L’Étang de Robert Walser dans une mise en scène corrosive de Gisèle Vienne

La scène s’éclaire et d’un coup, d’un seul, le spectateur est emporté dans une bourrasque sensorielle qui le ballotera jusqu’à la fin de la pièce dans un maelstrom d’émotions desquelles perleront, au fil du récit, ses propres réflexions. Car L’Étang du suisse Robert Walser, exploré par Gisèle Vienne, n’est pas frontalement cérébral ; la pièce saisit d’abord par sa puissance visuelle et sonore avant de laisser filer les mots qui imprègnent subrepticement le cerveau de sens qui se cristallise et développe la réflexion encore longtemps après que l’œil et l’ouïe épuisé.es par cette expérience volcanique se soit calmé.es.  
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Berlinale 2020 – Panorama Dokumente : Si c’était de l’amour, de Patric Chiha, sur le making-of de a pièce de danse de Gisèle Vienne «Crowd»

Si c’était de l’amour, de Patric Chiha, nous laisse croire inutilement que l’on assiste au making-of de la création d’un spectacle chorégraphique – Crowd, de Gisèle Vienne -, puis, progressivement, le film se déplace vers un portrait plus intime de ses interprètes.
Sans trop comprendre ce qui nous arrive et à notre corps défendant, on se lasse envahir par l’émotion, libre d’interpréter le film comme le spectacle avec nos propres outils de lecture, vu que Patric Chiha choisit délibérément de ne pas en faciliter la compréhension ni d’éclaircir le mystère de ce travail de création mais nous invite à pénétrer la scène et ses protagonistes dans leur évolution et leurs circonvolutions pour en explorer les abîme.
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