Phillys Nagy signe Call Jane, un drame qui rappelle les combats historiques des femmes pour disposer de leur corps

À Chicago, en 1968, alors que la ville et le pays sont au bord du bouleversement politique, Joy (Elizabeth Banks), femme au foyer de banlieue bourgeoise, élégante, souriante, et toujours parfaitement coiffée, mène une vie ordinaire avec son mari (Rupert Friend) et leur fille adolescente. Lorsque Joy apprend que sa seconde grossesse pourrait lui être fatale, elle tente de se faire entendre – au sens propre du terme ! – lors d’une réunion médicale uniquement masculine. Devant cette épée de Damoclès qui pèse sur Joy, Will, son mari avocat, vit la nouvelle comme une méchante injustice divine et s’imagine déjà père célibataire de leur fille aînée. Après avoir délibéré en présence de Joy, mais sans jamais lui donner voix au chapitre, un collège d’éminents médecins refuse de pratiquer une intervention que la bonne société n’ose ni nommer ni envisager. (…)

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Berlinale 2020 – Film d’ouverture (Berlinale Special Gala) : My Salinger Year du cinéaste canadien Philippe Falardeau 

À la question de savoir pourquoi cette année le film d’ouverture de la 70 Berlinale n’était pas un film en compétition, le nouveau directeur artistique du festival Carlo Chatrian a expliqué qu’il préfère

ouvrir plutôt avec un film de la section Berlinale Special Gala qu’un film en compétition car cela ne rend pas service au film d’après mon expérience. À la fin du festival, tout le monde l’a oublié.

S’il est vrai que les dernières années, les films d’ouverture n’avait pas la côte auprès du jury et des critiques, cela était plutôt dû au fait de leur médiocrité que de leur emplacement dans le calendrier, mais gageons que ce film d’ouverture, tout Gala qu’il soit, sera également très vite oublié. Il n’est pas franchement mauvais, il est juste très classique dans sa forme, malgré des essais d’effets cinématographiques qui n’aboutissent jamais, comme dans l’histoire qu’il raconte – une sorte de coming-of-age qui aboutit sur pas grand-chose. Dommage, car ce qu’il reste en sortant, c’est une vague impression d’ennui et de fadeur malgré l’effort chromatique de la photographie à tendre vers les couleurs les plus chaudes de la palette… et le plaisir de revoir Sigourney Weaver !
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