Cannes 2018 : « Mon tissu préféré », premier long métrage de Gaya Jiji, sème le trouble entre amours fantasmées et réalité politique de la Syrie à la veille de la guerre

Damas, mars 2011. Nahla est une jeune femme célibataire qui mène une vie morne dans une banlieue de la capitale syrienne, aux côtés de sa mère, dépressive depuis que son mari l’a quittée, et ses deux sœurs, Myriam et Line. Elle passe ses journées comme vendeuse dans une échoppe d’habits où sa collègue et amie la pousse à se marier pour partir à l’étranger. Le jour où on lui présente Samir, un expatrié Syrien en provenance des États-Unis à la recherche d’une épouse, « du pays », elle rêve d’une vie meilleure. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Contre toute attente, il décide de se marier à sa cadette, Myriam.
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La Belle et la meute de la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania fait l’ouverture d’ALFILM 2018

Le festival du film arabe de Berlin – ALFILM (du 11 au 18 avril 2018) – s’ouvre ce mercredi 11 avril à 19h au cinéma Arsenal avec le film de Kaouther Ben Hania, La belle et la meute (en présence de l’actrice principale Mariam Al Ferjani), qui avait eu sa Première au festival de Cannes 2017 dans la section Un certain regard. Cette terrible histoire est librement adaptée de l’ouvrage Coupable d’avoir été violée (Ed. Michel Lafon) de Meriem Ben Mohamed qui relate un fait divers qui avait bouleversé la Tunisie post-révoltes, celui d’une étudiante violée par des policiers et le cauchemar qui s’en suit pour que justice lui soit faite. Très habilement, la réalisatrice pose son récit sur une seule nuit pendant laquelle le spectateur est immergé avec victimes dans les couloirs kafkaïens des institutions tunisiennes. En 2018, avec les révélations qui secouent le monde entier depuis l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo, il est remarquable de constater que, malgré des spécificités sociétales et politiques locales, ce film a des résonances tout à fait universelles.
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