[Audio – English] Rencontre avec Francis Lee pour son film God’s Own Country

Francis Lee, lauréat du prix du meilleur réalisateur au World Cinema Dramatic Competition de Sundance, s’est entretenu sur son premier long métrage God’s Own Country, lors de son passage à Genève.

— Francis Lee
© Firouz Pillet

Le premier long métrage de Francis Lee, God’s Own Country, a été projeté au Panorama de la dernière Berlinale et sort actuellement sur les écrans suisses, plongeant les spectateurs dans un drame du Yorkshire qui  suit une histoire d’amour entre deux jeunes hommes au cœur du monde de l’agriculture. Johnny travaille du matin au soir dans la ferme de ses parents, perdue dans le brouillard du Yorkshire. Il essaie d’oublier la frustration de son quotidien en se saoulant toutes les nuits au pub du village et en s’adonnant à des aventures sexuelles sans lendemain. Quand un saisonnier vient travailler pour quelques semaines dans la ferme familiale, Johnny est traversé par des émotions qu’il n’avait jamais ressenties. Une relation intense naît entre les deux hommes, qui pourrait changer la vie de Johnny à jamais.

Francis Lee a exercé comme acteur pendant plusieurs années avant de commencer la réalisation de courts métrages autofinancés et signe son premier long-métrage, God’s Own Country, avec pour décors, la région où il a grandi et il est retourné vivre après avoir passé quelques années à Londres, distillant de magnifiques paysages désolés où les gens s’accrochent tant bien que mal malgré la rudesse des conditions de vie.

Seule la terre/ God’s Own Country a remporté le prix de l’Hitchcock d’or, la statuette la plus convoitée au Festival du film britannique de Dinard. De passage à Genève à l’occasion de la sortie de son film, Francis Lee était « très honoré que les journalistes suisses viennent à sa rencontre ». Hors enregistrement, le réalisateur nous a confié sa désolation quant au Brexit « qui va impliquer des difficultés pour tous les artistes, en particulier pour le financement des films britanniques ». En soulignant que certains réalisateurs comme Ken Loach sont essentiellement financés par des coproductions européennes ».

Francis Lee a souligné la difficulté de la naissance de cette amour dans une région où la rudesse de la vie fait que, souvent l’isolement reste la norme. Il souligne juste que la publicité sur l’affiche qui annonce un nouveau «Secret de Brokeback Mountain »  (film de Ang Lee, sorti en 2005, ndlr.) ne dépend pas de lui mais des publicitaires. « Mon film n’a rien à voir avec le film d’Ang Lee, en particulier la fin. »

Rencontre avec Francis Lee au Téâtre Pitoëff, à Genève.

Firouz E. Pillet

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Firouz Pillet

Journaliste RP / Journalist (basée à Genève)

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