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Sortie sur les écrans romands de Contes du hasard et autres fantaisies (Guzen to sozo) du cinéaste japonais multiprimé Ryusuke Hamaguchi

Avant d’avoir reçu un nombre incalculable de Prix pour Drive My Car (Oscar du meilleur film international, Prix du scénario du Festival de Cannes, Golden Globe du meilleur film en langue étrangère, Prix de l’Académie japonaise du meilleur scénario, British Academy Film Award du meilleur film en langue étrangère, pour ne citer que ceux-ci), Ryusuke Hamaguchi avait présenté, en 2021 également, Contes du hasard et autres fantaisies (Wheel of Fortune and Fantasy) à la Berlinale où il avait reçu l’Ours d’argent – Grand Prix du jury. Le film sort sur les écrans romands ce 13 avril 2022.

— Fusako Urabe, Aoba Kawai – Guzen to sozo (Contes du hasard et autres fantaisies)
© 2021 Neopa/Fictive

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Le film est structuré en trois parties qui factuellement n’ont rien à voir les unes avec les autres, si ce n’est un axe commun, celui de tourner autour d’un personnage féminin ; les trois parties sont elles-mêmes divisées en trois actes. Le cordon ombilical de Guzen to sozo est le thème de la coïncidence qui fait déraper la réalité. Aucune des trois histoires dans leur entier n’est probable ; c’est ce qui fait le charme de ce film tout en délicatesse, où les situations banales sortent de la piste de la réalité pour entrer dans une matière plus floue qui reflète les états intérieurs de leurs protagonistes.

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Chaque épisode a ses qualités propres – le premier est le plus rocambolesque, le deuxième le plus éloquent sur la société sans merci, le troisième le plus éthéré – mais le cinéaste japonais nous parle beaucoup dans ce recueil de nouvelles cinématographiques d’amour, de regrets, de convenances, de la contingence des choses ; il interroge la mémoire et ce que l’on y enfouit et distille quelques punchlines poétiques comme celle où Nana dit : « chacun peut avoir un trou à l’intérieur qui ne peut être rempli, mais on peut être connecté à l’autre par le même trou. »

Ces saynètes deviennent hypnotiques et c’est à regret que l’on quitte cet univers lorsque le générique nous ramène au nôtre. Comme nous enjoint Ryusuke Hamaguchi à l’évocation de son film :

Je vous en prie, prenez plaisir à être surpris par l’imprévisibilité du monde.

Lire la critique complète de Malik Berkati parue lors de la Berlinale 2021.

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