Monos, d’Alejandro Landes, dépeint une plongée anxiogène au cœur du conflit armé en Colombie

Quelque part en Amérique latine, isolé au sommet d’une montagne, un groupe de commandos d’adolescents rebelles aux noms de guerre fantaisistes, tels que Rambo, Schtroumpf, Bigfoot, Wolf et Boom-Boom, se livrent à des exercices d’entraînement militaire. Ils ont pour mission, ordonnée par une force obscure, « l’Organisation », de veiller sur une prisonnière , l’ingénieur américaine Sara Watson (Julianne Nicholson), que ces geôliers appellent « la Doctora », et sur une vache laitière, Shakira, en prêt aux guérilleros en reconnaissance de leur action. Mais le groupe doit s’enfuir dans la jungle, poursuivi par une troupe de gens armés. Leur lien se brise et la mission commence à péricliter.
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Berlinale 2020 – Encounters: Los conductos de Camilo Restrepo

Avec l’arrivée de Carlo Chatrian à la direction artistique de l’événement, la Berlinale propose depuis cette année une nouvelle section compétitive  intitulée Encounters. Le film de Camilo Restrepo fait partie de cette sélection.

Librement inspiré d’une histoire vraie, Los conductos est, selon les mots de Carlo Chatrian,

un film aussi visionnaire, physique et élastique que le celluloïd 16 mm sur lequel il a été tourné .
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La tournée des festivals continue pour le superbe film du mozambiquien Sol de Carvalho : Mabata Bata à (re)voir au festival Afrikamera à Berlin (7-11 novembre 2019)

Une introduction oxymorique spectaculaire ! De magnifiques paysages, une lumière douce et dorée de crépuscule du matin, un enfant qui court tout sourire… un bruit métallique – cut sur écran noir.
Basé sur la nouvelle de Mia Cout, O Dia Em Que Explodiu Mabata Bata (Le jour où a explosé Mabata Bata, 1986), ce film raconte l’histoire d’Azaria, un jeune berger orphelin, qui rêve d’aller à l’école mais doit garder le troupeau de son oncle Raul qu’il doit absolument faire engraisser car c’est son sésame pour pouvoir épouser la fille du chef du village. Le plus bel animal du troupeau destiné à payer la dot est Mabata Bata.
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FIFF 2019 : Les héros ne meurent jamais, de Aude-Léa Rapin, replonge les festivaliers de Namur dans la terre en Bosnie-Herzégovine et ses spectres

Dans une rue de Paris, un inconnu interpelle violemment Joachim en le nommant Zoran et croit reconnaitre en lui un soldat mort en Bosnie le 21 août 1983. Or, le 21 août 1983 est le jour même de la naissance de Joachim ! Alors qu’il raconte cet incident à une amie, Alice (Adèle Haenel), le filme dans un studio parisien.
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FIFF 2019 : « Camille », de Boris Lojkine, déjà  présenté au dernier Festival de Locarno, est proposé dans la programmation du FIFF qui se déroule du 27 septembre au 4 octobre 2019 à Namur

Jeune photojournaliste française éprise d’idéal, Camille Lepage part en Centrafrique couvrir la guerre civile qui se prépare. Très vite, elle se passionne pour ce pays et sa jeunesse, emportée par la tourmente, elle se retrouve au cœur du conflit.
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Freedom Fields, le documentaire de Naziha Arebi sur 3 footballeuses libyennes est présenté au Festival des cinémas d’Afrique de Lausanne

La réalisatrice anglo-libyenne a suivi pendant 5 ans trois footballeuses dans leur vie quotidienne, la pratique de leur sport et la déliquescence d’un pays qui sombre dans la guerre civile. Le travail de Naziha Arebi est remarquable… malheureusement a-t-on envie de dire, car elle capte dans le montage de son film l’air du temps d’un pays qui inexorablement se raréfie. Méthodiquement, sur 97 minutes, elle se fait témoin des pans d’espoirs et de libertés qui tombent tels les écailles d’un animal en mue.  Et nous, spectateur.trices, un peu piteux d’apprécier ce superbe rendu esthétique qui se joue de la nuit, des contre-jours, des ombres et d’une lumière ardente, à la chaleur inversement proportionnelle à la situation politique du pays qui tend plutôt à glacer le sang. L’habillage musical de Freedom Fields est également pertinemment mis en place et s’accorde à la perfection au fil narratif du documentaire.
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Locarno 2019 : les films de la péninsule ibérique en compétition

Technoboss, de João Nicolau, représente le Portugal dans le concours international
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Longa noite (Longue nuit), de Eloy Enciso, représente l’Espagne dans la course aux Léopards
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Locarno 2019 : Fi Al-Thawra (During Revolution), de Maya Khoury, plonge les spectateurs au coeur de la révolution syrienne, vue et filmée par les Syriens, présenté en première mondiale dans la section concours international

Maya Khoury a travaillé pendant plusieurs années avec ses compagnons du collectif Abounaddara, de manière anonyme, afin de préserver leurs familles. Par le biais de son journal, accessible sur les ordinateurs et les téléphones portables de leurs compatriotes, le collectif  a donné des informations de première main, filmée par le collectif ou par des Syriens avec leurs téléphones portables, afin d’informer les Syriens de la réalité du pays, une vision beaucoup plus véridique que celle que les médias occidentaux entretiennent.
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Rencontre avec Gaya Jiji, réalisatrice syrienne à l’occasion de l’avant-première de son film, Mon tissu préféré, au Cinélux, à Genève

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Pour écrire le scénario de son  premier long métrage, Mon tissu préféré, Gaya Jiji s’inspire de diverses femmes qui l’entourent : des femmes soumises au poids de la tradition et dociles face au diktat masculin, à l’instar de Myriam, la petite soeur dans le film; des femmes qui endossent leur rôle et ne manifestent aucune émotion tout au long de leur vie, qui ne pleurent jamais, comme la mère de famille du long métrage, une mère fortement inspirée par celle de Gaya Jiji; des femmes qui se rebellent et revendiquent le droit à la liberté, à choisir leur mode de vie, comme la tenancière de maison de close dans le film, Madame Jiji.
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Cannes 2019 : Nuestras madres, premier long métrage du Guatémaltèque César Díaz, déterre le passé douloureux du conflit armé au Guatemala

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Le long-métrage Nuestras Madres de César Diaz était en course à la Semaine de la Critique et a été couronné de la Caméra d’or, reçue des mains de Rithy Panh qui ne pouvait qu’être sensible au travail de mémoire et de reconnaissance des victimes effectué par César Diaz, lui qui a consacré toute sa filmographie aux victimes de Pol Pot et des Khmers rouges.

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