Figaro, Una voce poco fa du Barbiere di Siviglia, Lascia ch’io pianga du Rinaldo de Haendel ou encore Rejoice du Messiah du même compositeur, le premier Concert du Nouvel An affiche un programme de gala pour une soirée festive.

Pour le public qui souhaite prolonger la soirée, un dîner de gala dans les foyers de prestige fraîchement rénovés par les métiers d’art est proposé par Gourmet Brothers, un menu entre terre et mer à savourer le mardi 31 décembre 2019 à 19h30.

Salon dîner de gala
Image courtoisie Grand Théâtre de Genève

Les Indes galantes en première à Genève

Donné pour la toute première fois à Genève, l’opéra-ballet de Rameau inclut toute la compagnie du Ballet du Grand Théâtre dans une œuvre lyrique totale, revisitée par la metteuse en scène Lydia Steier et le chorégraphe Demis Volpi, qui part d’une œuvre assez légère pour lui apporter un regard humaniste digne de la tradition humanitaire de Genève et qui dénonce la guerre.

Sur scène, l’étoile vocale Kristina Mkhitaryan sera notamment accompagnée par Leonardo García Alarcón et son orchestre Cappella Mediterranea. Du 13 au 29 décembre.

Cet opéra se veut un divertissement exotique chorégraphié, Les Indes galantes sont un défi pour un metteur en scène. Avec quatre entrées dans le monde, entre Turcs, Incas, Perses et Amérindiens (les Sauvages), les séquences se suivent sans réelle ligne dramatique.

L’américaine Lydia Steier, qui a notamment marqué le festival de Salzbourg 2018 avec sa Zauberflöte, emmène l’œuvre de Rameau dans le vieux théâtre de la Mitteleuropa. Avec Heike Scheele, elles empruntent aux foyers du Grand Théâtre de multiples motifs pour créer la scénographie.

Les Indes galantes mises en scène par Lydia Steier
Image courtoisie Grand Théâtre de Genève (© Magali Dougados)

Peinture du grand foyer, marbres du hall d’entrée, lustres du premier étage, médaillons dans les escaliers (dont évidemment celui de Rameau) servent de référence. On verra dans ce décor la civilisation sophistiquée s’autodétruire entre la guerre et la tempête de neige : la nature reprend ses droits sur les conflits entre les êtres humains. L’ensemble des décors et les costumes plein de fantaisie ont été réalisés par les ateliers du Grand Théâtre. Sur scène, les lumières seront signées Olaf Freese.

Mise en abyme

Metteur en scène de talent, Demis Volpi est également chorégraphe. C’est lui qui signe les mouvements du Ballet du Grand Théâtre dans Les Indes galantes. Récemment nommé à la tête du ballet du Deutsche Oper am Rhein, l’artiste franco-argentin a notamment signé un mémorable Mort à Venise à Stuttgart et Guillaume Tell à l’Opéra de Lyon.

Après son triomphe à Paris, Leonardo García Alarcón et son orchestre Cappella Mediterranea quittent la production de la Bastille pour Genève. Une partition remaniée et une lecture qui ont déjà fait leurs preuves auprès de la critique («L’enchantement musical » selon Télérama, « Alarcón est magnifique », France Musique).

La fine fleur du chant baroque accompagne cette production, avec notamment Kristina Mkhitaryan –une voix qui chante les plus grands rôles, comme Violetta Valéry (Opernhaus Zürich, Deutsche Oper Berlin, Glyndebourne) ou Gilda (Hambourg)– Cyril Auvity qui assure autant des rôles de ténor que haute-contre, et le baryton Renato Dolcini, spécialiste entre autres de Mozart.

Le foyer est ouvert après les spectacles pour, notamment, le nouveau bar bleu.

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Firouz E. Pillet

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Firouz Pillet

Journaliste RP / Journalist (basée à Genève)

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