Rencontre avec les trois commissaires de l’exposition « Pagnol raconte Pagnol »: Nicolas Pagnol, Valérie Fédèle, Nicolas Dromard

Jusqu’au 31 décembre 2022, l’exposition Pagnol raconte Pagnol évoquant 20 ans de l’histoire du Cinéma de Marcel Pagnol, invite à déambuler dans les entrailles de l’œuvre et de la vie de l’artiste, sur 300 m², au travers d’objets et de pièces provenant des collections particulières et des archives familiales des Pagnol. Lire la présentation de l’exposition ici.
Florence Signoret : Que représente pour vous cette exposition, Nicolas Pagnol ?
Nicolas Pagnol : Je suis très heureux d’avoir pu présenter d’autres pièces que celles que l’on avait présentées à Aubagne et, qu’aujourd’hui, l’on propose au Château de la Buzine ! Mon bonheur sera absolu lorsque le Musée dédié à Marcel Pagnol verra le jour à Allauch. Et cette exposition « Pagnol raconte Pagnol » en est en quelque sorte un véritable avant-goût. Nous aurons bientôt un vrai Musée Pagnol, à Allauch, là où se situe la Bastide Neuve, là où Marcel courait quand il était enfant. Cette aventure d’exposer tous ses objets personnels comme professionnels, c’est aussi un moyen de montrer aux potentiels mécènes du Musée que cette exposition sur mon grand-père, ce n’est pas n’importe quoi : Il y a de très belles pièces présentées, une infime partie de la collection, mais des pièces uniques. (…)

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Exposition « Pagnol raconte Pagnol » au Château de la Buzine jusqu’au 31 décembre 2022

Jusqu’au 31 décembre 2022, l’exposition Pagnol raconte Pagnol évoquant 20 ans de l’histoire du Cinéma de Marcel Pagnol, invite à déambuler dans les entrailles de l’œuvre et de la vie de l’artiste, sur 300 m², au travers d’objets et de pièces provenant des collections particulières et des archives familiales des Pagnol. Cette exposition immerge les visiteurs dans vingt années de l’histoire du cinéma de Marcel Pagnol, de 1931 – et le film Marius  – aux derniers films de l’auteur-cinéaste, tournés en 1953/1954. Et c’est dans son « Hollywood Provençal », le Château de la Buzine, que les passionnés de cet artiste visionnaire regardent en direct « le film de sa vie », objet après objet, pièce après pièce, de son césar d’honneur à son costume d’académicien, de la reconstitution de son bureau à sa caméra PARVO DEBRIE, premier modèle de caméra insonorisée élaborée pour le cinéma parlant, utilisée pour le tournage de Fanny en 1932 ! Cette exposition unique voulue par Nicolas Pagnol, petit-fils de Marcel, Valérie Fédèle, directrice générale et artistique du Château de la Buzine et Nicolas Dromard, metteur en scène et comédien passionné de Marcel Pagnol, tous trois commissaires de cette exposition, est une sorte « d’antichambre somptueuse » du futur Musée Pagnol, qui ouvrira ses portes à Allauch, dans les Bouches-du-Rhône. Courez-y, avec vos enfants, et vivez les coulisses et les secrets de vos films préférés et de leur cinéaste avant-gardiste. (…)

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Exposition à l’Institut des Cultures d’Islam de Paris: Urban Text, cet espace nommé Balkans

L’institut parisien des Cultures d’Islam, installé dans le très cosmopolite et populaire quartier de la Goutte d’Or du 18e arrondissement, présente entre le 15 septembre et le 11 décembre, une surprenante et très riche exposition intitulée Urban Text, cet espace nommé Balkans.
Le co-commissariat est confié à Bérénice Saliou et Falma Fshati, qui montrent le Urban Text, tissu urbain en français, d’une manière inédite et très nouvelle. Les Balkans, cette région au centre du Vieux continent, toujours ignorée et peu connue des occidentaux, y reçoit un reflet plus contemporain et juste. Certes, un territoire compliqué, complexe et toujours très mouvementé par les vestiges du passé bouleversant, mais qui est enfin mis en pleine lumière. Son histoire ottomane, qui a durée cinq siècles, mais aussi celle des guerres mondiales ou locales du 20e siècle, attirent de nombreux visiteurs. Ainsi que le milieu urbain particulier, avec ses différentes architectures, qui offre un écho unique, temporel de l’imaginaire propre aux Balkans. Son symbolisme divers est bien visible dans les villes balkaniques, dont l’architecture a subi tant de transformations, effacements et reconstructions. (…)

