Nouvelle création de SNAUT: Pas grand-chose plutôt que rien

Le cycle des RIEN qui travaille la matière de l’absence sous toutes ses formes se poursuit avec cette nouvelle création de Joël Maillard. Après l’absence d’images dans Rien voir, absence de parole chez le personnage de Ne plus rien dire, voilà l’absence d’actions (ou presque) dans Pas grand-chose plutôt que rien.

© Jeanne Quattropani
© Jeanne Quattropani
Pas grand-chose plutôt que rien c’est une réflexion sur les “modes d’emploi du mode de vie”, lisibles un peu partout dans l’espace public (que désirer, comment s’occuper, que devenir, à quoi faire attention, comment faire pour gagner, comment faire pour perdre (du tour de taille), comment s’afficher, à quoi rêver, etc.).
Peut-être que Pas grand-chose plutôt que rien c’est avant tout une réunion, des spectateurs, assis autour d’une table, et un compte à rebours.
La pièce, par moments, est participative. L’assemblée choisit des images et des sons au cours de processus plus ou moins démocratiques.
La participation ne consiste qu’à appuyer (ou ne pas appuyer) de temps à autre sur une touche. Vous pourriez alors objecter qu’appuyer de temps à autre sur une touche, ce n’est vraiment pas grand-chose.
On vous répondrait que c’est précisément l’accumulation de ces pas grand-chose qui fait la pièce, ce qui n’est pas tout-à-fait rien.

Théâtre Arsenic, Lausanne, 28 avril au 3 mai 2015 | ma, je, sa 19h – me, ve 20h30 – di 18h
Théâtre du Grütli, Genève, 7 au 17 mai 2015 | ma-sa 20h – di 18h

 

Malik Berkati

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