The Assistant – Kitty Green déconstruit le système qui permet à des abuseurs et harceleurs d’avoir pignon sur rue

L’histoire est très simple à exposer : Jane (Julia Garner) est l’assistante personnelle d’un grand producteur dans une société de production cinématographique des plus en vue de la place. Première arrivée, dernière partie, sa vie ne consiste plus qu’à cette place de travail où elle effectue toutes les tâches possibles et imaginables, allant de la gestion complète et jusqu’aux moindres détails de l’agenda, professionnel comme privé, de son patron, jusqu’au rangement et nettoyage du bureau de son chef qui n’éprouve aucune vergogne à y laisser toutes sortes de traces de ses activités. Tout ceci dans un climat délétère, attenant au harcèlement moral par ses deux collègues masculins, plus anciens dans la boîte, mais restés à un niveau mental pubère.
Ce qui l’est moins, c’est la psychologie individuelle et collective qui sous-tend les comportements des un.es et des autres dans cette histoire sordide qui rappelle furieusement l’affaire Harvey Weinstein.
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Pour la sortie suisse de Undine, entretien avec son réalisateur Christian Petzold réalisé à la Berlinale 2020

Le mythe d’Ondine créé au 19e siècle par et pour les hommes se transforme dans cette interprétation de Christian Petzold en une lutte d’autodétermination pour les femmes.
Le dernier film du cinéaste allemand (Transit, Barbara) est un condensé de son style qui consiste à mélanger les genres et tisser une trame à la fois limpide et truffée d’éléments qui donnent au récit une épaisseur et plusieurs couches d’interprétation. Undine est une histoire d’amour universelle dont  Petzold s’empare à travers un thème mythologique mais qu’il traite avec le réalisme cinématographique qui le caractérise, sans essayer de mystifier le spectateur. Et c’est une réussite !
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Le 16e Zurich Film Festival (ZFF) du 24 septembre au 4 octobre 2020: Une belle occasion en cette année de disette cinématographique de faire le plein de films captivants !

Un peu comme tous les festivals internationaux de moyenne envergure des saisons été-automne qui se trouvent entre et après les quatre grands festivals européens, le Zurich Film Festival propose un certain nombre de films présentés dans les quatre festivals précédents –  tout comme les festivals d’envergure comparable et dans la même période que sont, entre autres, le Filmfest München (FFMUC), Karlovy Vary (KVIFF ) en République tchèque ou le  Festival international du film Nouveaux Horizons (MFF Nowe Horyzonty) à Wrocław (Pologne) qui voient une sorte de tournée des films et des invités. Mais bien sûr, cette année pandémique à chambouler nos vies ainsi que bon nombres d’industries, dont celles de la culture. Alors que les festivals précités, placés plus en amont dans la saison ont annulé leur éditions, le festival de Zurich s’est lui attelé – dans le respect des normes sanitaires édictées par le Conseil fédéral et le canton – à organiser une édition quasi normale, non-hybride, avec quelques invités de marque et une très riche programmation. Si on ajoute le très beau cadre du festival avec son centre très convivial sur la Sechseläutenplatz avec son maintenant fameux tapis vert qui sera foulé, entre autres, par Bettina Oberli, Maïwenn, Moritz Bleibtreu, Johnny Depp, Juliette Binoche, Rolf Lyssy, Ray Parker Jr. ou Til Schweiger et l’occasion de voir 23 premières mondiales, 11 premières internationales et 4 premières européennes, une petite visite à Zurich donnera une bonne bouffée d’air frais cinématographique.
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Pour la sortie suisse de The Roads Not Taken, entrevue avec Sally Potter réalisée à la Berlinale 2020

Il fut un temps, qu’il nous en souvienne, où il y avait de grands festivals de cinéma qui se tenaient physiquement. Depuis la crise sanitaire due à la pandémie Covid-19, soit ils sont annulés (Cannes et de nombreux petits festivals) soit en ligne (la plupart des festivals de moyennes envergure), soit hybrides comme Locarno 2020. Le prochain qui aura lieu physiquement devrait être la Mostra de Venise. Le dernier qui a eu lieu normalement : la Berlinale 2020. C’est à cette occasion que nous nous sommes entretenus avec Sally Potter qui y présentait son dernier film en compétition : The Roads Not Taken avec Javier Bardem, Elle Fanning, Salma Hayek et Laura Linney.
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Un festival de Locarno 2020 hybride, aménagé à l’aune du nouveau coronavirus