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Exposition: « Shocking ! Les mondes surréalistes d’Elsa Schiaparelli » au Musée des Arts décoratifs de Paris jusqu’au 22 janvier 2023

Une somptueuse rétrospective de la créatrice italienne Elsa Schiaparelli, amie des artistes de l’avant-garde parisienne des années 1920 et 1930, est visible au Musée des Arts Décoratifs, jusqu’au 22 janvier 2023. Plus de 520 œuvres ont été réunies, dont 272 costumes et accessoires de mode, ainsi que 248 peintures, sculptures, photos, bijoux, céramiques, parfums signés des plus grands comme Jean Cocteau, Salvador Dali, Man Ray, Elsa Triolet ou Meret Oppenheim.  Le Musée montre aussi l’héritage du style de la créatrice, avec les modèles d’Yves Saint Laurent, Azzedine Alaïa, Galliano, Lacroix.
Pour l’exposition présentée dans les galeries de la mode Christine & Stephen A. Schwarzman, la scénographie a été confiée à Nathalie Crinière qui l’a rendu immersive et même poétique. Dans son livre Shocking Life, qui date de 1954, Schiaparelli a écrit : (…)

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Lausanne : à découvrir à L’Hermitage, Achille Laugé, des points, encore des petits points, toujours des petits points délicieusement raffinés ! Rencontre avec la commissaire Nicole Tamburini

La Fondation de l’Hermitage propose une rétrospective de l’œuvre du peintre néo-impressionniste Achille Lauré mis en lumière par l’éclairage de la commissaire Nicole Tamburini. Intitulée Achille Laugé, Le néo-impressionnisme dans la lumière du Sud, cette exposition, qui a ouvert ses portes le 14 juin et se déroule jusqu’au 30 octobre 2022, permet de découvrir son œuvre, réunissant quelque quatre-vingts tableaux. Si Pissarro, Seurat, Monet, Signac sont connus du grand public, Achille Laugé demeure un artiste méconnu qui, après un séjour à Paris où il suivit des cours à l’École des Beaux-Arts, est retourné dans les terres qui l’ont vu naître, dans la région de Carcassonne, dans le département de l’Aude, pour y faire toute sa carrière. (…)

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Berlinische Galerie – Eine Ausstellung, die zwei Ikonen des Berliner Kulturundergrounds der 70er und 80er Jahre feiert : ZusammenSpiel. Tabea Blumenschein – Ulrike Ottinger

Für diejenigen, die mit der Avantgarde-Szene der 70er und 80er Jahre im abgedrehten West-Berlin vertraut sind, ist Tabea Blumenschein eine Ikone, Punk und Queer, die durch die Filme von Ulrike Ottinger (Die Betörung der blauen Matrosen – 1975; Madame X, eine absolute Herrscherin – 1977; Bildnis einer Trinkerin – 1979, für ihre bekanntesten Filme mit Tabea Blumenschein, aber sie arbeitet weiter, ihr letzter Dokumentarfilm, Paris Calligrammes, entstand 2020 und hatte Premiere bei der 70. Berlinale) einem breiteren Publikum bekannt wurde. Mitte der 1980er Jahre zog sich die Allround-Künstlerin (Schauspielerin, Kostümbildnerin, Make-up-Artistin, Musikerin, Malerin) aus dem Rampenlicht zurück, um sich bis zu ihrem Tod im Jahr 2020 der bildenden Kunst zu widmen. Die Berlinische Galerie zeigt eine faszinierende Ausstellung, in der Bilder aus Filmen der Regisseurin mit den Gemälden und Collagen ihrer Fetischdarstellerin gespiegelt werden. (…)

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Clap sur Léman : le deuxième volet de cette exposition consacrée aux films tournés sur les rivages du Léman est à découvrir aux Bains des Pâquis – Rencontre avec Didier Zuchuat

