Le casse du Louvre s’offre un destin cinématographique
Le célèbre réalisateur Costa-Gavras ne renonce pas au cinéma, même à 93 ans. Fidèle à sa passion, il a été aperçu à l’ouverture de la 79e édition du Festival de Cannes, en compagnie de son épouse Michèle, tous deux visiblement très intéressés par les présentations en compétition. Pendant ce temps, son fils Romain est à Paris, où il prépare déjà un long métrage autour du « casse du Louvre », survenu en plein jour et sous les yeux de nombreux témoins en octobre dernier. L’événement, inédit par son audace, a suscité un retentissement considérable aux quatre coins du monde.

EPA/Mohammed Badra
Le film s’inspirera du livre-enquête intitulé La Main basse sur le Louvre, signé par Jean-Michel Decugis, Jérémie Pham-Lê et Nicolas-Charles Torrent, à paraître aux éditions Flammarion et disponible en librairies dès la fin du mois de mai. Cette adaptation libre de ce que ses auteurs présentent comme une « plongée palpitante et ultra-sensible » dans les événements du 19 octobre 2025 est attendue sur les grands écrans français dans le courant de l’année 2028.
Un soutien complet
Réalisateur du Monde est à toi – nommé à deux reprises aux Césars –, d’Athéna – sélectionné à la Mostra de Venise en 2022 –, ou encore de Sacrifice – porté par le duo d’acteur·rices Chris Evans et Anya Taylor-Joy et sorti en 2025 –, Romain Gavras a bénéficié du soutien sans réserve de la société de production Iconoclast, qui en sera le principal partenaire.
Le cinéaste a déjà entamé l’écriture du scénario en collaboration avec Simon Jacquet (Je verrai toujours vos visages, réalisé par Jeanne Herry, ou Bac Nord de Cédric Jimenez) et Mourad Winter (L’amour c’est surcoté, livre de 2021). Il n’a pour l’heure communiqué aucune référence technique ni artistique, précisant que la distribution sera annoncée à l’issue des préparatifs.
Rappelons les faits : le spectaculaire cambriolage des bijoux des reines de France, perpétré par un commando de quatre individus dans la Galerie Apollon en l’espace de quelques minutes, a causé un préjudice estimé à 88 millions d’euros. La directrice du Louvre, Laurence des Cars, a finalement présenté sa démission quatre mois après les faits, le 24 février 2026, sous la pression des critiques liées aux failles de sécurité.
Sept mois plus tard, les « joyaux de la couronne » n’ont toujours pas été retrouvés – et leurs ravisseur·euses non plus !
Djenana Mujadzic
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