La Tour vagabonde : L’île des esclaves » de Marivaux, mis en scène par Valentin Rossier – rencontre

La Tour vagabonde Festival, dont nous avons annoncé le programme festif, tient sa première au Parc Trembley. D’avril à juin 2019, la Tour Vagabonde Festival propose trois classiques  présentés dans la structure itinérante du même nom, réplique du Théâtre du Globe, une réplique du théâtre élisabéthain que Valentin Rossier connaît bien puisqu’il y a eu recours durant la réfection du Théâtre de l’Orangerie alors qu’il en était le directeur. Les spectateurs pourront aussi y découvrir six soirées festives et se désaltérer à la « Fraîche », une yourte adjacente au théâtre qui propose quelques agapes et breuvages.

Comédien et metteur en scène, Valentin Rossier se forme à l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique (ESAD) de Genève. Depuis, Son nom apparaît dans la distribution de nombreux spectacles soit en tant que comédien soit en tant que metteur en scène soit en assumant les deux casquettes. En effet, Valentin Rossier est un nom incontournable du paysage théâtral de Suisse romande. Son travail se caractérise par une esthétique épurée et un imaginaire extraordinaire.

— Juan Antonio Crespillo et Lionel Brassens dans L’île des esclaves
Image courtoisie Tour Vagabonde

Valentin Rossier fonde l’Helvetic Shakespeare Company en 1994 avec Frédéric Polier, actuel directeur du Théâtre du Grütli et monte des auteurs tels que Brecht, Agota Kristof, Grumberg, Tcheckhov, Dürrenmatt et … Marivaux pour la seconde fois de sa carrière.

Après Vincent Bonillo et Les précieuse ridicules, une reprise du spectacle créé en 2011, Valentin Rossier propose une création de L’île aux esclaves, un texte peut-être moins connu de Marivaux dont les personnages grecs, le naufrage ainsi que le caractère d’Euphrosine tendent vers une tragédie. Mais la pièce est bien une comédie : confusion des sentiments, échanges de pouvoir entre maîtres et valets, enfin l’aspect résolument comique du personnage d’Arlequin. De plus, la pièce se termine sur une reprise du pouvoir par les maîtres et le retour au statut d’esclave de Cléanthis et d’Arlequin ; ce retour à la situation initiale est le propre de la comédie.

En pleines répétitions avec ses comédiens au Mottatom, Valentin Rossier a pu nous accordé un peu de son précieux temps pour parler de Marivaux, de mise en scène, de sa carrière, de son initiative de proposer un festival de théâtre primesautier à destination des jeunes de l’enseignement secondaire en particulier et de Dominique Catton, le créateur du théâtre genevois Am Stram Gram, disparu il y a quelques mois et qui lui avait offert le rôle-titre de Poil de carotte à ses débuts. Rencontre avec Valentin Rossier au Mottatom (ancienne usine transformée en Fabrique d’Art et vivier de créations diverses, N.D.L.R.) où se déroulent les répétitons de L’île des esclaves.

 

Firouz E. Pillet

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Firouz Pillet

Journaliste RP / Journalist (basée à Genève)

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