Le festival de Locarno qui fête ses septante-trois ans se voit amputer de son événement-phare : les projections du film du soir sur la fameuse Piazza Grande de la ville qui accueille traditionnellement près de 8000 spectateurs. Mais l’édition 2020 aura tout de même lieu du 5 au 15 août ; principalement en ligne mais physiquement également dans un format réduit.
“Nous sommes orphelins de la Piazza Grande, la place du Risorgimento de Locarno qui est l’âme et le symbole du Festival. Rien ne peut la remplacer, parce qu’un festival est par définition un lieu de rencontres. Toutefois, le Tessin sait aller de l’avant, peut-être grâce à cette pointe de tempérament italien qui nous fait prendre la vie avec le sourire, et ne jamais se laisser abattre par une crise capable de mettre certitudes et orgueil à genoux. Nous affrontons cette situation difficile avec deux objectifs. Premièrement : maintenir dans le monde, grâce à un Festival physique et virtuel, la position, la notoriété et la crédibilité acquises en plus de sept décennies de rigueur et de cohérence artistiques. Deuxièmement : ne pas décevoir les attentes du public, force motrice du Locarno Film Festival, en continuant à partager avec lui – plus encore en une année où le dialogue a été « suspendu » – ces récits, regards et visions qui nous animent depuis 73 ans : les films. ”
explique avec enthousiasme Marco Solari, président du Locarno Film Festival.
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#BackToCinema : Après une sortie prometteuse juste avant le confinement, Mare d’ Andrea Štaka ressort sur les écrans suisses

Mare, le dernier film de la cinéaste suisse Andrea Štaka (Léopard d’or au Festival de Locarno 2006 pour Das Fräulein) a été présenté pour la première fois lors de la Berlinale 2020, sélectionné dans la section Panorama.
La ligne de force qui traverse le film est la dialectique entre frontières physiques et frontières intimes qui empêchent les individus. La réalisatrice se saisit ave brio cette thématique des limites qui encerclent un individu et un lieu : Mare est une femme-pilier enfermée dans une famille, certes aimante et qu’elle aime, mais qui ne lui offre que peu de perspectives d’évolution. Ils habitent à côté de l’aéroport de Konavle près de Dubrovnik où son mari travaille à la surveillance de la clôture de sécurité. Les avions atterrissent et décollent pour les touristes, les habitants ayant pour loisir de les regarder arriver et partir.
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Urgent call for the freedom of filmmaker Mohammad Rasoulof facing incarceration in Iran

j:mag endorses this call.
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Berlin, March 9, 2020

The European Film Academy, The Cannes Film Festival, the Deutsche Filmakademie, the Filmförderung Hamburg Schleswig-Holstein, the Filmfest Hamburg, the IDFA – International Documentary Film Festival Amsterdam, the International Film Festival Rotterdam (IFFR), the Netherlands Film Fund and the Accademia del cinema italiano-Premi David di Donatello wish to express their deepest concern about the imminent incarceration of the Iranian film director Mohammad Rasoulof.
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Die Berlinale protestiert gegen die Haftanordnung gegen Goldener Bär-Gewinner Mohammad Rasoulof

Die Internationalen Filmfestspiele Berlin haben mit Bestürzung von der Haftanordnung der iranischen Behörden gegen den renommierten Regisseur Mohammad Rasoulof erfahren. Rasoulofs Film There is no Evil wurde am 29. Februar mit dem Goldenen Bären als Bester Film der Berlinale 2020 ausgezeichnet.
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Berlinale 2020 – Panorama : Schwarze Milch (Black Milk), d’Uisenma Borchu, décrit la discrépance entre Occident et traditions de la steppe

La séquence d’ouverture est magnifique : une jeune femme au type asiatique qui se regarde dans le miroir et s’attache les cheveux. Puis la caméra suit un homme occidental, au visage anguleux, qui se prépare face au miroir de la salle de bain. On entend une mélopée mongole … L’homme arrive brusquement dans le salon d’où provient la musique et éteint sans crier gare le lecteur de musique : « On doit supporter ta musique ! » crie-t-il à l’endroit de la jeune femme. Franz exige de la jeune femme qu’elle lui dise quelle lui appartient. On trouve la jeune femme couchée sur le dos pendant que Franz (Franz Rogowski) se soulage. On comprend avec ces quelques courtes scènes que l^homme est dominateur, autoritaire et la jeune femme malheureuse.
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Palmarès de la 70e Berlinale très consensuel

Le jury international composé de Jeremy Irons (président) Bérénice Bejo, Jeremy Irons, Bettina Brokemper, Annemarie Jacir, Kenneth Lonergan, Luca Marinelli et Kleber Mendonça Filho semble avoir voulu ratisser large et ne pas froisser ou faire de vagues. L’impression que le palmarès donne est celui du consensus : donner des récompenses un peu dans toutes les directions, cela ne peut que dans l’ensemble s’équilibrer. Et c’est vrai que le résultat, un peu tiède et convenu, tient à peu près la route. On regrettera toutefois que des films exigeants comme Rizi (Days) de Tsai Ming-Liang ou The Roads Not Taken de Sally Potter repartent bredouille. Cependant, pour être honnête, le fait que le film de Tsai Ming-Liang ne reçoive aucun prix malgré sa qualité exceptionnelle tient plutôt au fait que le directeur artistique Carlo Chatrian ait gâché toutes ses chances en le plaçant en compétition officielle plutôt que dans la nouvelle section compétitive qu’il a créée – Encounters.
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