L’Homme qui a vendu sa peau (The Man Who Sold His Skin) de Kaouther Ben Hania – Vendre sa peau pour la sauver

Il serait facile d’utiliser les termes de satire, parabole, cynisme pour décrire en quelques mots le dernier film de la réalisatrice et scénariste tunisienne Kaouther Ben Hania  (La Belle et la Meute, 2017), qui écume les festivals depuis sa Première à la Mostra de Venise 2020 dans la section Orizzonti, avec la clef le Prix du meilleur acteur pour Yahya Mahayni. Cependant, ce que nous propose la cinéaste n’est que la chaire d’une réalité crue. Pas de parabole, pas de satire – le monde est comme cela, pire même –, du cynisme oui, mais simplement le reflet de nos sociétés qui le pratique avec dextérité envers tout ce qui représente l’altérité dans un état de besoin ou de dépendance, état savamment entretenu pour que l’ordre du monde se perpétue dans une forme rassurante de dominant.es-dominé.es, possédnt.es-posséd.es, dont le système économique prévaut sur tous les autres mécanismes de fonctionnement. Sous le vernis de culture, éclairée qui plus est, de valeurs et morale supposées supérieures mais rongées par l’hypocrisie, on aime à se rassurer en pensant qu’on ne peut pas remédier à toute la misère du monde et que l’on fait au mieux. Pour que cette assertion soit un tantinet valable, il faudrait déjà ne pas être à l’origine de ces malheurs du monde…

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Pour sa 17e édition du 23 septembre au 3 octobre 2021, le Festival du Film de Zurich (ZFF) s’offre du grand spectacle et quelques grandes stars !

Depuis l’ouverture des cinémas au printemps dernier, les festivals de toutes envergures s’enchaînent les uns aux autres dans un tourbillon fou, à l’instar des sorties en salle. Le Zurich Film Festival est d’ordinaire un peu un point de ralliement temporel permettant de voir des films qui sont passés dans les quatre festivals majeurs d’une saison, ainsi qu’une sélection de films qui font leur Première européenne. Cette année, le festival et son fameux tapis vert par quelques stars, dont Sharon Stone qui recevra la distinction la plus prestigieuse du festival, le Golden Icon Award, le 25 septembre. Le 29 septembre, ce sera au tour du cinéaste napolitain Paolo Sorrentino (Il Divo, 2008, La granda bellezza, 2013 ; Loro 2018)  de recevoir le A Tribute to… Award (oui, c’est un peu étrange comme intitulé, mais on comprend que c’est un Prix hommage…), avec une rétrospective de dix films, y compris son dernier, The New Pope (2020). Le 30 septembre, Le compositeur canadien oscarisé pour l’Odyssée de Pi (2012) Mychael Danna recevra quant à lui le Career Achievement Award. Pour finir en beauté la remise des prix non-compétitifs, le réalisateur et scénariste étasunien Paul Schrader recevra pour l’ensemble de sa carrière le Lifetime Achievement Award. (…)

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Petite sélection de films présentés à la 13e édition du Festival des cinémas d’Afrique à Lausanne du 23 au 26 août 2018

j :mag couvrant de nombreux festivals durant l’année, à côté des critiques ad hoc faites pour le Festival des cinémas d’Afrique (MaB), nous vous renvoyons également à une petite sélection de critiques et interviews faites cette année par Firouz E. Pillet (FeP) et Malik Berkati (MaB) de films présentés dans cette édition.

Des mouton et des hommes (Prix de Soleure 2018) de Karim Sayad : Interview du cinéaste lausannois par FeP.

En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui : critique de MaB.

Razzia de Nabil Ayouch : critique de FeP ; interview de Nabil Ayouch par FeP.

La Belle et la meute de Kaouther Ben Hania : critique de MaB.

Mabata Bata (MaB)
Jusqu’à la fin des temps (MaB)
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Cannes 2018 : le Maroc est représenté à Cannes avec «Sofia» de Meryem Benm’Barek

La jeune cinéaste franco-marocaine Meyem Benm’Barek s’est vue sélectionnée son premier long métrage, Sofia, projeté à Cannes dans la catégorie Un certain regard. Le film s’ouvre sur un article de loi appliquée au Maroc qui interdit toute relation hors mariage entre hommes et femmes. Si une femme célibataire se retrouve enceinte, elle est condamnée à la prison. En 2015, le court métrage de Meryem Benm’Bare, Jennah, avait été sélectionné aux Oscars. Avec ce premier long métrage, la cinéaste permet aux public international de voir la réalité du Maroc à travers la lunette axée sur le combat des femmes.
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La Belle et la meute de la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania fait l’ouverture d’ALFILM 2018

Le festival du film arabe de Berlin – ALFILM (du 11 au 18 avril 2018) – s’ouvre ce mercredi 11 avril à 19h au cinéma Arsenal avec le film de Kaouther Ben Hania, La belle et la meute (en présence de l’actrice principale Mariam Al Ferjani), qui avait eu sa Première au festival de Cannes 2017 dans la section Un certain regard. Cette terrible histoire est librement adaptée de l’ouvrage Coupable d’avoir été violée (Ed. Michel Lafon) de Meriem Ben Mohamed qui relate un fait divers qui avait bouleversé la Tunisie post-révoltes, celui d’une étudiante violée par des policiers et le cauchemar qui s’en suit pour que justice lui soit faite. Très habilement, la réalisatrice pose son récit sur une seule nuit pendant laquelle le spectateur est immergé avec victimes dans les couloirs kafkaïens des institutions tunisiennes. En 2018, avec les révélations qui secouent le monde entier depuis l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo, il est remarquable de constater que, malgré des spécificités sociétales et politiques locales, ce film a des résonances tout à fait universelles.
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9e édition du Festival du film arabe de Berlin – ALFILM 11-18 avril 2018

La 9è édition du Festival du film arabe de Berlin offre une belle programmation avec des films primés à l’international – dont le film suisse de Karim Sayad , Des hommes et des moutons, qui a reçu le Prix du meilleur documentaire aux Journées de Soleure et que j:mag a interviewé pour sa sortie romande – ainsi qu’une thématique abordée très intéressante : « réflexions sur les masculinités arabes ».
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Cannes 2017: Apres dix-sept ans d’absence, retour du cinéma tunisien à Cannes

Un film tunisien figure cette année dans la sélection officielle du 70ème festival de Cannes. La réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania représente la Tunisie avec son film La belle et la meute (Alaa kaf ifrit) à la sélection officielle de Cannes 2017 dans la section “Un Certain Regard”. Quinze films vont concourir pour ce même prix à Cannes.
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