Berlinale 2020 – Generation 14plus : Pompei, d’Anna Falguères et John Shank, met en relief les rites de passage à l’âge adulte

Après une première mondiale lors la 44ème édition du Festival international du film de Toronto, où il a été présenté dans la section Discovery dédiée aux auteurs émergents, Pompei d’Anna Falguères et John Shank, fait sa première européenne au Festival de Berlin dans la section Generation 14+.

Deux adolescents filent à vive allure sur une moto, sans casques, sur des accords de guitare sèche. La séquence suivante nous montre un jeune garçon en train de s’observer dans un miroir dans une demeure aux volets clos, un lieu où l’on entend le chant des cigales : c’est l’été. La caméra nous dévoile un plan fixe sur des dunes; au loin résonnent des voix d’enfants. Un battant de porte claque au vent. Un homme s’arrête à la station-service qui semble abandonnée dans cette région désertique et écrasée de soleil. Il donne un billet à Taxou et lui demande le plein mais celui-ci le rudoie puis le menace. Victor et Taxou ont eu le temps d’apercevoir la passagère, une jeune fille mutique, au regard azur,  qui les observe.
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Berlinale 2020 – Film d’ouverture (Berlinale Special Gala) : My Salinger Year du cinéaste canadien Philippe Falardeau 

À la question de savoir pourquoi cette année le film d’ouverture de la 70 Berlinale n’était pas un film en compétition, le nouveau directeur artistique du festival Carlo Chatrian a expliqué qu’il préfère

ouvrir plutôt avec un film de la section Berlinale Special Gala qu’un film en compétition car cela ne rend pas service au film d’après mon expérience. À la fin du festival, tout le monde l’a oublié.

S’il est vrai que les dernières années, les films d’ouverture n’avait pas la côte auprès du jury et des critiques, cela était plutôt dû au fait de leur médiocrité que de leur emplacement dans le calendrier, mais gageons que ce film d’ouverture, tout Gala qu’il soit, sera également très vite oublié. Il n’est pas franchement mauvais, il est juste très classique dans sa forme, malgré des essais d’effets cinématographiques qui n’aboutissent jamais, comme dans l’histoire qu’il raconte – une sorte de coming-of-age qui aboutit sur pas grand-chose. Dommage, car ce qu’il reste en sortant, c’est une vague impression d’ennui et de fadeur malgré l’effort chromatique de la photographie à tendre vers les couleurs les plus chaudes de la palette… et le plaisir de revoir Sigourney Weaver !
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