UNESCO : Les meurtres de journalistes diminuent mais de nouveaux risques apparaissent en dehors des situations de conflit, avec une impunité généralisée

Selon le dernier Rapport de l’UNESCO, publié à l’occasion de la Journée internationale de la fin d’impunité pour les crimes des journalistes le 2 novembre 2020, les meurtres de journalistes sont en baisse de 14%.
Audrey Azoulay, directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture a présenté récemment le document sur la sécurité des journalistes en soulignant le haut niveau d’impunité pour les crimes commis contre des représentants des médias. Rapport confirme que de 9 cas sur 10, ne seront jamais éclaircis, ni punis!

Malgré une baisse du nombre de journalistes tués dans le monde, trop de journalistes continuent à payer le prix ultime pour leurs reportages. Nous restons profondément préoccupés par les risques croissants auxquels sont confrontés les professionnels des médias en dehors des situations de conflit et par le taux d’impunité persistant pour ces attaques.

a indiqué Audrey Azoulay.

Pour préserver le droit fondamental à la liberté d’expression et garantir que le public ait accès à des informations fiables, les reportages doivent pouvoir être réalisés en toute liberté et sécurité, et les auteurs de crimes commis contre les journalistes doivent être systématiquement traduits en justice.

poursuit-elle.

Malgré une baisse du nombre des journalistes tués dans le monde, trop de journalistes continuent de payer le prix ultime pour les reportages. Nous restons profondément préoccupés par les risques croissants auxquels sont confrontés les professionnels des médias en dehors des situations de conflit et par le taux d’impunité persistant pour ces attaques. Pour préserver le droit fondamental à la liberté d’expression et garantir que le public ait accès à des informations fiables, les reportages doivent pouvoir être réalisés en toute liberté et sécurité, et les auteurs de crimes contre les journalistes doivent être systématiquement traduits en justice!

Selon le rapport en 2018-2019, 156 journalistes ont perdu la vie dans le monde. Le chiffre est le plus bas depuis une décennie, mais seulement dans les zones conflictuelles de la terre. Ailleurs les journalistes sont fréquemment assassinés après avoir élaboré des reportages concernant des crimes environnementaux, la corruption ou la violation des droits humains ou des méfaits politiques, ainsi que différents trafics.

Victimes de harcèlements sexistes en ligne, commencant par le trolling (fait de créer artificiellement une controverse qui focalise l’attention, aux dépens des échanges et de l’équilibre; N.D.L.R.) et le doxing (pratique consistant à rechercher et à divulguer sur l’Internet des informations sur l’identité et la vie privée d’un individu; N.D.L.R.), et finissant avec des attaques physiques et souvent des viols en série: les femmes journalistes sont les premières et les plus nombreuses proies des mafieux.
Malgré le triste constat que tous les quatre jours, un journaliste a perdu la vie durant ces derniers 10 ans, l’impunité prévaut toujours. En 2020, 13% des cas planétaires ont été résolus et jugés. C’est une amélioration par rapport aux deux années précédentes, avec 12% en 2019 et 11% en 2018.

L’Amérique Latine et les Caraïbes semblent être les terres de prédilection pour les meurtres des journalistes, représentant 31% de cas. En Asie-Pacifique le nombre s’élève à 30%.
La Conférence mondiale sur la liberté de la presse est fixé pour le 9 et 10 novembre, faisant suite au programme mondiale contre l’impunité de la criminalité et meurtres de représentants des médias mondiaux. L’Unesco et le Gouvernement des Pays-Bas communiqueront en ligne, avec les délégués des pays membres de l’ONU sur la nécessité du renforcement du pouvoir judiciaire dans le monde, surtout des procureurs engagés dans l’ investigations et les poursuites des assassinats et attaques contre journalistes, aux quatre coins de la terre. En même temps, une campagne de sensibilisation des citoyens est introduite, une initiation à l’aide de traduire en justice tous ceux qui par l’extrême violence veulent réduire des professionnels de l’information au silence et priver le public de nouvelles et faits vitaux.

La Journée internationale de la fin d’impunité a révélé plusieurs exemples d’ attaques planifiés contre l’expression libre et indépendante et souligne la gravité de ces attaques contre la liberté d’expression, qui constituent une forme de censure brutale et illégale. Le Rapport de la directrice générale sur la sécurité des journalistes et le péril d’impunité sera examiné par les Etats membres du Conseil intergouvernemental du Programme international pour le développement de la communication de l’UNESCO, prévu les 25 et 26 novembre.  La Journée internationale de la fin de l’impunité

Djenana Mujadzic

Le rapport intégral en français

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Djenana Mujadzic

Rédactrice / Reporter (basée à Paris)

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