La Fondation Beyeler montre à nouveau son génie muséographique avec l’exposition «Rodin / Arp» jusqu’au 16 mai 2021

Alors que le Conseil fédéral vient de doucher tous les espoirs des milieux culturels d’une prochaine réouverture des lieux dédiés, il n’a pas annoncé de refermeture du seul espace qui permette à l’esprit de respirer et d’assouvir ses pulsions de découvertes, le musée. Parmi ceux qui avaient dû fermer, à l’annonce du second semi-confinement, juste après avoir inauguré une nouvelle exposition, la Fondation Beyeler de Bâle (Riehen) avec sa proposition émulatrice de juxtaposition des deux grands sculpteurs – August Rodin et Jean Arp.
Sculpteurs en dialogue
C’est la première fois qu’une exposition muséale fait dialoguer Auguste Rodin (1840–1917) et Hans Peter Wilhelm Arp (1886–1966), mettant face à face l’œuvre pionnière du grand réformateur de la sculpture du 19e  siècle finissant et l’œuvre influente d’un des protagonistes majeurs de la sculpture abstraite du 20e  siècle. Leurs créations illustrent de manière exemplaire des aspects fondamentaux du développement de la sculpture moderne. Rodin a ainsi introduit des idées et des possibilités artistiques radicalement nouvelles dont Arp s’est saisi plus tard dans ses formes biomorphes, les faisant évoluer, les réinterprétant ou les contrastant. Il n’est à ce jour pas certain que Rodin et Arp se soient jamais rencontrés personnellement, mais leurs œuvres présentent des liens de parenté artistique et de références communes, tout comme des différences, qui font de la confrontation de leurs créations singulières une expérience visuelle particulièrement éloquente.

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Berlinale 2020 – Panorama Dokumente : Si c’était de l’amour, de Patric Chiha, sur le making-of de a pièce de danse de Gisèle Vienne «Crowd»

Si c’était de l’amour, de Patric Chiha, nous laisse croire inutilement que l’on assiste au making-of de la création d’un spectacle chorégraphique – Crowd, de Gisèle Vienne -, puis, progressivement, le film se déplace vers un portrait plus intime de ses interprètes.
Sans trop comprendre ce qui nous arrive et à notre corps défendant, on se lasse envahir par l’émotion, libre d’interpréter le film comme le spectacle avec nos propres outils de lecture, vu que Patric Chiha choisit délibérément de ne pas en faciliter la compréhension ni d’éclaircir le mystère de ce travail de création mais nous invite à pénétrer la scène et ses protagonistes dans leur évolution et leurs circonvolutions pour en explorer les abîme.
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Rébecca Spinetti : la danse, les arbres et leurs secrets au Château de Penthes les 17, 18 et 19 mai 2019 – rencontre

L’Association CoBalt, compagnie de danse basée à Genève, a à sa tête Rébecca Spinetti, chorégraphe suisse et Directrice Artistique de l’Association CoBalt. Le nom de l’association intrigue et interpelle, d’autant plus qu’à l’heure actuelle, le cobalt est malheureusement associé à la très gourmande consommation de la téléphonie mobile et donc à l’exploitation d’enfants envoyés sans sécurité dans des mines pour satisfaire la demande mondiale en cobalt.Rébecca Spinetti nous rassure aussitôt en nous expliquant le choix du nom pour son association :
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La Danseuse : sans ombre, pas de lumière

Il arrive parfois qu’un film d’honnête facture dans son ensemble, mais sans plus, arrive à marquer le spectateur et à

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