Le septième art en deuil : disparition de Bertrand Tavernier, un immense cinéaste et un cinéphile inconditionnel

Le monde du septième art est ébranlé par la triste nouvelle à l’annonce de la disparition de Bertrand Tavernier et salue tant le cinéaste humaniste, et engagé, le cinéphile érudit et l’homme, qui dénonçait farouchement les injustices. L’Institut Lumière à Lyon, dont Bertrand Tavernier était le président, a annoncé la disparition de Bertrand Tavernier ce jeudi 25 mars 2021, s’associant à la peine de ses proches dont son fils Nils, acteur et cinéaste, et sa fille Tiffany, romancière, scénariste et assistante réalisatrice. Le cinéaste, scénariste, dialoguiste, producteur et écrivain s’est éteint à Sainte-Maxime, dans le Var à l’âge de septante-neuf ans, un mois jour pour jour avant son quatre-vingtième anniversaire.
Cinéphile dès l’enfance
Atteint très jeune dans sa santé (tuberculose), Bertrand Tavernier était emmené au cinéma par ses parents dans sa ville natale, Lyon, et avait volontiers que le septième art lui servait de « béquille » pour supporter la maladie.  Ce feu sacré ne l’a jamais plus quitté et cet immense cinéphile avait créé dans ses jeunes années le ciné-club Nickelodéon, avant de devenir attaché de presse, assistant de Jean-Pierre Melville, puis lui-même réalisateur.
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