Responsable du Centre de documentation du Musée du Léman, à Nyon, depuis 2011, Didier Zuchuat porte de nombreuses casquettes : expert de la flotte historique de la CGN, des voitures amphibies et du motonautisme, fin connaisseur du septième art et amoureux des vieux cinémas.
Cet inconditionnel enthousiaste remet sans cesse l’ouvrage sur le métier et convie actuellement le public aux Bains des Pâquis pour y découvrir le deuxième volet de Clap sur Léman, une exposition qui illustre les liens insoupçonnés entre le Léman et le septième art par le truchement des films tournés sur ses rivages. (…)

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Plateforme 10 : Entretien avec Patrick Gyger, directeur du nouveau Quartier des Arts de Lausanne [audio]

« La Plateforme 10 représente un site exceptionnel, des bâtiments à l’architecture exceptionnelle et un projet hors pair » qui a convaincu Patrick Gyger à revenir en Suisse après avoir passé dix ans à Nantes. L’ex-directeur du Lieu Unique à Nantes, vivier des arts vivants, et ancien responsable de la Maison d’Ailleurs d’Yverdon, Pascal Gyger a été enthousiasmé par ce nouveau défi dans sa carrière déjà bigarrée et très diversifiée : la tâche de devoir fédérer ces trois musées qui ont en commun les arts visuels avec différentes approches, ce qui l’inspire énormément. (…)

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La Fondation Gianadda propose une exposition exceptionnelle des clichés d’Henri Cartier-Bresson, issus de la collection Sam Szafran – Rencontre (audio) avec Jean-Henry Papilloud, commissaire de l’exposition

La nouvelle exposition, intitulée Henri Cartier-Bresson et la Fondation Pierre Gianadda, révèle l’imposant travail de l’un des plus grands photographes du XXᵉ siècle, révélant des pans méconnus de sa carrière à travers des clichés et qui n’avaient jusqu’alors jamais été développés. En collaboration avec la Fondation Henri Cartier-Bresson à Paris, cette exposition invite le public à découvrir les chapitres majeurs de l’œuvre d’Henri Cartier-Bresson, entre clichés de voyages en Afrique subsaharienne, plus précisément en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Togo et au Soudan français, en Inde, aux Mexique aux États-Unis, en Espagne et à Moscou ainsi que des portraits d’artistes saisis à l’instant idéal par le photographe à l’instar d’Henri Matisse dans son atelier niçois, d’Edith Piaf, de Raymond Queneau qui survole de manière magique une flaque d’eau, d’Alberto Giacometti, entre autres… Les visiteurs ne seront pas au bout de leur surprise au fil des clichés exposés ! (…)

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Théâtre de l’Orangerie de Genève Saison #5 – Ouverture avec la création Fabula rasa, prélude à une programmation en rhizome

L’été, au Théâtre de l’Orangerie (TO), se décline cette année en douze spectacles de théâtre et jeune public, dont quatre créations, cinq expositions, dix-sept concerts et soirées DJ, dix ateliers, une buvette et restauration végan (ouvert toute la journée), un jardin potager, entre autres. Dans le cadre idyllique du Parc La Grange, l’occasion de mêler rencontres conviviales, culture et réflexions. À quelques encablures du TO, la Scène Ella Fitzgerald propose gratuitement une série de concerts de tous genres, allant de l’Afrobeat à l’Orchestre de la Suisse romande, en passant par Henri Dès ou du Folk japonais ! (…)
Dans cette optique, l’ouverture de la saison est spectaculaire. Une pièce de théâtre multimédia, post-dystopique qui nous entraîne sur la trace du vivant à travers deux comédiennes et leurs figurines placées sur des maquettes, filmées en direct par la vidéaste Erika Irmler. Cette fable du genevois Arthur Brügger, mise en scène par Bartek Sozanski, dépeint un monde en ruine dans lequel deux femmes, Alix et Léa, font un bout de chemin ensemble. Léa (Valérie Liengme) se rappelle du temps d’avant, celui dans lequel nous nous trouvons, nous spectatrices et spectateurs, avec ses injonctions dérisoires de sauver la planète en urinant sous la douche, par exemple. Percluse de culpabilité, appartenant à la génération « fin du monde » Léa est soulagée quand cette fin advient : elle peut reposer sa conscience et revivre dans ses souvenirs tous les bons moments qu’elle a vécus. La plus jeune, Alix (Giulia Crescenzi), veut aller de l’avant, poursuivre sa quête d’eau et d’endroit fertile où replanter la vie. Pour ce faire, elle doit se fier à Léa, qui connaît le territoire et sait où se la rivière. (…)

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