L’Étang de Robert Walser dans une mise en scène corrosive de Gisèle Vienne

La scène s’éclaire et d’un coup, d’un seul, le spectateur est emporté dans une bourrasque sensorielle qui le ballotera jusqu’à la fin de la pièce dans un maelstrom d’émotions desquelles perleront, au fil du récit, ses propres réflexions. Car L’Étang du suisse Robert Walser, exploré par Gisèle Vienne, n’est pas frontalement cérébral ; la pièce saisit d’abord par sa puissance visuelle et sonore avant de laisser filer les mots qui imprègnent subrepticement le cerveau de sens qui se cristallise et développe la réflexion encore longtemps après que l’œil et l’ouïe épuisé.es par cette expérience volcanique se soit calmé.es.  
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FIFF 2019 : Les héros ne meurent jamais, de Aude-Léa Rapin, replonge les festivaliers de Namur dans la terre en Bosnie-Herzégovine et ses spectres

Dans une rue de Paris, un inconnu interpelle violemment Joachim en le nommant Zoran et croit reconnaitre en lui un soldat mort en Bosnie le 21 août 1983. Or, le 21 août 1983 est le jour même de la naissance de Joachim ! Alors qu’il raconte cet incident à une amie, Alice (Adèle Haenel), le filme dans un studio parisien.
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Cannes 2019 : « Portrait de la jeune fille en feu », de Céline Sciamma ou la dissection picturale  d’une passion

Le film de Céline Sciamma, présenté en compétition au Festival de Cannes 2019, nous propose une voyage dans le temps à travers la passion naissante et inattendue entre une peintre et son modèle.

1770. Marianne (Noémie Merlant) est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse (Adèle Haenel), une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Sur l’invitation de la mère d’Héloïse (Valeria Golino), Marianne va devoir peindre Héloïse à son insu. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde, l’observe tout en conversant et se promenant avec la jeune fille.
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