GIFF 2017 : Le festival s’ouvre avec le dernier long métrage de Xavier Beauvois, Les Gardiennes

Les Gardiennes, septième métrage du cinéaste et acteur français Xavier Beauvois, plonge les spectateurs dans l’univers de la Grande Guerre : en 1915, à la ferme du Paridier, les femmes ont pris la relève des hommes partis sur le front. Travaillant sans relâche, leur vie est rythmée entre le dur labeur des champs et le retour des hommes en permission. Pour faire face à la masse de travail, la doyenne (Nathalie Baye) engage une jeune fille de l’Assistance Publique, Francine (Iris Bry), pour les seconder. Francine croit enfin avoir trouvé un foyer une famille accueillante.

Adaptation du roman éponyme écrit pas Ernest Pérochon publié en 1924, Les Gardiennes est ta film qui fait la part belle aux femmes, aux femmes occultées les livres d’histoire malté le rôle prépondérant qu’elles ont joué dans le maintien de l’économie durant la guerre. La France de l’époque étant majoritairement agricole, les femmes maintenaient l’économie et le maintien d’une vie normale, s’occupant du bétail, des récoltes, de la ferme, dans ce qui s’apparente aux prémisses du féminisme sans qu’elles en aient conscience.
Porté à l’écran par Nathalie Baye et sa fille Laura Smet (qui a annulé sa venue en Suisse) qui sont réunies pour la première fois au cinéma par Xavier Beauvois bien qu’elles jouaient ensemble dans la série télévisée Dix pour Cent. Les Gardiennes met en lumière la révélation du film: Iris Bry (interview d’Iris Bry).

— Xavier Beauvois
© Firouz Pillet

Dans le cadre du GIFF (interview de son directeur), Les Gardiennes fait l’ouverture du festival. À cette occasion, nous avons pu rencontrer Xavier Beauvois, qui s’extasie devant la suite qu’il occupe à l’Hôtel Beau Rivage, une suite à deux étages où son lit se trouve sous un toit ouvrant qui lui permet d’observer les étoiles en pleine nuit. Par intermittences , Xavier Beauvois se lève, s’éloignant du micro, pour admirer et photographier le reflet de la pleine lune sur la rade de Genève. Malgré ses conditions rocambolesque de cet entretien, Xavier Beauvois s’est livré sur son film, sa façon de travailler avec ses acteurs, sur ses méthodes en tant qu’acteur, sur ses sources d’inspiration, tout en s’extasiant sur cette suite exceptionnelle dont il nous confie le prix : « 4300 € la nuit. Je n’aurais pu m’offrir cela et quand je pense que des gens y passent une semaine ! J’aurais souhaité pouvoir y emmener ma femme (ndlr. : Marie-Julie Maille, monteuse qui interprète La Monette aux côtés de la fille du couple, Madeleine Beauvois) mais elle n’a pas pu m’accompagner  pour des raisons familiales. »

Le réalisateur et acteur savoure une telle expérience en pensant qu’elle sera unique dans sa vie tout en disant qu’il apprécie le silence et la campagne où il vit depuis plusieurs années en Normandie, entouré d’animaux. Rencontre quelque peu insolite mais enjouée !

Firouz E. Pillet

www.giff.ch

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Firouz Pillet

Journaliste RP / Journalist (basée à Genève)

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