L’Amour selon Nacer Khemir : calligraphies de l’artiste exposées à l’ICAM L’Olivier et cycle de films au Cinélux à Genève – Rencontre [audio]

« La langue, comme un jardin, et tout d’abord une clôture et sa terre est faite des sédiments des générations passées. Son parfum embaume les morts et les vivants ; elle est à la fois le dessin et la quintessence de l’âme d’un peuple dans le miroir du temps. »
À partir de ce constat, mettant à profit la réclusion forcée induite par le confinement, l’artiste tunisien Nacer Khemir, ne pouvant envisager un tournage, s’est mis à peindre créant de nombreuses calligraphies autour des noms de l’amour dans la langue arabe. Exprimant son art à travers le cinéma, l’écriture dont les contes, la peinture à la sculpture, la calligraphie, il est parvenu à tirer un trait d’union artistique deux rives entre le Nord et le Sud, entre l’Orient et l’Occident. Sur l’invitation de son ami de longue date, Alain Bittar, fondateur et directeur de la librairie L’Olivier et de l’ICAM – l’institut des cultures arabes et méditerranéennes -, Nacer Khemir expose une partie de calligraphies dans l’espace réservé aux expositions au sous-sol de la librairie. Lors du vernissage de l’exposition, le public a pu découvrir, dans une ambiance conviviale, une sélection des calligraphies de Nacer Khemir, présent pour converser et échanger avec le public. Les tableaux exposés marquent le regard et l’esprit par leurs couleurs vives qui semblent avoir permis à l’artiste de conjurer l’absence de contacts durant le confinement. (…)

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Rencontre avec Gaya Jiji, réalisatrice syrienne à l’occasion de l’avant-première de son film, Mon tissu préféré, au Cinélux, à Genève

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Pour écrire le scénario de son  premier long métrage, Mon tissu préféré, Gaya Jiji s’inspire de diverses femmes qui l’entourent : des femmes soumises au poids de la tradition et dociles face au diktat masculin, à l’instar de Myriam, la petite soeur dans le film; des femmes qui endossent leur rôle et ne manifestent aucune émotion tout au long de leur vie, qui ne pleurent jamais, comme la mère de famille du long métrage, une mère fortement inspirée par celle de Gaya Jiji; des femmes qui se rebellent et revendiquent le droit à la liberté, à choisir leur mode de vie, comme la tenancière de maison de close dans le film, Madame Jiji.
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