Grand Théâtre de Genève : la salle mythique de la Cité de Calvin reçoit Robert Wilson à Genève avec Le Messie les 4 et 5 octobre pour une reprise – normale – de sa programmation

Le Grand Théâtre de Genève présente une co-production-événement, Le Messie mis en scène par une icône de l’opéra, Robert Wilson, et dirigé par une référence du répertoire, Marc Minkowski, les 4 et 5 octobre.
L’Oratorio de Haendel revisité par Mozart sera notamment interprété par l’étoile vocale Stanislas de Barbeyrac. La production est bel et bien confirmée, et réalisée en conformité avec les dernières normes sanitaires fédérales.

Der Messias – Oratorio de Georg Friedrich Haendel mmis en scène par Robert Wilson et dirigé par Mark Minkowski
© Lucie Jansch

Une première en vingt ans : la figure du théâtre Robert Wilson signe la mise en scène, avec Nicola Panzer, la scénographie et les éclairages du fameux oratorio. Sa dernière venue à Genève date de 1999 pour Scourge of Hyacinths.

Co-produit avec les Salzburger Festspiele, le Théâtre des Champs-Élysées et la Mozart Stiftung, Le Messie s’inscrit dans le thème de la saison « Réalité augmentée » du Grand Théâtre de Genève, avant Parsifal et Paulus, dans les récits de la foi, du salut et de la résurrection.

Le metteur en scène minimaliste donne son regard sur l’œuvre

Pour moi, Der Messias n’est pas uniquement une œuvre religieuse, mais plutôt une sorte de voyage spirituel.

À Genève, Marc Minkowski, qui a dirigé l’Orchestre de la Suisse romande pour le dernier spectacle avant le confinement (Les Huguenots), viendra avec Les Musiciens du Louvre et le Philharmonia Chor de Vienne dans une production qui rouvre la saison lyrique à Paris après sa création à la Mozartwoche Salzburg en janvier 2020.

Le maestro explique sa démarche :

C’était une grande attente pour moi de rencontrer ce géant !
Représenter un oratorio sur scène ce n’est pas nécessaire mais c’est important pour méditer, pour visualiser, et Bob est un maître de la méditation musicale. Sa mise en scène est faite de beaucoup de symboles, qui permettent de réfléchir à la musique. Ce sont de véritables tableaux vivants. C’est un peu le feu et l’eau : le feu dans la fosse et l’eau sur le plateau.

La version allemande du Messie qui a été retenu est celle de 1789, arrangée par le génie de Mozart. Né trois ans avant la mort du maître, le jeune compositeur se plia à la demande du très connu mécène et franc-maçon Gottfried van Swieten.

Stanislas de Barbeyrac fait à Paris sa prise de rôle et sera accompagné sur la scène du Grand Théâtre par la soprano Elena Tsallagova, l’alto Helena Rasker et la basse José Coca Loza.

Mentionnons également le rôle central du danseur incarné par Alexis Fousekis, le vieil homme par Max Harris et un enfant par Leopoldine Richards.

Chanté en allemand avec surtitres en français et anglais.

Firouz E. Pillet

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Firouz Pillet

Journaliste RP / Journalist (basée à Genève)

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